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CHRONIQUE : András Baka, le juge qu’Orbán avait voulu faire taire, devient président
Crédit: Adobe Stock

Une majorité capable de presque tout

Le nombre frappe : 140. Le parti Tisza de Péter Magyar a remporté 54 % des voix aux élections du 12 avril, puis 71 % des sièges. Cette majorité des deux tiers lui offre la puissance constitutionnelle dont Orbán s’était servi pour remodeler l’État. En une centaine de jours, le nouveau pouvoir a adopté plus de 25 lois et modifié deux fois la Constitution.

La Hongrie n’est donc pas seulement sortie d’un gouvernement. Elle est entrée dans l’épreuve beaucoup plus dangereuse d’une majorité qui peut défaire presque seule ce que l’ancienne majorité avait fait presque seule. L’outil n’a pas changé de nature en changeant de main. Une majorité constitutionnelle demeure un marteau. La question morale commence avec la cible; la question démocratique, avec la capacité de déposer le marteau.

Le boycott n’est pas une innocence

Mais on ne peut pas davantage répondre à cette hypocrisie par une permission illimitée. Le démocrate se reconnaît précisément au moment où la victoire lui offre les moyens de ne plus l’être. Les 140 voix ont élu un homme respectable. Elles ont aussi révélé une force politique assez grande pour imposer sa volonté. Ce deuxième fait accompagnera chaque geste de Tisza.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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