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CHRONIQUE : L’OTAN connaît le scénario Chine-Russie depuis 15 ans, mais n’a pas de plan, selon The Atlantic
Crédit: Adobe Stock

L’argument qui a longtemps permis de ne pas y penser mérite d’être exposé honnêtement, parce qu’il n’est pas absurde.

Jusqu’à récemment, écrit Shuster dans les extraits relayés par Political Wire, cette possibilité se situait à l’extrémité la plus extravagante du spectre des menaces — quelque part entre une bombe nucléaire égarée et une invasion extraterrestre.

Des attaques synchronisées exigeraient une conspiration trop grosse pour que Pékin et Moscou puissent la dissimuler. Les satellites verraient leurs forces se mettre en position. Les États-Unis et leurs alliés auraient le temps de rassembler leurs défenses.

Le raisonnement se tient. Ce pari-là a permis de dormir pendant une décennie.

Il repose sur trois hypothèses empilées : des préparatifs forcément visibles, des capteurs qui les liraient correctement, des capitales qui réagiraient vite et ensemble.

Trois hypothèses, trois paris.

L’histoire militaire regorge de menaces jugées invraisemblables jusqu’au jour où elles sont arrivées, et l’enquête en cite deux. L’invasion de l’Union soviétique par l’Allemagne nazie en 1941, que Staline a refusé de croire jusqu’au dernier moment malgré les avertissements répétés de ses services. Pearl Harbor, qui a surpris une Amérique sans défense ce matin-là.

Dans les deux cas, les signaux existaient. Les capteurs avaient vu. Le sommet n’a pas voulu lire.

L’improbabilité décrétée a tenu lieu de plan. La facture fut humaine.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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