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ANALYSE : Carney tient tête à Trump, et le Québec refuse de plier
Crédit: Adobe Stock

Quitter la table

Le 21 août, Carney a suspendu les pourparlers et rappelé les négociateurs à Ottawa. Il affirme que Washington a ajouté à la dernière minute des conditions inéquitables, non rentables et assez instables pour miner la fiabilité d’une éventuelle entente. L’administration américaine soutient plutôt que le Canada a multiplié les demandes et les reculs.

Les versions s’opposent. Les textes complets de l’entente avortée ne sont pas publics. On ne peut donc pas distribuer toute la faute avec une certitude que le dossier ne permet pas.

Le bon seuil

Mais on peut juger la décision visible. Carney avait fixé cinq objectifs : préserver l’accès sans droits pour la majorité des produits, stabiliser la relation, réduire les tarifs sectoriels, protéger les PME et conserver la souveraineté commerciale du Canada. Il a conclu que l’offre ne les atteignait pas.

À ce stade, partir était défendable. Signer les yeux fermés ne l’aurait pas été.

Un premier ministre n’est pas élu pour produire une photo de poignée de main. Il est élu pour savoir à quel moment le prix d’une signature dépasse celui d’une rupture. Sur cet acte précis, Carney a tenu son rôle.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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