Avril 2025 : dix-neuf morts, dont neuf enfants
Le 4 avril 2025, un missile russe s’abat sur un quartier résidentiel de Kryvyi Rih. Bilan officiel confirmé par les autorités locales et rapporté par Reuters, CNN, le Straits Times : au moins dix-huit morts, dont neuf enfants, plus de cinquante blessés, un bébé de trois mois parmi les blessés. Le ministère russe de la Défense affirme avoir visé « un rassemblement militaire ». L’armée ukrainienne dénonce une désinformation. Les corps, eux, sont ceux de familles.
La chronologie que Moscou voudrait faire oublier
La chronologie tient dans un paragraphe et elle glace. 15 mars 2025 : quatorze blessés dont deux enfants après une frappe de missile sur un bâtiment de loisirs. 26 mars 2025 : plus vaste attaque de drones Shahed sur Kryvyi Rih depuis le début de l’invasion, rapportée par le Kyiv Post. 4 juillet 2025 : six blessés dans une frappe de drone visant une infrastructure civile. 12 juillet 2026 : deux morts dans une attaque de Shahed sur une installation industrielle, confirmée par Vilkul. 30 juillet 2026 : huit morts, dont trois enfants, dans une salve massive de missiles et de drones dans la région, rapportée par la BBC. Une ville, quatre ans, une constante.
21 août 2026 : le centre commercial Soniachna Halereia, matrice du 25
Ce que la Mission de l’ONU a établi sur place
À 16 h 30 le 21 août 2026, un drone russe de longue portée frappe le centre commercial Soniachna Halereia dans le district de Saksahanskyi. Environ trente minutes plus tard, un second drone frappe le même bâtiment. C’est ce que la Mission de surveillance des droits de l’homme des Nations unies (HRMMU) a établi et publié le 22 août 2026. La Mission a établi que le centre commercial était opérationnel et rempli de civils au moment de l’attaque.
Le bilan consolidé, le lien avec le 25
Bilan final consolidé par les autorités ukrainiennes et repris par Reuters, l’AP, Al Jazeera, Euronews, le Daily Sabah : seize civils tués, cent trente blessés, dont vingt-trois enfants, neuf personnes disparues. Le HRMMU qualifie l’attaque de possible violation du droit international humanitaire. Quatre jours plus tard, trois KAB tombent sur la même ville. Cette séquence n’est pas une coïncidence de calendrier. C’est un signal envoyé à Kyiv : la ville de naissance du président ukrainien reste dans la portée, quel que soit le jour de la semaine.
Ce que sont exactement ces trois KAB
Le kit UMPK, l’invention qui a changé la guerre
Un KAB, dans la terminologie russe actuelle, désigne une bombe aérienne de l’ère soviétique — le plus souvent une FAB-250, une FAB-500, une FAB-1500 ou une FAB-3000 — équipée d’un module de planage et de correction universel appelé UMPK. Le kit ajoute des ailettes déployables et un système de guidage inertiel avec correction satellite. Il transforme une bombe muette en munition planante que le porteur largue à distance de sécurité, sans avoir à survoler la cible. Le Kyiv Post estime le prix unitaire du kit dans une fourchette de vingt à cinquante mille dollars.
Ce qu’une FAB-500 fait à un immeuble, ce que sa portée fait à la carte
La FAB-500, la variante la plus massivement employée, pèse cinq cents kilos et emporte environ deux cents à deux cent treize kilos d’explosif. Une seule bombe est capable de raser une section d’immeuble d’habitation. Euronews rappelle que ces munitions, une fois modernisées par UMPK, peuvent porter jusqu’à trois mille kilos d’explosifs sur les variantes lourdes. L’Institute for the Study of War a documenté le 23 février 2026 l’usage de variantes UMPB-5R d’une portée pouvant atteindre deux cents kilomètres, avec des versions en développement pour atteindre quatre cents kilomètres. Kyiv n’a pas de réponse à l’échelle. Les Su-34 et Su-35 largueurs restent hors de portée des défenses ukrainiennes.
Le tempo industriel : deux cent cinquante bombes par jour, en moyenne
Les chiffres bruts, publiés par l’armée de l’air ukrainienne
Le Kyiv Post a compilé le 31 juillet 2026 les données publiées par l’armée de l’air ukrainienne pour les six premiers mois de 2026. La moyenne quotidienne s’établit à deux cent cinquante bombes planantes lâchées sur ou près de l’Ukraine. Chacune capable, selon la formulation du même article, « de raser un immeuble d’habitation ». C’est un chiffre publié, vérifiable, sourcé sur des données militaires officielles ukrainiennes. Ce n’est pas une projection, c’est un relevé.
Janvier à juin 2026 : hausse de quarante-cinq pour cent
Sur la même période, le volume mensuel est passé de cinq mille sept cent dix-sept bombes en janvier à huit mille deux cent soixante-six en juin — une augmentation de quarante-cinq pour cent en six mois. Intellinews évoque même huit mille trois cent quatre-vingt-cinq bombes lâchées en juillet 2026, soit une moyenne de deux cent soixante-dix par jour. The Defense Post confirme le pic de janvier comme total mensuel le plus élevé enregistré depuis le début de la guerre. Le 13 juin 2026, cent vingt-sept sorties russes larguent trois cent quatre-vingt-onze bombes aériennes en une journée. La guerre des KAB n’est pas une menace future. C’est un tempo présent.
Kharkiv, Zaporijjia, Sumy : la carte des KAB civils que Poutine étend chaque semaine
Kharkiv, la ville qu’on écrase depuis un pays voisin
Le 26 juin 2024, Kharkiv encaisse pour la première fois une FAB-500 équipée d’un kit UMPK, selon Oleksandr Filchakov, procureur régional cité par le Kyiv Independent et LIGA.net. Quatre blessés dès cette première frappe. Depuis, Kharkiv est frappée à répétition. Une bombe planante y a tué un homme âgé et gravement blessé deux femmes dans leur propre maison, selon un cas documenté par le Kyiv Post en juillet 2026. Ukraine War Analytics rappelle qu’en mai 2024, une frappe FAB sur l’hypermarché Epicentre avait tué dix-neuf civils.
Zaporijjia et Sumy, la même mécanique, la même signature
Le 20 juin 2026, un ou deux Su-34 russes larguent au moins dix bombes planantes sur un quartier résidentiel et industriel de Zaporijjia. Cinq morts, au moins dix blessés. Le 3 août 2026, huit bombes planantes en 90 minutes sur des quartiers résidentiels de Zaporijjia, tuant une femme de soixante et onze ans et blessant trente et une personnes dont une adolescente de seize ans, selon Ivan Fedorov cité par Euronews. Le 11 juillet 2026 à midi, un Su-34 lâche deux FAB-500 ou FAB-250 sur un quartier résidentiel et commercial de Sumy : cinq morts, trente blessés, presque exclusivement des travailleurs et des clients selon le Kyiv Post.
La doctrine ISW : ces bombes ne visent pas des soldats, elles visent des logistiques
La Battlefield Air Interdiction, en clair
L’Institute for the Study of War a nommé et documenté la doctrine. Ils l’appellent Battlefield Air Interdiction, ou BAI. Il s’agit d’utiliser la puissance aérienne pour frapper les cibles à l’arrière du front, étouffer la logistique adverse, isoler les défenseurs. Dans son évaluation du 3 août 2026, ISW écrit noir sur blanc que les forces russes s’appuient plus fortement sur les bombes planantes dans la campagne BAI de 2026 que dans les campagnes de 2025. Cette fois, la cible est la Fortress Belt — Sloviansk, Kramatorsk, les jumelles de l’est ukrainien.
Kostiantynivka, ville de démonstration
Intellinews rapporte, le 29 juillet 2026, une analyse ISW pointant l’usage intensif de bombes planantes autour de Kostiantynivka pour permettre à de petits groupes d’infanterie de s’infiltrer dans les ruines. Un commandant d’unité de drones ukrainien cité par ISW : « Les frappes de bombes planantes guidées russes contre Kostiantynivka sont la principale forme de succès russe dans le secteur. » ISW précise que les frappes réduisent les villes en gravats que les troupes russes utilisent ensuite comme couverture. La logique tactique se déploie sur des immeubles habités. Un décrochage de la population n’est pas une conséquence involontaire. C’est la fonction.
Ce que la « précision » russe recouvre en vérité
Une inexactitude assumée par l’agresseur lui-même
Intellinews titre, dans un dossier de juillet 2026, que « les bombes planantes russes sont sauvagement imprécises, et c’est précisément le but ». La formule est brutale mais documentée. Ukraine War Analytics chiffre la précision typique des UMPK à environ cinq mètres dans des conditions idéales, et beaucoup plus en pratique — sur des cibles urbaines, la dispersion mesurée s’écarte largement. Une bombe déviée de cinquante mètres à Kryvyi Rih tombe sur une école. À cent mètres, elle tombe sur un immeuble. Personne, dans le cockpit russe, ne peut promettre le contraire.
La « cible militaire » comme rhétorique de couverture
Le ministère russe de la Défense affirme, à répétition, viser des « points de contrôle de drones ukrainiens », des « centres de commandement », des « rassemblements militaires ». ISW a documenté le 17 août 2026 deux frappes revendiquées de FAB-1500 contre des centres de contrôle de drones à Hryhorivka et Prykolotne dans l’oblast de Kharkiv. Parfois, les cibles revendiquées existent. Souvent, elles sont voisines de quartiers civils. À Kryvyi Rih, l’affirmation officielle russe d’avril 2025 sur un « rassemblement militaire » a été démentie par les corps de neuf enfants.
Ce qui manque dans ce dossier — et ce que Moscou n'expliquera pas
Les données que la source ne donne pas
Ukrinform ne précise pas l’heure de la frappe du 25 août. Le communiqué ne précise ni le point d’impact exact, ni le porteur — Su-34, Su-35, autre —, ni le point d’origine du vol, ni le tonnage de chaque bombe. On ne sait pas si les trois munitions ont visé le même quartier ou trois points distincts de la ville. La source ne le dit pas. On ne comblera pas ce vide avec une supposition.
Le bilan préliminaire pourrait évoluer, comme le 21 août
Vilkul écrit « rapports préliminaires ». L’expression a un sens précis dans le lexique des autorités ukrainiennes. Elle signale que les équipes de secours travaillent, que les décombres ne sont pas fouillés, que le compte peut changer. Dans la frappe du 21 août sur le centre commercial de la même ville, le premier communiqué de Vilkul faisait état d’un mort et de douze blessés. Vingt-quatre heures plus tard, seize morts et cent trente blessés. Un chiffre préliminaire russe est presque toujours un plancher.
Les Ukrainiens, cette semaine, dans l'attente d'être frappés
La routine des sirènes, le deuil comme calendrier
Vilkul, dans ses communiqués récents, appelle à respecter les alertes aériennes. Il l’a fait le 12 juillet 2026 après la première salve de Shahed. Il l’a refait après le 21 août. Il l’a refait le 25. Le 23 août 2026, Kryvyi Rih a observé un jour de deuil pour les seize morts du centre commercial, annoncé par Vilkul et rapporté par LIGA.net. La liste des Kryvorijiens tombés depuis le début de l’invasion approche, selon les chiffres cités par Vilkul le 22 août : cent quarante et un civils, dont seize enfants. Chaque frappe rallonge le nombre. Chaque nom ajoute une famille.
Les enfants, cette ligne sur laquelle rien ne se referme
Sur les frappes documentées à Kryvyi Rih depuis 2024, on trouve un bébé de trois mois blessé, un enfant de dix ans dans une maison touchée par une FAB-500 non détonée à Kharkiv, neuf enfants tués en avril 2025 dans un quartier résidentiel, vingt-trois enfants blessés au centre commercial du 21 août. Ces chiffres, on peut les lire dans les rapports de la Mission de surveillance des Nations unies, dans Reuters, dans le Kyiv Post, dans l’AP. Cette guerre n’épargne pas ceux qui n’ont rien signé.
La responsabilité que Trump ne veut pas voir
Ce que la Maison-Blanche a livré à Poutine, par omission
Depuis janvier 2026, l’administration Trump a suspendu par intermittence des livraisons d’aide militaire à l’Ukraine, retardé des programmes de défense antiaérienne, exigé publiquement des concessions territoriales à Kyiv comme préalable à la paix. Le Los Angeles Times rapportait le 21 août 2026 que les frappes russes s’intensifient précisément parce que l’Ukraine manque de systèmes Patriot, laissant les grandes villes exposées. Ce n’est pas une opinion. C’est un lien documenté.
Le silence pro-Ukraine que MAGA appelle « neutralité »
Sur les principaux plateaux MAGA, on parle beaucoup de « paix » et peu de bombes planantes. On répète que la guerre coûte cher à l’Amérique et jamais qu’elle coûte cher aux enfants de Kryvyi Rih. Cette omission n’est pas une opinion politique. C’est une couverture rhétorique. La neutralité américaine sur les KAB russes est une position pro-russe déguisée. Un président qui voudrait la paix livrerait les intercepteurs, financerait la défense antiaérienne, maintiendrait les sanctions sur la filière UMPK et exigerait publiquement du Kremlin qu’il cesse les frappes sur les villes. Rien de cela n’a été fait au niveau exigé par la situation.
Zelensky, cette ville qui l'a fait et que Poutine s'obstine à briser
Kryvyi Rih, ce que ça veut dire
Kryvyi Rih n’est pas Kyiv, la capitale politique. Ce n’est pas Lviv, la vitrine culturelle. C’est une ville industrielle du centre-sud, une ville de mines, d’aciéries, de familles ouvrières. C’est là que Volodymyr Zelensky est né en 1978. C’est là qu’il a grandi avant Kyiv, avant les caméras, avant la présidence. Frapper Kryvyi Rih, c’est frapper la biographie. C’est dire : nous savons d’où tu viens, et nous pouvons y revenir quand nous voulons.
La réponse de Zelensky, le 21 août, la ligne du 25
Reuters a rapporté les mots exacts du président ukrainien après la frappe du centre commercial : « absolument cynique et méprisable ». Il a ajouté que « des attaques comme celles-ci ne sont rien de moins que des actes terroristes ». Puis, plus lapidaire : « Nous répondrons certainement. » Vladimir Poutine n’a pas de raison militaire de rayer la ville natale du président ukrainien. Kryvyi Rih ne stocke pas plus d’armements que d’autres villes industrielles. La cible n’est pas tactique. Elle est morale. On frappe la ville d’enfance pour signifier qu’aucun sanctuaire n’existe.
Le droit international, cette autre victime des KAB russes
Ce que la Mission de l’ONU a écrit noir sur blanc
La Mission de surveillance des droits de l’homme des Nations unies a publié le 22 août 2026 un communiqué qualifiant la frappe du 21 août sur le centre commercial Soniachna Halereia de possible violation du droit international humanitaire. À la date de publication, la Mission avait recueilli les noms de dix personnes tuées et de vingt et un enfants blessés. C’est un travail de terrain, pas une déclaration politique.
La double frappe, une méthode nommée par les Conventions de Genève
Reuters et le Los Angeles Times qualifient l’attaque du 21 août de « double-tap strike » — une frappe suivie d’une seconde une trentaine de minutes plus tard, quand les secours arrivent. Zelensky a dit publiquement, cité par Reuters, que la seconde frappe visait délibérément les services d’urgence. Cette méthode, si elle est confirmée par les enquêtes en cours, tombe dans une catégorie précise du droit humanitaire international : elle cible explicitement les secouristes. La Cour pénale internationale a émis un mandat d’arrêt contre Vladimir Poutine en 2023 pour la déportation d’enfants ukrainiens. Poutine circule dans les capitales qui ne sont pas parties au Statut de Rome. Le droit prend note. La ligne rouge, elle, est franchie chaque semaine.
Ce qui se joue dans les prochaines semaines sur le terrain
La saison des offensives, la saison des KAB
ISW anticipe une intensification des campagnes russes d’interdiction aérienne sur la Fortress Belt à l’automne 2026 pour préparer une offensive terrestre contre Sloviansk et Kramatorsk. Cette anticipation n’est pas une prédiction hasardeuse. Elle est fondée sur l’observation d’une doctrine russe stable depuis 2025. Les KAB tomberont plus, pas moins.
Ce que l’Ukraine construit pour répondre, ce que les alliés ne livrent pas
ISW a rapporté le 18 mai 2026 que le ministre ukrainien de la Défense, Mykhailo Fedorov, avait annoncé la mise en service d’une première bombe planante guidée de fabrication ukrainienne, avec une charge utile de deux cent cinquante kilogrammes et une portée de plusieurs dizaines de kilomètres. C’est une réponse embryonnaire. Elle ne compense pas encore les huit mille bombes russes par mois. Les demandes de Kyiv sont connues : des systèmes de défense antiaérienne à courte portée, des Patriot supplémentaires, des sanctions sur la chaîne d’approvisionnement des kits UMPK, des livraisons soutenues sans va-et-vient politique à Washington. Ces demandes ne sont pas une liste de courses. Ce sont des vies qui attendent.
Ce qu'un lecteur qui referme cette page devrait retenir
Le fait tenu, la colère adossée
Les faits établis dans ce texte le sont par des sources primaires ukrainiennes, par la Mission de l’ONU en Ukraine, par Reuters, par l’AP, par le Kyiv Post, par ISW, par Ukrinform. Chacun peut être vérifié. Chacun est daté. Ce n’est pas une chronique d’ambiance. C’est un dossier. La colère qu’il porte est adossée à des relevés.
Le message à emporter, la honte à déplacer
On ne bombarde pas la ville natale d’un président par accident. On ne largue pas trois KAB par erreur. On les largue parce qu’on peut, parce qu’on croit qu’aucun compte ne sera rendu, et parce qu’on veut que le monde s’habitue au bruit sans y prêter attention. Refuser cette habitude, c’est déjà une réponse. La honte doit changer de camp.
Signé Maxime Marquette, chroniqueur
Sources :
Sources Primaires :
- Ukrinform, « Invaders attack Kryvyi Rih using three guided bombs », 25 août 2026, citations d’Oleksandr Vilkul, président du Conseil de défense de Kryvyi Rih
- Mission de surveillance des droits de l’homme des Nations unies en Ukraine (HRMMU), communiqué du 22 août 2026 sur l’attaque du 21 août contre le centre commercial Soniachna Halereia à Kryvyi Rih
- Institute for the Study of War, « Russia’s Quest to Intensify BAI Against Ukraine’s Logistics », 23 février 2026, doctrine BAI et portée des bombes planantes russes
- Institute for the Study of War, « Russian Offensive Campaign Assessment », 18 mai 2026, annonce du premier KAB ukrainien
- Institute for the Study of War, « Russian Offensive Campaign Assessment », 17 août 2026, frappes FAB-1500 dans l’oblast de Kharkiv
Sources Secondaires :
- Reuters, « Russian ‘double-tap’ strike on shopping centre in Ukraine kills 16 and wounds 130 », 21 août 2026, avec citations de Zelensky et Hanzha
- Kyiv Post, « Russian Aerospace Force Loves Glide Bombs It Drops on Ukraine », 31 juillet 2026, données mensuelles et record du 13 juin
- RBC-Ukraine, « Russia strikes enterprise in Zelensky’s hometown twice, killing 2 », 12 juillet 2026
- Associated Press, « Russian drones kill 15 people at a shopping mall in a central Ukrainian city », 21 août 2026
- Intellinews, « Russia leans on glide bombs to grind out gains at Kostyantynivka », 31 juillet 2026, portée et volumes des KAB en 2026
- Euronews, « Russia fires glide bombs at Zaporizhzhia, killing one and wounding dozens of others », 3 août 2026
- Kyiv Independent, « Russia attacks Kharkiv with FAB-500 gliding bomb for first time », première frappe FAB-500 sur Kharkiv
- The Straits Times, « Ukraine says Russian strike kills 18 in Zelensky’s hometown Kryvyi Rih », 5 avril 2025
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