Skip to content
ANALYSE : Malgré l’arrêt de la Cour, l’indépendance de la Fed ne tient qu’à 5 voix sur 9
Crédit: Adobe Stock

Le 29 juin 2026, la Cour suprême a tranché deux dossiers le même jour. Dans Trump v. Slaughter, six juges ont étendu le pouvoir présidentiel de renvoi discrétionnaire sur la majorité des agences fédérales indépendantes. Dans Trump v. Cook, cinq juges ont bloqué un renvoi immédiat visant une gouverneure de la Fed, sans jamais trancher le fond des allégations qui la visaient.

La Fed sort exclue, explicitement, de l’extension du pouvoir présidentiel décidée ce jour-là — mais seulement parce que cinq juges, à cette occasion précise, ont choisi de la traiter différemment.

Ce que le texte de l’arrêt laisse ouvert

Rapporté par Reuters, le texte de l’arrêt laisse le juge en chef John Roberts écrire qu’il reste « une question ouverte » de savoir si Cook a commis une faute justifiant son renvoi, ce qui rend un futur dossier pour cause contre un gouverneur de la Fed difficile à gagner, à moins que des faits nouveaux et substantiels n’émergent. Cette protection reste néanmoins liée à l’interprétation précise retenue par cette majorité de cinq voix, pas à une disposition constitutionnelle qui nommerait la Fed par écrit.

Ce que Thomas a écrit en dissidence, et pourquoi cela compte

Le juge Clarence Thomas, dissident dans Trump v. Cook, a soutenu que la Cour devrait s’attaquer au texte constitutionnel lui-même plutôt qu’au président, si elle souhaite garantir un conseil réellement indépendant. Sa position, minoritaire dans ce dossier, illustre la fragilité de la majorité actuelle: un seul remplacement de juge pourrait suffire à inverser l’équilibre.

Une majorité de cinq voix protège une institution. Elle ne la met jamais définitivement à l’abri.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

facebook icon twitter icon linkedin icon
Copié!
Plus de contenu