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CHRONIQUE : 5,6 millions que Trump ne récupérera jamais — neuf juges, pas une dissidence, dossier Carroll clos
Crédit: Adobe Stock

Remontons à la source, parce que tout part de là.

En mai 2023, dans une salle d’audience fédérale de Manhattan, neuf citoyens ordinaires ont écouté deux semaines de témoignages. E. Jean Carroll, chroniqueuse connue des lectrices du magazine Elle pendant un quart de siècle, affirmait que Trump l’avait agressée sexuellement au milieu des années 1990, dans la cabine d’essayage d’un grand magasin de la Cinquième Avenue, puis qu’il l’avait diffamée en la traitant de menteuse et d’affabulatrice.

Les jurés ont entendu Carroll elle-même, longuement, sous serment et en contre-interrogatoire. Ils ont entendu deux amies à qui elle s’était confiée à l’époque. Ils ont entendu deux autres femmes décrire des gestes similaires, dans un avion, dans un bureau. Trump, lui, a choisi de ne pas venir témoigner à son propre procès.

Le jury l’a crue.

À l’unanimité, il a conclu que Trump l’avait agressée sexuellement et diffamée, et il a fixé la réparation à cinq millions de dollars — devenus environ 5,6 millions avec les intérêts.

Neuf voix sur neuf, dans une procédure où l’unanimité était requise. Aucun juré dissident, aucun compromis boiteux.

Neuf personnes tirées au sort, convoquées par la poste, payées quelques dollars par jour, face au futur président le plus puissant de l’histoire moderne et à son armée d’avocats.

David contre Goliath est une image usée ; celle-ci est administrative, sans fronde et sans légende, et elle s’est pourtant terminée de la même façon.

Leur verdict vient de survivre à trois ans d’assauts juridiques.

Il leur ressemble : anonyme, collectif, sans emphase.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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