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COMMENTAIRE : Rubio-Lavrov à Manille, des « idées nouvelles » pour finir la guerre, ou du vent ?
Crédit: Adobe Stock

Rubio, le langage feutré de la realpolitik

Devant la presse, Rubio a choisi la prudence, refusant de livrer le contenu précis des échanges. Il a néanmoins affirmé : « The United States, the president’s been clear that we want, if we can, we are prepared to play a constructive role in bringing about an end to a senseless war », selon le New York Post. Il a qualifié le conflit de « very bloody war », un aveu qui tranche avec le ton mesuré des communiqués diplomatiques. Sur la question centrale, mettre fin à la guerre nécessitera « new ideas and new concepts », car les propositions précédentes n’étaient « pas acceptables pour l’Ukraine » et le seraient « encore moins maintenant », selon Meduza.

Lavrov, la fermeté du statu quo

Lavrov, de son côté, n’a rien cédé de la ligne du Kremlin. Selon le ministère russe des Affaires étrangères, il a « réaffirmé la volonté de la Russie d’une solution politique et diplomatique », tout en jugeant « inacceptable » la poursuite des livraisons d’armes à « Kyiv » — terme que je me refuse à valider tel quel tant il traduit le mépris du Kremlin envers la légitimité du gouvernement ukrainien. Il a aussi accusé les pays européens de poursuivre une « politique déstabilisatrice » visant à infliger une « défaite stratégique » à la Russie, selon Al Jazeera.


Je ne peux masquer mon exaspération face à cette rhétorique inversée : c’est la Russie qui a envahi un pays souverain, et c’est pourtant elle qui se pose en victime d’une prétendue offensive occidentale. Cette manipulation du langage n’est pas nouvelle, mais elle continue de me révolter à chaque fois qu’elle est reprise sans contradiction immédiate.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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