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PORTRAIT : L’ISW dresse le portrait d’une offensive russe qui s’essouffle
Crédit: Adobe Stock

268 accrochages en une seule journée, sans percée

Le 9 juillet 2026, les forces armées ukrainiennes ont recensé environ 268 accrochages sur l’ensemble de la ligne de front, avec une concentration particulièrement lourde autour de Pokrovsk et de Kostiantynivka. Ce chiffre, à lui seul, dit quelque chose d’essentiel sur la nature de cette guerre : ce n’est pas une poignée d’offensives décisives, mais une multitude de micro-affrontements qui épuisent les deux camps sans produire de bascule stratégique.

L’ISW note explicitement que les forces russes ont continué leurs opérations offensives dans les directions de Kupyansk, de Vil’kyi Bourlouk et de Dobropillya les 8 et 9 juillet, sans avancer. Cette formule, répétée presque mécaniquement rapport après rapport, «a continué ses opérations offensives mais n’a pas avancé», est devenue la signature discrète d’une armée qui investit des ressources considérables pour un résultat territorial marginal.

Le fossé entre 2025 et 2026, chiffré noir sur blanc

Selon l’évaluation de l’ISW datée du 1er juillet 2026, les forces russes n’ont saisi ou infiltré que 30,42 kilomètres carrés en juin 2026, contre 185,81 kilomètres carrés en juin 2025, soit environ un seizième du gain de l’année précédente sur la même période. Ce chiffre n’est pas une opinion, c’est une mesure. Il révèle un ralentissement massif du rythme d’avancée russe, en dépit d’effectifs et de moyens matériels souvent supérieurs à ceux engagés l’année précédente.

Ce ralentissement s’accompagne d’un coût humain qui, lui, ne diminue pas. Le commandant en chef ukrainien Oleksandr Syrskyi a indiqué le 10 juillet que les forces ukrainiennes ont réduit de plus de moitié le rythme des avancées russes durant les six premiers mois de 2026, tout en infligeant environ 32 000 pertes aux troupes russes durant cette même période. Une armée qui perd autant pour gagner si peu de terrain n’est pas une armée qui écrase, c’est une armée qui s’use.


Trente kilomètres carrés en un mois, pour une armée censée dominer le champ de bataille : il faut nommer les choses. Ce n’est pas une offensive qui progresse, c’est une machine qui tourne à vide, en consommant des vies humaines à un rythme que même ses propres soutiens commencent à trouver difficile à justifier.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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