Skip to content
ANALYSE : Lula sort l’arme de la réciprocité, mais refuse encore de tirer
Crédit: Adobe Stock

Deux décisions qui peuvent s’additionner

En juillet, l’administration Trump a imposé un droit additionnel de 25 % sur certains produits brésiliens après une enquête menée sous la Section 301 de la loi américaine sur le commerce. Une seconde mesure, liée cette fois à la lutte contre le travail forcé dans les chaînes d’approvisionnement, a ajouté 12,5 % sur d’autres biens brésiliens. Lorsque les deux s’appliquent au même produit, la charge grimpe à 37,5 %.

Ce ne sont pas des chiffres abstraits. À 37,5 %, un prix cesse parfois d’être un prix : il devient une porte fermée devant un exportateur.

La force et son récit

Washington présente l’action comme la réponse à des pratiques jugées déraisonnables et nuisibles au commerce américain. Son dossier touche le numérique, les paiements électroniques, l’éthanol, l’anticorruption, la propriété intellectuelle et la déforestation. Le Brésil rejette ces accusations et qualifie les tarifs d’arbitraires et d’injustifiés. Il faut tenir les deux réalités ensemble : les États-Unis ont construit une procédure longue, avec audiences et commentaires publics; ils ont aussi choisi une sanction qui fait porter le coût de ce conflit à des entreprises n’ayant pas rédigé la politique contestée.

Une procédure peut être régulière et produire tout de même une injustice économique brutale.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

facebook icon twitter icon linkedin icon
Copié!
Plus de contenu