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ANALYSE : La flotte fantôme russe et le nouveau régime européen d’inspection maritime
Crédit: Adobe Stock

La Baltique, corridor grinçant du fantôme

La Baltique est le premier lieu de la mémoire dérangeante. C’est là que le pétrole russe sort en volume, depuis Oust-Louga et Primorsk vers les acheteurs asiatiques. C’est là que les tankers passent les détroits danois, franchissent le Kattegat, saluent les côtes suédoises et finlandaises. La proximité des câbles sous-marins télécoms, des interconnexions électriques, des gazoducs ajoute une dimension supplémentaire : la flotte fantôme n’est pas seulement une infrastructure économique, elle est aussi un instrument de guerre hybride soupçonné, selon les analyses de Carnegie et de l’OSW polonais, d’avoir participé à des incidents de câbles sabotés en 2024 et 2025.

Détroit du Bosphore, canal de Suez, Malacca : les autres portes

Au-delà de la Baltique, il y a des goulets d’étranglement qui reviennent dans toutes les cartes de suivi maritime : les Dardanelles et le Bosphore contrôlés par la Turquie, le canal de Suez sous la juridiction égyptienne, le détroit de Malacca patrouillé conjointement par la Malaisie, l’Indonésie et Singapour, la mer d’Oman surveillée par la France, les États-Unis et le Royaume-Uni depuis Djibouti. Le nouveau régime européen d’inspection ne peut pas fonctionner sans une coordination avec ces autorités-là, dont certaines sont hostiles ou indifférentes à la sanction occidentale contre la Russie. C’est là que le régime bruxellois trouve sa limite structurelle : la mer est le lieu où les souverainetés se croisent le plus mal.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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