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Kondensat, la raffinerie kazakhe qui va nourrir la guerre de Poutine à 70 %
Crédit: Adobe Stock

Les drones ukrainiens ont brûlé les raffineries russes

L’annonce ne sort pas de nulle part. Elle sort d’un feu. Depuis l’été 2026, les frappes ukrainiennes de longue portée ont ravagé les capacités de raffinage russes. The Moscow Times l’écrit noir sur blanc en juillet : les autorités russes ont prolongé l’interdiction d’exporter essence et diesel jusqu’à fin janvier 2027, pour tenter de stabiliser un marché intérieur secoué par les attaques de drones sur raffineries et dépôts. Le déficit d’essence est tel qu’en juillet 2026, la Russie a importé pour la première fois par voie maritime environ 30 000 tonnes d’AI-92 depuis le Maroc, selon Reuters. On lit ce chiffre deux fois. La deuxième fois, on comprend. Une puissance qui prétend rester une superpuissance énergétique se fait livrer de l’essence par cargo en provenance du Maghreb. C’est le niveau réel de la crise. C’est ce niveau que Kondensat vient calmer.

Poutine cherche des raffineries hors de sa portée

Le calcul du Kremlin est simple. Ce qui brûle sur son sol doit brûler ailleurs. Il faut expatrier le raffinage vers des juridictions où les drones ukrainiens ne rentrent pas et où les sanctions occidentales n’entrent pas facilement. Times of Central Asia nomme la mécanique : re-labelliser ou commingler des molécules russes dans des flux d’exportation d’un pays tiers. Une raffinerie kazakhe qui prend du brut russe et renvoie de l’essence à la Russie, c’est exactement cette valve.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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