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CHRONIQUE : À Gaza, le cessez-le-feu ensevelit encore l’aide
Crédit: Adobe Stock

Soixante points médicaux

Ard El Insan soutient environ 60 points médicaux avec l’appui de MAP. Ensemble, ces services peuvent rejoindre jusqu’à 100 femmes et enfants par jour. Le chiffre n’est pas spectaculaire. Il est pire que spectaculaire : il est quotidien. Chaque journée sans stock peut devenir une file plus longue, une consultation sans supplément nutritionnel, un suivi interrompu, une priorité repoussée vers demain alors que le corps, lui, n’attend pas.

La destruction d’un nœud logistique ne s’arrête jamais à ses murs. Elle voyage vers 60 points de soins, puis vers chaque famille qui comptait sur eux. C’est ainsi que la violence militaire change de forme. Elle quitte l’instant de l’explosion. Elle entre dans l’horaire des cliniques, dans les décisions des soignants, dans la rareté qu’il faut répartir.

Cent personnes par jour

On peut recompter les boîtes. MAP n’en donne pas le nombre exact, ni la valeur financière, ni la durée prévue de la perturbation. Ce qui est documenté suffit : tout le stock a été endommagé, et l’équipe cherche maintenant à déplacer des fournitures provenant d’autres entrepôts pour maintenir ses services. Autrement dit, des travailleurs humanitaires déjà épuisés doivent consacrer du temps à remplacer ce qui existait la veille.

La bombe frappe une fois. La pénurie, elle, revient chaque matin.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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