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DÉCRYPTAGE : le mémorandum de juin qui avait rouvert Ormuz s’effondre
Crédit: Adobe Stock

La levée du blocus naval américain

L’un des éléments centraux de l’accord de juin résidait dans la levée du blocus naval américain qui pesait sur les eaux entourant le détroit d’Ormuz. Ce blocus, mis en place par les forces américaines dans le cadre d’une stratégie de pression maximale sur l’Iran, avait paralysé une partie significative du trafic maritime commercial dans la région pendant des semaines. Sa levée, négociée dans le cadre du mémorandum, représentait une concession américaine significative, contrebalancée par des engagements iraniens sur la sécurisation du trafic commercial.

Cette levée progressive s’inscrivait dans une logique de désescalade mutuelle : chaque partie acceptait de reculer sur certains points pour permettre une normalisation graduelle du trafic maritime. Les armateurs internationaux et les compagnies d’assurance maritime avaient salué cette évolution comme un signal positif, bien que prudent, sur la possibilité d’un retour à la normale dans une région où l’instabilité chronique dictait depuis des mois les primes de risque appliquées à chaque traversée.

Une réouverture pensée comme progressive, pas immédiate

Le mémorandum ne prévoyait pas une réouverture instantanée et totale du détroit, mais une normalisation par étapes du trafic maritime. Cette approche graduelle répondait à des impératifs de sécurité pratiques : il fallait s’assurer que les engagements de désescalade tiennent avant d’autoriser un retour massif des navires commerciaux dans une zone qui restait, malgré l’accord, hautement militarisée des deux côtés.

Cette prudence méthodologique, qui semblait à l’époque relever d’une saine gestion des risques, a paradoxalement révélé sa pertinence quand la crise a repris début juillet. La réouverture n’ayant jamais atteint son plein régime, l’impact économique de la nouvelle fermeture partielle a été, d’une certaine manière, moins brutal qu’il aurait pu l’être si le trafic avait déjà entièrement repris. Mais cela ne change rien au constat fondamental : l’accord n’a pas tenu ses promesses de stabilité durable.


On aimerait pouvoir dire que la prudence des négociateurs a payé. Mais soyons honnêtes : une réouverture progressive qui s’effondre avant même d’atteindre son plein régime n’est pas une victoire de la prudence, c’est un aveu que personne, ni à Washington ni à Téhéran, ne croyait vraiment à la durabilité de cet accord.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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