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ANALYSE : Kyiv ouvre le premier appel d’offres mondial de robots terrestres et l’OTAN prend cinq ans de retard
Crédit: Adobe Stock

Cent mille missions déjà, en huit mois

Le chiffre est presque irréel. Depuis janvier 2026, les robots terrestres ukrainiens ont exécuté plus de 100 000 missions logistiques et d’évacuation sur le front. Ce n’est pas une projection. C’est le décompte enregistré dans le système de gestion de combat DELTA, publié par le ministère de la Défense ukrainien le 24 août 2026. Sept mille cinq cent onze missions en janvier. Dix-neuf mille neuf cent soixante-neuf en juillet. Quinze mille sept cent vingt-neuf dans les vingt premiers jours d’août. La courbe est verticale.

Vingt-deux mille contrats, presque le double de 2025

L’agence DOT a déjà contracté plus de 22 000 UGV depuis le début de 2026, presque le double du total de l’année précédente entière. L’objectif du semestre était de 25 000 unités. Zelensky en veut 50 000 d’ici la fin de l’année. Et le vice-Premier ministre Mykhailo Fedorov, en avril, annonçait déjà 19 contrats signés pour un total de 11 milliards de hryvnias, environ 264 millions d’euros au taux du printemps.

Le marché DOT-Chain, la vraie révolution invisible

Les unités ukrainiennes choisissent leurs robots elles-mêmes, sur une marketplace d’État baptisée DOT-Chain Defence, avec des points gagnés en frappes confirmées sur les Russes. En mai 2026, 1 028 robots avaient déjà été livrés par ce canal, pour plus de 487 millions de hryvnias. Trente-trois modèles étaient disponibles au catalogue. Aucun autre pays au monde n’a mis en production une telle chaîne courte entre le combattant et l’usine.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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