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DÉCRYPTAGE : Gamaredon et Turla, les deux visages de la cyberguerre permanente de la Russie
Crédit: Adobe Stock

Trente-cinq campagnes de harponnage documentées en un an

Le groupe Gamaredon, selon la revue de Cybersecurity-help.cz publiée le 3 juillet 2026, a mené 35 campagnes de harponnage contre le gouvernement et l’armée ukrainienne au cours de la seule année 2025. Ce rythme, qui représente en moyenne près de trois campagnes distinctes par mois, illustre une activité quasi industrielle plutôt qu’une série d’incidents isolés et sporadiques.

Le harponnage, ou spear-phishing, consiste à envoyer des messages électroniques soigneusement conçus pour tromper une cible spécifique et l’inciter à cliquer sur un lien malveillant ou à ouvrir une pièce jointe piégée. Cette méthode, relativement simple sur le plan technique, reste redoutablement efficace lorsqu’elle est déployée avec la persistance et le volume documentés dans le cas de Gamaredon contre les institutions ukrainiennes.

Une cible constante malgré les années de guerre

Ce qui frappe dans l’activité de Gamaredon, c’est sa constance : le groupe continue de cibler le gouvernement et l’armée ukrainienne avec la même intensité, année après année, indépendamment de l’évolution du conflit sur le terrain conventionnel. Cette persistance suggère une opération structurée et dotée de ressources suffisantes pour maintenir un rythme d’attaque élevé sur une longue durée, plutôt qu’une activité de circonstance liée à un moment précis du conflit.

Cette constance illustre également la priorité stratégique que représente, pour les acteurs liés à la Russie, l’accès aux communications et aux systèmes internes des institutions ukrainiennes, qu’il s’agisse d’anticiper des décisions militaires, de recueillir du renseignement sur les capacités de défense, ou simplement de maintenir une pression constante sur les infrastructures numériques d’un pays déjà éprouvé par la guerre conventionnelle.


Trente-cinq campagnes en un an, ça veut dire qu’un fonctionnaire ou un militaire ukrainien reçoit potentiellement un message piégé toutes les deux semaines. Cette pression constante, invisible pour le grand public occidental, mérite d’être documentée avec la même rigueur que n’importe quelle offensive terrestre.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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