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BILLET : Une étude ne trouve aucun emploi américain sauvé par les raids ICE
Crédit: Adobe Stock

Une étude construite sur les zones à forte activité d’ICE

L’étude du NBER, référencée comme le Working Paper 35129, analyse les zones géographiques où l’activité d’arrestation de l’ICE a été la plus intense depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche en janvier 2025. Les auteures y mesurent l’effet, sur l’emploi local, de chaque vague d’arrestations d’immigrants sans papiers.

Le résultat central tient en une phrase : pour chaque groupe de 1 000 hommes immigrants arrêtés, l’emploi des hommes immigrants sans diplôme universitaire baisse de 2,5 %, et — c’est le chiffre qui contredit directement l’argument protectionniste — l’emploi des hommes nés aux États-Unis baisse lui aussi, de 0,54 %, dans les mêmes zones à forte activité d’ICE.

Ce que ce chiffre dit, exactement

Le raisonnement protectionniste officiel affirme qu’expulser des travailleurs immigrants sans papiers libère des emplois pour les travailleurs américains. L’étude ne trouve pas cet effet. Elle trouve l’inverse : un recul mesurable de l’emploi chez les travailleurs nés aux États-Unis, dans les zones mêmes où les raids sont les plus fréquents.

Un argument économique qui promet plus d’emplois et qui produit, selon la mesure disponible, moins d’emplois — chez le groupe même qu’il prétendait protéger. C’est le paradoxe que cette étude documente, chiffre à l’appui.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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