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CHRONIQUE : Bruxelles dégaine son 21e paquet contre l’économie de guerre de Poutine
Crédit: Adobe Stock

L’attaque la plus massive jamais lancée contre le système bancaire russe

Le volet financier de ce 21e paquet constitue, selon les propres mots de la Commission, l’escalade la plus importante depuis le début de la guerre. Le paquet propose des gels d’actifs sur près de 90 banques russes, ainsi que des interdictions de transactions supplémentaires visant plus de 30 établissements bancaires situés en Russie et dans des pays tiers. En comptant les désignations précédentes, cela porterait le total des banques russes sanctionnées à plus de 100 établissements, soit plus de la moitié des 213 institutions financières russes liées à l’international.

La haute représentante de l’UE pour les Affaires étrangères, Kaja Kallas, a résumé l’ambition de cette mesure sans détour : « Nous prévoyons de livrer un impact substantiel sur le cadre financier de la Russie, en appliquant des gels d’actifs sur près de 90 banques et des interdictions de transaction supplémentaires sur plus de 30 banques situées en Russie et dans d’autres pays ». Une source diplomatique européenne a été encore plus directe, affirmant que l’UE vise à « instiguer une crise bancaire » et à intensifier la pression en faveur de discussions de paix.

Les cryptomonnaies, nouveau front de la guerre financière

Pour la première fois dans l’histoire des sanctions européennes contre la Russie, le paquet introduit la possibilité d’une interdiction complète des services d’actifs cryptographiques en provenance de pays tiers. Onze plateformes de cryptomonnaies sont directement visées par des interdictions de transaction, accusées d’aider la Russie à contourner les restrictions occidentales, y compris dans des pays tiers.

Von der Leyen a justifié cette mesure par son effet dissuasif : « Cela servira de dissuasion forte pour les pays qui hébergent des plateformes qui aident la Russie à échapper à nos sanctions. » Cette extension aux cryptomonnaies illustre l’évolution constante des méthodes de contournement russes, et la course permanente entre les sanctionneurs européens et les ingénieurs financiers du Kremlin qui cherchent de nouvelles voies de financement.


Ce virage vers les cryptomonnaies n’est pas un détail technique — c’est l’aveu que les sanctions traditionnelles, aussi punitives soient-elles, laissent toujours des interstices que des ingénieurs financiers habiles finissent par trouver. Bruxelles joue au chat et à la souris avec un adversaire qui a toutes les motivations du monde pour innover. La question n’est pas de savoir si l’UE gagnera cette course, mais si elle la gagnera assez vite pour que ça compte sur le champ de bataille.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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