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DOSSIER : Pékin promet la relance alors que ses ménages renoncent — l’usine chinoise tombe à 4,5 %
Crédit: Adobe Stock

Prenez un ménage ordinaire d’une ville manufacturière de l’est du pays — un ménage composite, assemblé à partir des seules statistiques publiées, et rien d’autre.

Son patrimoine, pour commencer. Les économistes estiment qu’environ 52 % de la richesse des ménages chinois est immobilisée dans la pierre. Or les prix des logements neufs ont encore reculé en juillet : moins 3,2 % sur un an. Chaque mois qui passe, la principale épargne de ce ménage vaut un peu moins que le mois d’avant.

Sa voiture, ensuite. Les ventes automobiles ont baissé en juillet pour le dixième mois consécutif. Dix mois de suite, des salles de montre plus calmes, pendant que les constructeurs cherchent leur salut à l’étranger.

Ses achats, enfin. L’État subventionne l’échange d’anciens biens de consommation contre des neufs — le programme dit de « trade-in ». En juin, ce programme écoulait pour neuf milliards de yuans de marchandises par jour. En juillet : six milliards trois. Le robinet public se referme, et les caisses enregistreuses l’entendent.

Ajoutez le détail qui dit tout : la crise immobilière prolongée a poussé les épargnants chinois vers l’or et d’autres refuges. Quand un peuple d’acheteurs de béton se met à acheter du métal, ce n’est pas un choix de portefeuille — c’est un vote de défiance.

Ce ménage n’a pas fait faillite. Son geste est plus discret : il a cessé d’y croire.

Il regarde son appartement perdre de la valeur, son programme de subvention rétrécir, son usine afficher des cadences moins fières — et il fait ce que font les gens prudents depuis toujours.

Il garde son argent.

La richesse dort dans le béton qui se déprécie, et la confiance se déprécie avec lui.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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