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CHRONIQUE : L’écriture d’Epstein trahit ses derniers mots avant sa mort
Crédit: Adobe Stock

Trois experts, une même conclusion

Selon une enquête de l’Associated Press, trois analystes en documents forensiques mandatés indépendamment ont comparé la note déscellée à un second document retrouvé dans la cellule d’Epstein après sa mort, un texte listant des plaintes sur les conditions de détention, les douches, la nourriture et les « Giant Bugs », selon l’Associated Press. Les trois experts, travaillant séparément, sont arrivés à la même conclusion : les deux textes partagent probablement le même auteur.

Thomas Vastrick, de la Société des experts en documents, Bart Baggett, fondateur de Handwriting Experts Inc. et témoin expert dans plus de 130 procès, et Grace Warmbier, ancienne analyste de documents pendant une décennie au sein du NYPD, ont chacun identifié des similitudes d’espacement, de formation des lettres, d’usage des majuscules et de ponctuation distinctive. Trois regards indépendants, un même verdict. C’est rare, et c’est précisément ce qui rend cette convergence significative.

Des détails qui ne trompent pas

Les analystes ont relevé des marqueurs précis : les deux notes comportent la mention soulignée « NO FUN », se terminent par un double point d’exclamation dont le premier trait est légèrement courbé de façon similaire, et présentent des mots d’ouverture plus grands que le reste du texte, chaque ligne s’inclinant progressivement en s’éloignant de la marge gauche.

Ce sont ces répétitions de tics graphiques, invisibles à l’œil non entraîné, qui permettent aux experts de parler d’un « style d’écriture cohérent ». Grace Warmbier a par ailleurs explicitement écarté l’hypothèse que le codétenu Nicholas Tartaglione soit l’auteur du texte, citant des « dissemblances » marquées entre son écriture et celle de la note en question, selon l’Associated Press.

Je le dis sans détour : trois experts indépendants qui arrivent à la même conclusion, ce n’est pas un hasard journalistique commode, c’est un signal fort. Et pourtant, malgré cette convergence, aucun expert n’a formellement confirmé qu’Epstein soit l’auteur du texte, faute d’échantillons authentifiés de son écriture dans les dossiers publiés par le DOJ. La rigueur scientifique refuse ici l’excès de certitude, et c’est très bien ainsi.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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