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REPORTAGE : Trump impose 4 636 soldats à Washington jusqu’en 2029, pourtant le crime baissait déjà avant eux
Crédit: Adobe Stock

Le chiffre a grossi presque sans bruit.

Aujourd’hui, selon les données rapportées par Al Jazeera et le New York Times, quatre mille six cent trente-six militaires servent dans la capitale. Ils viennent de vingt-trois États et territoires. La Géorgie, la Caroline du Sud et le Mississippi fournissent les plus gros contingents. La Garde du district lui-même n’en représente qu’environ sept cents.

Autrement dit : l’essentiel des soldats qui patrouillent Washington n’y vivent pas, n’y votent pas, et répondent à une chaîne de commandement que la ville n’a pas choisie.

Songez à la mécanique que cela suppose. Des gouverneurs de Géorgie, de Caroline du Sud ou du Mississippi signent des ordres de mission pour des rues qu’ils n’ont jamais arpentées, à des centaines de kilomètres de leurs électeurs. La ville, elle, n’a ni gouverneur ni sénateur de plein droit pour s’y opposer.

L’été a même connu sa pointe saisonnière. Un renfort d’environ mille cinq cents gardes supplémentaires est venu sécuriser les célébrations du deux cent cinquantième anniversaire du pays, avant que le commandement — confié depuis le 3 août au général Leland D. Blanchard II — ne stabilise l’effectif.

Une garnison qui gonfle, se dote d’un état-major, planifie ses rotations : le vocabulaire de l’urgence ne colle plus à la réalité qu’il désigne.

Le mot juste est ailleurs, et tout le monde le connaît.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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