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ANALYSE : 3 refus en 8 jours — le Kremlin exclut le gel du front, mais Washington envoie ses émissaires
Crédit: Adobe Stock

Remontons de quatre jours.

Ce 14 août-là, Sergueï Lavrov, ministre russe des Affaires étrangères, déclarait déjà qu’un arrêt le long de la ligne de contact était impossible à envisager. Les combats, ajoutait-il, ne pourraient cesser qu’en cas de règlement « durable, fiable, stable ».

L’institut américain, encore lui, consignait la déclaration dans son bulletin du même jour, avec la même lecture. La Russie refuse tout cessez-le-feu qui gèlerait la ligne actuelle, et s’engage à poursuivre la guerre jusqu’à obtenir un règlement à ses conditions.

« Durable, fiable, stable »

Trois adjectifs. Aucune concession.

Traduisons le vocabulaire diplomatique.

Un règlement « durable, fiable, stable », dans la grammaire du Kremlin, désigne la satisfaction des exigences russes : les mêmes qui circulent depuis 2022, du statut de l’Ukraine à la question territoriale.

Pas un compromis. Une capitulation habillée en règlement.

Le chef de la diplomatie russe occupe son poste depuis 2004 : vingt-deux ans à formuler les mêmes exigences avec un vocabulaire renouvelé.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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