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ÉDITORIAL : « Land for peace », c’est signer la disparition d’un peuple
Crédit: Adobe Stock

Avant de dire « ça suffit, gelons la ligne », il faut connaître deux chiffres. Deux seulement. On peut oublier tout le reste, mais pas ceux-là.

19 546 enfants confirmés. Peut-être 35 000.

Le gouvernement ukrainien a confirmé la déportation forcée de 19 546 enfants vers la Russie et la Biélorussie depuis février 2022, selon l’OSCE PA. Le Yale Humanitarian Research Lab estime le vrai chiffre plus près de 35 000. Ce n’est pas une marge d’erreur statistique. C’est un aveu de black-out : Moscou ne fournit aucun registre, aucune liste, aucun nom. La commissaire russe aux droits de l’enfant Maria Lvova-Belova — sous mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale — a elle-même claironné que plus de 700 000 enfants ukrainiens avaient été « relocalisés » en Russie. Elle appelle ça une opération humanitaire. Le monde appelle ça un crime de guerre.

1 236 retours. Le reste, ils dorment en russe.

Selon la fiche factuelle Yale de mars 2025, seulement 1 236 enfants étaient rentrés en Ukraine à cette date. Le portail gouvernemental Children of War affiche aujourd’hui 2 495 retours. Peu importe le chiffre exact. Fais le calcul toi-même. Vingt mille moins deux mille cinq cents, ça fait combien d’enfants qui dorment ce soir dans un lit russe, sous un drapeau russe, avec un passeport russe collé à leur naissance ? Ce sont eux, le Donbass. Ce sont eux, le « land ».

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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