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ANALYSE : Nvidia et la commission antitrust américaine en décembre 2026
Crédit: Adobe Stock

L’enquête initiée à l’été 2024

La division antitrust du département de la Justice, dirigée à l’époque par Jonathan Kanter, a formalisé son intérêt pour Nvidia en août 2024. Des sources industrielles, plusieurs concurrents et des acheteurs cloud ont été contactés. Un subpoena aurait été signifié en septembre 2024. Le motif officieux: examiner les conditions contractuelles imposées aux clients, les pratiques de vente liée, les pénalités éventuelles pour l’achat de puces concurrentes.

Le DOJ ne communique pas sur les enquêtes en cours. Cette discipline institutionnelle est nécessaire à la fois pour protéger la présomption d’innocence de l’entreprise visée et pour préserver l’intégrité des sources coopérant avec les enquêteurs. Elle a une conséquence: le public juge sur des fuites, des lettres parlementaires et des documents dérivés plutôt que sur la parole même du régulateur.

Le rôle historique du DOJ dans les monopoles technologiques

La division antitrust du DOJ a une histoire longue et lourde: Standard Oil en 1911, AT&T dans les années 1980, Microsoft dans les années 1990 et 2000. À chaque fois, l’enquête a duré plusieurs années avant d’aboutir à une décision structurante. La méthode privilégie la lenteur documentaire à la spectacularité procédurale.

Cette longue histoire éclaire le rythme du dossier Nvidia. Une intervention structurante contre un acteur dominant se prépare avec des documents, des experts, des dépositions et une théorie économique solide. Un ratage procédural face à une entreprise capable de payer les meilleurs cabinets américains vaudrait à la division antitrust un revers dont il faudrait des décennies pour se relever.

Une enquête antitrust digne de ce nom ne se laisse pas presser par le calendrier boursier.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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