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ANALYSE : 313 voix, 20e prolongation — l’Ukraine qui veut voter attend une paix que Moscou refuse
Crédit: Adobe Stock

Le cadre juridique, lui, n’a pas bougé d’un millimètre depuis 2022.

La Constitution ukrainienne et la loi de 2015 « sur le régime juridique de l’état de guerre » — la loi 389-VIII — interdisent la tenue d’élections nationales tant que la loi martiale est en vigueur. Ce n’est pas une lecture, c’est le texte.

Et ce verrou n’est pas une invention du pouvoir en place pour s’accrocher.

En novembre 2023, toutes les factions parlementaires — majorité et opposition confondues — ont signé un accord commun : pas d’élections avant la fin de la loi martiale, et un premier scrutin d’après-guerre au plus tôt six mois après sa levée.

En février 2025, la Rada a enfoncé le clou par une résolution réaffirmant qu’aucune élection ne doit se tenir sous loi martiale.

Le texte de référence date d’ailleurs d’avant l’invasion totale : la loi 389-VIII a été adoptée en 2015, après la première agression russe, quand le pays apprenait déjà à encadrer l’exception. Même le référendum — l’autre scrutin que l’hiver diplomatique a fait miroiter — tombe sous le même verrou : la loi en vigueur interdit toute consultation référendaire sous loi martiale, ce que l’organisation d’observation OPORA a rappelé le 11 février.

Opposition comprise. Poroshenko comme Zelensky.

Il faut mesurer ce que cela signifie : dans un pays où la vie politique d’avant-guerre était l’une des plus férocement compétitives d’Europe, la classe politique entière a choisi, par écrit, de geler la compétition tant que les missiles tombent.

Le report du vote n’est pas un décret du prince. C’est un pacte signé par ses adversaires.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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