Il faut parler des 200 milliards d’euros d’avoirs souverains russes gelés chez Euroclear. Deux cents. Milliards. Pas des intérêts. Pas des dividendes. Le principal. Depuis février 2022, ces actifs dorment sur les comptes du dépositaire belge, sur un bilan total de 237 milliards d’euros à fin mars 2026 selon les propres publications d’Euroclear. Depuis 2024, l’Union a transféré 6,6 milliards d’euros à l’Ukraine — mais uniquement issus des intérêts. Le capital reste intouché.
La différence entre saisir et taxer les intérêts
Prendre les intérêts, c’est prudent. Prendre le principal, c’est décisif. La différence n’est pas juridique. Elle est politique. Bruxelles a peur d’un précédent. Peur que les fonds souverains chinois, saoudiens, émiratis retirent leurs avoirs des banques européennes. Peur que le droit international soit tordu. Peur, aussi, que la Belgique — qui prélève déjà 30 % de taxe sur les revenus générés — perde une manne fiscale.
Le tribunal de Moscou a répondu
Le 15 mai 2026, un tribunal arbitral moscovite a ordonné à Euroclear de verser 200 milliards d’euros, soit 18 170 milliards de roubles, à la banque centrale russe. Euroclear a fait appel devant le tribunal de commerce de Bruxelles depuis le 25 juin. Le 16 juillet, la cour russe a rejeté l’appel. La Russie n’attend pas notre débat moral pour agir. Elle a déjà décidé qu’elle reprendrait ce qu’elle a perdu, par tous les moyens légaux qu’elle contrôle.
Le mensonge de la « prudence juridique »
On nous dit qu’on ne peut pas saisir. Que ce serait illégal. Que ça violerait le droit international. C’est du mensonge institutionnel poli. En décembre 2025, l’Union a activé l’article 122 du Traité pour geler indéfiniment les actifs, avec majorité qualifiée. Le mécanisme existe. La volonté manque. Chaque mois où le principal reste chez Euroclear est un mois où Kyiv paye avec des vies ce que Bruxelles refuse de payer avec du courage juridique.
Une majorité qualifiée suffit
Il ne faut pas l’unanimité. Il faut vingt-sept dirigeants qui décident qu’un pays agresseur ne récupère pas son argent. La Belgique traîne. La Hongrie de Viktor Orbán bloque tout ce qu’elle peut. Mais l’article 122 permet de contourner. Et la Commission le sait.
La peur du précédent est un aveu
Quand un ministre allemand dit qu’il craint « un précédent pour les fonds souverains », il avoue que le système financier européen dépend de l’argent des dictatures pour tourner. C’est un problème structurel. Ce n’est pas un argument contre la saisie. C’est un argument pour repenser tout le système.
Ursula von der Leyen assume ce que Trump esquive
Le 24 août 2026, jour de l’Indépendance ukrainienne, Ursula von der Leyen a annoncé 6,1 milliards supplémentaires — soit environ 7,12 milliards de dollars — pour la défense de Kyiv. Systèmes antiaériens, missiles, munitions, radars. Le paquet fait partie du Prêt de soutien Ukraine de 90 milliards d’euros pour 2026-2027 (60 milliards défense, 30 milliards budget). Pendant que Bruxelles annonçait, Washington restait silencieux. C’est là que l’écart devient moral.
Une présidente qui prend le micro
Von der Leyen ne délègue plus. Elle annonce elle-même. Elle utilise le jour symbolique — le 35e anniversaire de l’indépendance ukrainienne — pour lier son mandat au destin de Kyiv. C’est une signature politique. Elle sait que si l’Ukraine tombe, sa Commission tombe avec elle.
Trump louvoie et rassure Poutine
Pendant ce temps, Donald Trump multiplie les déclarations ambiguës sur des « pauses » possibles dans l’aide, sur des « discussions de paix » qui coïncident étrangement avec les objectifs stratégiques russes. On peut critiquer un président sans être son ennemi. On peut être pro-Trump critique sans devenir démocrate. Mais sur ce dossier précis, il louvoie. Et son louvoiement se lit à Moscou comme un feu vert.
Le trou de 27 milliards que Kyiv demande
Selon le Guardian, dans son adresse à la Coalition of the Willing du 24 août à Kyiv, Volodymyr Zelensky a demandé aux partenaires ukrainiens de contribuer à combler un déficit de 27 milliards d’euros pour le budget défense 2026. Ujvari a précisé lors du briefing du 25 août que Kyiv n’a pas formellement demandé un décaissement anticipé pour couvrir ce trou. La demande passe par les canaux diplomatiques et bilatéraux. Mais le chiffre est public. Il pèse.
Un budget de guerre à financer chaque année
Kyiv dépense environ 100 milliards par an pour se défendre. Sa propre économie ne peut plus soutenir cet effort seule. Chaque euro qui n’arrive pas est un obus qui n’est pas tiré, un drone qui ne décolle pas, un intercepteur qui manque au-dessus d’un immeuble d’habitation.
Le PURL et Freyja
Deux mécanismes émergent. PURL — un programme d’achats coordonnés d’intercepteurs Patriot financés collectivement. Freyja — une coalition anti-missiles balistiques lancée le 13 juillet 2026 par la France pour développer des alternatives moins coûteuses. Ces initiatives ne remplacent pas les Patriot, mais elles construisent une autonomie européenne face au ralentissement américain.
La Coalition of the Willing et les 300 Patriot
Le 24 août 2026, à Kyiv, 30 pays de la Coalition of the Willing se sont réunis. Le Premier ministre britannique Andy Burnham présidait pour la première fois. Emmanuel Macron et Friedrich Merz co-présidaient à distance. Le président du Conseil européen António Costa était présent en personne. Zelensky a demandé au moins 300 missiles pour les systèmes Patriot avant l’hiver. Selon les chiffres qu’il a rendus publics, l’Ukraine a reçu 675 intercepteurs Patriot en 2023, 364 en 2025 et projette 264 pour 2026.
Une diminution alors que les attaques augmentent
Les livraisons baissent au moment où les frappes russes s’intensifient. C’est le paradoxe qui condamne moralement Washington. Les usines Raytheon tournent trop lentement. Les priorités américaines partent ailleurs — l’Iran, le Pacifique, la politique intérieure. Et l’Ukraine paye la facture d’une production insuffisante et d’arbitrages politiques défaillants.
Zelensky annonce quelques Patriot livrés
Zelensky a annoncé, à l’issue du sommet du 24 août, qu’il avait obtenu la livraison d’un nombre non précisé de missiles Patriot d’un pays qu’il n’a pas nommé, plus des systèmes Crotale et des missiles AIM. « Quelques Patriot sont arrivés. Combien, je ne peux pas dire. Nous avons besoin de plus. » Chaque intercepteur sauve des vies. Chaque intercepteur manquant, aussi.
Kaja Kallas et le mur qu'elle tape
Kaja Kallas, Haute Représentante de l’Union pour les Affaires étrangères, a passé la semaine du 13 août à appeler tous les pays membres disposant de stocks Patriot à les transférer immédiatement à Kyiv. Elle a confirmé 8,47 milliards d’assistance défense au titre du Prêt de soutien Ukraine 2026-2027. Le 24 août, elle appelait à des sanctions plus dures contre Moscou pour l’automne. Elle avance, seule parfois, contre les résistances internes.
L’Estonienne qui parle plus fort que les grands
Kallas parle avec l’accent d’un petit pays qui sait ce qu’est l’occupation russe. L’Estonie a été soviétisée. Elle connaît le langage du Kremlin. Elle refuse la naïveté ouest-européenne. Son influence à la tête de la diplomatie européenne rend Bruxelles plus dur, plus clair, plus rapide.
La levée du veto hongrois
Le 8 juin 2026 à Nicosie, Kallas a annoncé le déblocage de 6,6 milliards d’euros de la Facilité européenne pour la paix, après que la Hongrie a levé son veto. Orbán bloque encore beaucoup de choses. Mais la pression accumulée a fini par céder. C’est la preuve que l’Union peut avancer même contre ses propres freins.
Ce que Bruxelles comprend et que le Congrès refuse de voir
Le Congrès américain — surtout sa branche républicaine sous influence trumpiste — traite l’aide à l’Ukraine comme une question de politique intérieure. Comme si l’issue de cette guerre n’affectait pas la sécurité de l’Occident. Bruxelles, elle, a compris quelque chose de simple. Si l’Ukraine tombe, l’Europe est en première ligne. Il n’y a pas de mer entre Berlin et Kyiv. Pas d’océan Atlantique pour absorber les conséquences.
La géographie tranche le débat
Un député républicain du Kentucky peut voter contre l’aide sans peser les conséquences pour sa circonscription. Un député polonais ou finlandais ne peut pas. Il vit à côté d’une Russie qui menace. C’est cette proximité qui rend l’Europe plus lucide. Pas plus courageuse — plus lucide.
La MAGA qui vend l’Occident
Il faut nommer ce qui se passe dans une partie du mouvement MAGA. Des voix influentes — Tucker Carlson, Marjorie Taylor Greene, certains sénateurs — répètent la propagande russe presque mot pour mot. « L’OTAN a provoqué la guerre. » « L’Ukraine est corrompue. » « Zelensky est un dictateur. » Ce n’est pas de la prudence. C’est un alignement idéologique avec Moscou qui trahit l’héritage de la guerre froide.
Les Gripen, les Storm Shadow, les technologies partagées
Le 24 août, Burnham a annoncé que le Royaume-Uni permettrait à MBDA de partager les informations classifiées sur les composants britanniques des missiles SCALP, la version française des Storm Shadow. La France avait déjà donné son accord. Ukraine peut désormais produire ces missiles de croisière longue portée. La Suède avance sur la livraison de Gripen, chasseurs polyvalents que Kyiv voulait depuis longtemps.
Une autonomie industrielle qui se construit
Kyiv ne veut plus dépendre uniquement de Washington. Elle construit sa propre base industrielle avec l’aide européenne. Drones. Missiles. Systèmes de guerre électronique. C’est un basculement stratégique. Dans cinq ans, l’Ukraine pourrait devenir un exportateur d’armes vers l’Europe. Ce serait une victoire industrielle inattendue.
La technologie française qui traverse la Manche
Que Paris et Londres coopèrent au niveau des technologies de missiles longue portée est un événement en soi. Le Brexit a affaibli beaucoup de choses. Pas la coopération militaire face à Moscou. Cette continuité vaut de l’or.
Ce que Trump pourrait faire — et ne fait pas
Un président américain qui voudrait aider l’Ukraine sans irriter sa base pourrait simplement dire ceci : « L’Amérique vend ses armes. Elle les vend. Elle ne les donne pas. Mais l’Europe paye. Et l’Amérique produit. » C’est la position de Ronald Reagan face à l’Union soviétique. Une politique de force sans engagement direct. Trump refuse même cela. Sa politique n’est pas isolationniste. Elle est ambivalente envers Poutine.
Reagan ne parlait pas comme ça de Moscou
Reagan appelait l’URSS « l’Empire du Mal ». Il faisait construire des missiles à Berlin-Ouest. Il finançait des guérillas anticommunistes. Trump, lui, appelle Poutine « brillant » en 2022. Ce n’est pas de la politique étrangère républicaine classique. C’est autre chose.
Une ambiguïté qui coûte cher
Chaque ambiguïté américaine coûte des vies à Kyiv. Chaque déclaration ambivalente allonge la guerre. Ce n’est pas un débat abstrait. C’est mesurable en pertes humaines et en destructions.
Le calcul froid de Bruxelles et le pari de la vitesse
La Commission ne fait pas de la charité. Elle fait un calcul de sécurité collective. Chaque euro versé à l’Ukraine est un euro qui protège l’Estonie, la Pologne, la Finlande. Chaque intercepteur envoyé est un missile russe qui n’atteint pas Riga ou Varsovie. C’est de l’assurance-vie collective.
L’économie de guerre européenne
L’industrie de défense allemande, française, suédoise, italienne tourne à plein régime depuis 2023. Rheinmetall, Nexter, Saab, Leonardo, Naval Group — toutes ces entreprises ont doublé ou triplé leur production. Les carnets de commandes s’étirent jusqu’en 2032. L’Europe reconstruit une base industrielle militaire qu’elle avait laissée s’éroder après la guerre froide. Poutine est en train, involontairement, de recréer l’armée européenne.
La vitesse comme arme stratégique
Bruxelles a compris que la guerre se gagne par la logistique. Pas par les discours. Pas par les sommets. Par les tranches versées à temps, par les caisses de munitions qui arrivent avant l’hiver, par les intercepteurs livrés avant la prochaine vague de missiles balistiques russes. La vitesse est une arme. Et la Commission a choisi de miser dessus.
Les décaissements accélérés
Depuis 2025, la Commission a réduit ses délais internes de traitement. Ce qui prenait six mois prend désormais huit semaines. Bureaucratie européenne, oui, mais bureaucratie qui a appris. C’est une transformation silencieuse mais massive.
La cadence trimestrielle
Chaque trimestre, une nouvelle tranche. Chaque trimestre, un nouveau paquet défense. Cette régularité rassure Kyiv sur la planification. Un ministère ukrainien de la défense peut désormais prévoir son budget à six mois. C’est un changement de nature.
Ce que l'histoire retiendra
Quand on écrira l’histoire de cette guerre dans vingt ans, on retiendra deux choses. Que la Russie a lancé une agression coloniale du XIXe siècle en plein XXIe. Et que l’Europe, longtemps critiquée pour sa mollesse, s’est révélée être le rempart. Pas l’Amérique. Pas l’OTAN institutionnelle. Bruxelles. Von der Leyen. Kallas. Les Vingt-Sept. C’est un renversement historique.
La fin d’une dépendance
L’Europe apprend à ne plus dépendre uniquement de Washington pour sa sécurité. C’est douloureux. C’est cher. C’est nécessaire. Trump aura, sans le vouloir, forcé cette autonomie. Il aura été le déclencheur d’une souveraineté européenne que des décennies de discours n’avaient pas produite.
Le prix payé par les Ukrainiens
Cette autonomie européenne se construit sur le sang ukrainien. Il faut le dire clairement. Chaque décision retardée, chaque euro non versé se traduit en pertes civiles à Kharkiv, à Zaporijjia, à Kyiv. La lucidité tardive de l’Europe coûte des vies.
Saisir les 200 milliards ou perdre la face
La prochaine étape est simple. Il faut saisir le principal des avoirs russes. Pas les intérêts. Le capital. Deux cents milliards d’euros qui financeraient toute la reconstruction ukrainienne. Deux cents milliards que Moscou ne récupérera de toute façon jamais si l’Union tient bon. Tant qu’on n’aura pas saisi, on aura triché sur notre courage.
L’argument moral est écrasant
La Russie a détruit pour plus de 500 milliards d’euros d’infrastructures ukrainiennes selon les estimations de la Banque mondiale. Elle a tué des dizaines de milliers de civils. Elle a déporté des enfants. Ses avoirs à l’étranger doivent payer pour cela. C’est aussi simple que le principe de responsabilité.
Le G7 comme laboratoire
Le G7 avance en ordre dispersé. Le Canada et le Royaume-Uni sont plus offensifs. L’Allemagne freine. La France oscille. Les États-Unis, sous Trump, ne poussent plus. Bruxelles pourrait entraîner tout le monde si elle décidait de saisir en premier. Le monde entier suivrait.
L'Europe qui se découvre en soutenant Kyiv
« Vous ne serez pas seuls. » C’est ce que Bruxelles dit chaque semaine par ses annonces, ses tranches, ses paquets. Pas de grands discours. Des chiffres. Des dates. Des transferts. La constance vaut mieux que la promesse. Et Kyiv, épuisée par quatre ans de guerre, a besoin de constance plus que de compassion. Poutine attendait que l’Occident se lasse. Il a misé sur la fatigue démocratique. Il perd son pari sur le front européen. Il gagne encore, en partie, sur le front américain. Mais chaque paquet européen lui montre qu’il ne gagnera pas la guerre de l’attrition économique.
La confiance stratégique qui se construit
Zelensky peut désormais planifier sa défense en comptant sur Bruxelles. Ce n’est pas anecdotique. C’est stratégique. La planification militaire dépend de la prévisibilité des ressources. La Commission a offert cette prévisibilité. C’est un cadeau politique majeur.
Cette guerre a fait quelque chose que soixante ans de traités n’avaient pas fait. Elle a créé une Union politique de fait. Sur les sanctions. Sur les armes. Sur l’énergie. Sur les migrations. Les Vingt-Sept se sont mis d’accord plus vite et plus fort qu’ils ne l’auraient cru possible. Poutine aura réussi à souder l’Europe.
L’ironie historique
L’homme qui voulait diviser l’Occident l’a soudé. L’homme qui voulait humilier l’OTAN l’a agrandie avec la Suède et la Finlande. L’homme qui voulait démontrer la faiblesse démocratique a démontré sa résilience. C’est l’ironie tragique de cette guerre pour le Kremlin.
Le nouveau centre de gravité
Le centre de gravité de la défense occidentale se déplace. Il n’est plus à Washington. Il est à Bruxelles, à Berlin, à Varsovie, à Kyiv. Les États-Unis restent indispensables techniquement. Politiquement, ils sont devenus imprévisibles. L’Europe compense. C’est un basculement historique.
Ce qu'il faut retenir avant l'hiver
L’hiver 2026-2027 sera terrible pour l’Ukraine. Moscou frappera les infrastructures énergétiques comme chaque année. Les 300 intercepteurs demandés par Zelensky sont un plancher, pas un plafond. Il en faudrait le double. Bruxelles doit maintenir sa cadence. Washington doit choisir son camp. Il n’y a pas d’entre-deux honorable.
Les prochaines semaines cruciales
D’ici fin septembre, la Commission devrait annoncer plusieurs nouveaux paquets. Les prochaines tranches Euroclear seront versées. Le déficit de 27 milliards devrait être partiellement comblé. Chaque annonce est un message envoyé à Moscou : nous n’abandonnons pas.
Le sommet de septembre
Zelensky a demandé un nouveau sommet de la Coalition of the Willing en septembre. Sans pause. Sans respiration. La cadence des rencontres devient elle-même un signal politique. C’est intelligent. C’est nécessaire. C’est urgent.
Alors regardons les chiffres une dernière fois. 45 milliards pour 2026. 45 milliards pour 2027. 28 milliards défense. 200 milliards russes qui dorment. 6,1 milliards annoncés le 24 août. 3,47 milliards transférés le 30 juillet. 220 milliards totaux depuis 2022. Ces chiffres racontent une histoire simple. L’Europe paye. L’Europe tient. L’Europe assume. Pendant que Washington regarde ailleurs, Bruxelles construit le rempart. Et un jour, quand cette guerre sera derrière nous, il faudra se souvenir que la démocratie européenne a été sauvée par la démocratie européenne elle-même. Pas par ses grands alliés d’hier. Par elle-même.
Vous verrez plus de décisions, plus de paiements. Vraiment ?
Signé Maxime Marquette, chroniqueur
Sources :
Sources Primaires :
Ukrainska Pravda — EU announces upcoming decisions and payments for Ukraine (25 août 2026)
EEAS — Kaja Kallas press remarks (août 2026)
Sources Secondaires :
Reuters — EU approves further €6.1 billion for Ukraine’s defence (24 août 2026)
Euronews — We are stepping up: EU approves €6.1 billion for Ukraine’s defences (24 août 2026)
Kyiv Independent — Euroclear takes frozen assets dispute against Russia to court in Brussels
The Guardian — Coalition of the Willing meets in Kyiv, live updates (24 août 2026)
Kyiv Post — What Did the Coalition of the Willing Agree in Kyiv? (25 août 2026)
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