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ANALYSE : Trump et les midterms : Abramson avance 80 %, mais ce n’est pas une prévision
Crédit: Adobe Stock

Une peur formulée au conditionnel

Abramson poursuit avec une projection autrement plus sombre. Il écrit qu’un mois auparavant, il aurait estimé qu’il faudrait une fausse urgence nationale, une invocation abusive de l’Insurrection Act et un recours localisé à la loi martiale pour faire perdre la démocratie américaine. Il ajoute qu’il pensait alors voir ces choses arriver d’ici le début de 2029.

Puis vient sa phrase centrale : « Je crains maintenant que la Cour suprême ait l’intention de lui livrer l’Amérique. » Il s’agit d’une crainte attribuée à son auteur. Ce n’est ni un fait établi sur les intentions des juges ni une description d’un plan dont il aurait apporté la preuve.

Une comparaison qui accuse sans démontrer

Abramson dit aussi qu’il lui est impossible, comme avocat, de souligner à quel point la jurisprudence lui paraît éloignée de toute légitimité. Il imagine ensuite que des juges menacés de mort ou de prison n’agiraient pas autrement. La formule est rhétorique. Aucune preuve de menace, de coercition ou de complot judiciaire n’est fournie.

Le devoir n’est pas d’édulcorer cette parole. Le devoir est de la nommer correctement : une alerte politique, une interprétation hostile de la Cour, une anticipation du pire. Pas la révélation d’un fait caché.

Une peur peut être sincère sans devenir une preuve.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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