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CHRONIQUE : 8,5 milliards d’euros décaissés, 1 % d’intercepteurs en stock — l’Ukraine attend sous les missiles
Crédit: Adobe Stock

Un pour cent.

Devant CNN, le 12 août, Zelensky a fait le calcul que personne à Bruxelles n’ose faire à voix haute. L’Ukraine détient environ un pour cent des missiles intercepteurs dont elle aurait besoin. Avec cinq pour cent, dit-il, le pays passerait l’hiver. Avec dix pour cent des Patriot stockés par les États-Unis — achetés, pas donnés, achetés —, il promet de tout détruire de ce que la Russie envoie.

Un, cinq, dix. Trois petits chiffres pour dire trois niveaux d’existence : survivre à peine, tenir, respirer.

On ne marchande pas un pourcentage. On marchande la surface de ciel qu’on accepte de laisser tomber.

Et derrière ces pourcentages, il y a un mois de juillet que les Nations unies décrivent comme le plus meurtrier pour les civils ukrainiens depuis avril 2022.

Zelensky a donné une autre mesure, le 5 août : les livraisons d’intercepteurs sont tombées au tiers de leur niveau de 2025. Le tiers. Pendant que Moscou augmente ses cadences de production balistique, les partenaires réduisent les leurs — ou les détournent.

Il a sa formule pour expliquer la baisse : certains partenaires seraient devenus « plus enclins au compromis ».

Le compromis. Ce mot doux.

À Kyiv, le compromis a une traduction technique : un radar qui suit une cible que rien ne montera intercepter.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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