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CHRONIQUE : On les a expulsés vers l’inconnu, puis l’inconnu a changé d’adresse
Crédit: Adobe Stock

Le récit officiel

Monrovia présente l’entente comme un geste humanitaire. L’annonce officielle évoque une tradition d’accueil, rappelle que le Liberia fut fondé comme refuge pour des personnes noires libérées venues des États-Unis et souligne que des Libériens ont eux-mêmes trouvé protection à l’étranger pendant les années de guerre civile. La mémoire invoquée est immense. Elle mérite mieux que de servir de ruban autour d’un dispositif dont les règles opérationnelles restent largement invisibles.

La capacité n’est pas un slogan

Le programme pourrait toucher jusqu’à 1 200 personnes en 12 mois. Le ministre de l’Information, Jerolinmek Piah, a dit que l’hébergement, la nourriture et les voyages ultérieurs seraient financés par Washington et une organisation internationale qu’il n’a pas identifiée publiquement. Des élus et des représentants de la société civile ont demandé des précisions sur les soins, le contrôle parlementaire, les critères de sélection et la capacité de suivre les nouveaux arrivants. Accueillir dignement exige plus qu’une formule : il faut des lits, des médecins, des papiers, des recours, des traducteurs, des budgets et une responsabilité que chacun puisse nommer.

La compassion sans infrastructure devient vite une consigne de communication.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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