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ANALYSE : Trump étrangle l’économie iranienne, mais Téhéran ne cède pas encore
Crédit: Adobe Stock

Trois mesures qu’il ne faut pas confondre

Le chiffre de 87,9 % mesure la hausse des prix en juillet par rapport à juillet 2025. Le taux annuel moyen publié pour la même période était de 66 %. La Banque centrale iranienne avançait, elle, une moyenne de 61,4 %. Ces écarts comptent : ils décrivent des méthodes différentes, pas une permission de choisir le chiffre le plus spectaculaire.

Le Fonds monétaire international estimait en avril que l’inflation moyenne atteindrait 68,9 % en 2026, son plus haut niveau depuis 1979. La prévision est antérieure aux données de juillet. Elle ne remplace donc pas l’indice officiel iranien; elle montre plutôt que la flambée n’est plus un accident mensuel dans une économie autrement stable.

Le prix du régime monétaire

Depuis des années, l’Iran finance ses déficits, administre plusieurs taux de change, protège certains produits et abandonne d’autres prix au marché. Les sanctions limitent les devises; la dépréciation renchérit les importations; l’État compense; la création monétaire nourrit ensuite la hausse générale. La roue tourne parce que chaque remède d’urgence prépare la prochaine urgence.

La guerre a accéléré une mécanique qui existait déjà. C’est essentiel pour attribuer les responsabilités avec honnêteté. Trump a serré une économie vulnérable. Les dirigeants iraniens, eux, ont construit cette vulnérabilité par des décennies de priorité donnée à l’appareil sécuritaire, aux réseaux régionaux et à la survie du régime.

L’inflation ne frappe pas une statistique. Elle choisit le repas.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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