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ANALYSE : Andy Burnham veut rapprocher Londres de Bruxelles sans prononcer le mot retour
Crédit: Adobe Stock

Une phrase au milieu de la guerre

Le 23 août, dans un train qui les menait vers Kyiv pour la fête de l’Indépendance ukrainienne, Burnham a dit au président du Conseil européen, António Costa, que le Royaume-Uni devait être plus audacieux dans son rapprochement avec l’Union. L’image porte une cohérence que Londres ne devrait pas gaspiller. Pendant que la Russie attaque l’ordre européen, deux dirigeants parlent du prix de la distance entre alliés.

La défense a déjà forcé les capitales à retrouver le vocabulaire du « nous ». Les missiles russes ne demandent pas si une batterie, un renseignement ou une usine se trouve dans l’Union européenne. Ils testent une capacité européenne commune, Royaume-Uni compris.

Burnham veut partir de ces liens de sécurité pour élargir la coopération à toute la relation. C’est un geste politique plus ample que le vieux réflexe consistant à traiter Bruxelles comme un dossier commercial embarrassant. Mais une phrase prononcée dans un train ne supprime ni une barrière douanière ni un désaccord sur les visas.

La première épreuve de crédibilité

Le futur sommet doit devenir la plateforme de cette ambition. Pour l’instant, il n’a ni date publique définitive ni paquet final à signer. Le décor est européen. La preuve, elle, manque encore.

Une direction n’est pas une destination.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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