Le premier geste, le plus visible, fut celui des haut-parleurs. Le 11 juin 2025, quelques jours seulement après son investiture, Lee ordonne la suspension des diffusions anti-Pyongyang le long de la zone démilitarisée. Les enceintes crachaient de la K-pop, des informations, des messages sur la démocratie. Elles disparaissent d’abord de la bande sonore, puis matériellement. Au début du mois d’août 2025, le ministère de la Défense annonce leur démontage physique complet.
Un signal à hauteur d’oreille
Ce geste peut sembler anecdotique. Il ne l’est pas. Il est émotionnel avant d’être stratégique. Les haut-parleurs étaient le bruit permanent de la guerre non éteinte, ils faisaient trembler la limite, ils rappelaient à chaque village frontalier qu’il vivait sur un fil. Les faire taire, c’est proposer une paix à hauteur d’oreille, presque intime, adressée aux hommes du Nord autant qu’aux hommes du Sud.
Une réponse absente et prévisible
Pyongyang n’a pas répondu par un geste équivalent. Le régime a laissé son propre dispositif de propagande sonore fonctionner, puis l’a réduit sans annoncer de contrepartie. Cette asymétrie était attendue. Elle sera l’un des traits constants de la première année de la politique de Lee : donner d’abord, sans exiger de miroir, faire le pari qu’un signal répété finit par entamer une carapace.
Le discours du 15 août 2025 et la parole du respect
Dans son premier discours du Jour de la Libération, prononcé le 15 août 2025, Lee pose une phrase qui devient la matrice de sa politique. « Nous respectons le système actuel du Nord, nous ne poursuivrons aucune forme d’unification par absorption, et nous n’avons aucune intention de commettre des actes hostiles. » Ces trois principes, articulés en une seule respiration, dessinent une architecture nouvelle. Ils rompent avec l’idée que la Corée du Sud attend patiemment que le Nord s’effondre pour l’avaler.
La restauration du 19 septembre 2018
Lee promet également la restauration progressive de l’accord militaire du 19 septembre 2018, un pacte de désescalade signé par Moon Jae-in et Kim Jong-un, dénoncé de facto sous Yoon. Le 18 août 2025, il précise sa méthode : des mesures « proactives et incrémentales » pour raviver cet accord. C’est une politique par étapes, par lignes de crédit, par gestes de bonne foi renouvelés.
Une déclaration qui froisse la droite
Cette parole du respect blesse la droite sud-coréenne, encore convalescente de la débâcle de Yoon. Elle est accusée d’être une capitulation morale, une reconnaissance implicite d’une dynastie criminelle. Lee ne recule pas. Il assume que le pragmatisme, pour être pragmatique, doit renoncer à humilier son interlocuteur avant même de lui parler.
END, l'initiative présentée à l'ONU
À New York, le 23 septembre 2025, devant la 80e Assemblée générale des Nations unies, Lee dévoile ce qu’il appelle l’initiative « END », acronyme pour Exchange, Normalization, Denuclearization. Trois mots qui inversent la grammaire habituelle. On ne demande plus la dénucléarisation d’abord et le dialogue ensuite. On propose des échanges, puis une normalisation, puis, comme horizon, la dénucléarisation.
Trois mots, une inversion
Cette inversion est philosophique autant que diplomatique. Elle admet, sans le dire trop fort, que Pyongyang ne renoncera pas à son arsenal dans un futur proche, et qu’il vaut mieux gérer les tensions que rêver leur disparition. Elle propose de commencer par ce qui est possible, cultures partagées, coopération sanitaire, tourisme humanitaire, plutôt que par ce qui est bloqué.
L’horizon de la dénucléarisation en trois étapes
Lee défend, à l’ONU comme à Séoul, une approche par étapes de la dénucléarisation : d’abord geler la production de matières fissiles, ensuite réduire l’arsenal, enfin le démanteler. Il l’a réaffirmé lors de sa conférence de presse d’anniversaire, le 8 juin 2026, dans les jardins de l’ancienne Maison Bleue. Un chemin long, incrémental, presque comptable, mais qui refuse de se contenter d’un statu quo.
Le budget et le mot « ennemi » que l'on efface
Les intentions politiques se mesurent aux crédits budgétaires. En décembre 2025, le ministère de l’Unification, dirigé par Chung Dong-young, dépose son plan pour 2026 : environ 1 240 milliards de wons pour le Fonds de coopération intercoréenne, soit près de 892 millions de dollars, en hausse de 20,2 pour cent par rapport aux 1 030 milliards de wons de 2025. Le 5 août 2026, en pleine session de travail présidentielle, Chung propose aussi de retirer l’expression « ennemi principal » du vocabulaire officiel désignant la République populaire démocratique de Corée. Il suggère d’utiliser le nom officiel du Nord et d’éliminer les termes qui incitent à l’hostilité.
Vingt pour cent, un chiffre politique
Cette hausse a une valeur de signal. Elle n’est pas immense en volume, elle est immense en direction. Elle signifie que même dans le silence de Pyongyang, l’exécutif sud-coréen alloue les moyens d’une reprise et prépare le lit dans lequel un jour peut-être un dialogue pourra s’allonger. Le ministère de l’Unification résume sa doctrine par une image saisissante : « percer un trou d’aiguille à travers le mur des relations intercoréennes rompues ». L’image est modeste, presque humble ; elle propose de commencer par un fil.
Une bataille sémantique et politique
Le retrait de la mention « ennemi principal » n’est pas cosmétique. Il ébranle un socle de la doctrine militaire sud-coréenne. Il oblige à réécrire des manuels, des livres blancs, des consignes d’entraînement. La droite y voit un désarmement mental unilatéral. Lee, prudent, appelle à la mesure. Il demande de ne pas transformer chaque mot en champ de bataille électoral. Il y a une gravité particulière à choisir les mots que l’on tourne vers un adversaire nucléaire.
La proposition du 15 août 2026 et l'idée d'un régime de paix
Un an après son premier discours de Libération, le 15 août 2026, Lee franchit un cran. Il propose ouvertement de remplacer l’armistice de 1953 par un régime de paix véritable, et suggère un système de sécurité « multi-couches » pour éviter les incidents le long de la zone démilitarisée. C’est la première fois depuis longtemps qu’un chef d’État sud-coréen articule aussi clairement l’idée de mettre officiellement fin à la guerre.
Un armistice de plus de soixante-dix ans
Depuis 1953, la péninsule vit dans un entre-deux militaire. Ni paix ni guerre déclarée. Les incidents locaux, les provocations, les tirs de mortiers, les incursions de drones, les infiltrations, tout cela se déroule sous un régime juridique qui a plus de soixante-dix ans. Lee veut fermer cette parenthèse.
La structure multi-couches proposée
Le système suggéré ne remplace pas l’alliance avec Washington ni les mécanismes militaires classiques. Il les complète par un tissu de canaux diplomatiques, humanitaires, économiques, culturels, capables d’absorber les frictions. Une architecture de paix, non pas naïve, mais pensée comme un amortisseur.
Le silence de Pyongyang, la parole de Kim Yo-jong
Pyongyang n’a pas rendu la main. En mars 2026, lors de la 15e session de l’Assemblée populaire suprême, Kim Jong-un a proclamé que le Nord traiterait le Sud comme « la nation la plus hostile » et refusait toute reprise de communication. En août 2026, sa sœur Kim Yo-jong a directement critiqué Lee, provoquant la mise au point sèche du ministère de l’Unification qui refuse « toute distorsion ».
Deux Corées, deux temps
Il y a désormais deux temps qui se croisent sans se rencontrer. Le temps sud-coréen, patient, offreur, presque suppliant dans sa politesse. Et le temps nord-coréen, verrouillé, méfiant, engagé dans un rapprochement stratégique avec la Russie et la Chine, indifférent aux appels du Sud. Lee parle. Kim répond par le silence, ou par la rebuffade.
« Crier sans écho »
Le 5 août 2026, Lee a lui-même comparé sa politique à « crier sans écho ». Le mot est terrible. Il dit tout. Il dit qu’il continuera malgré tout. Il dit que la Corée du Sud n’attendra pas l’écho pour parler. C’est peut-être là que réside la vraie force de la position, une force paradoxale : refuser de faire dépendre sa parole du silence de l’autre.
La divergence publique entre les deux ministres et Washington qui hésite
Le 7 août 2026, un accroc s’affiche. Le ministre des Affaires étrangères Cho Hyun rappelle publiquement que la dénucléarisation demeure un objectif ferme, tandis que Chung Dong-young insiste sur le « peace-first ». Reuters et Korea Times rapportent une querelle interne rare. Lee tranche en appelant à la patience et à l’unité de langage. L’allié américain observe. Le 25 août 2025, Trump reçoit Lee à la Maison-Blanche pour un premier sommet, décrit par Congressional Research Service comme un moment de recalibrage transactionnel. En octobre 2025 à Gyeongju, une visite d’État renverse le décor : Lee reçoit Trump, un joint fact-sheet est publié, l’Alliance est réaffirmée.
La grammaire du gouvernement
Cette divergence n’est pas une défaite. Elle révèle une tension constructive au cœur de l’exécutif. Les Affaires étrangères doivent parler à Washington et rassurer les alliés inquiets. L’Unification doit parler à Pyongyang et bâtir un canal. Les deux registres cohabitent. Lee joue les deux partitions sans en abandonner aucune.
La déclaration trilatérale du 22 septembre
Le 22 septembre 2025, à New York, les États-Unis, le Japon et la Corée du Sud publient une déclaration trilatérale réaffirmant l’objectif de dénucléarisation complète de la RPDC selon les résolutions du Conseil de sécurité. Lee signe, sans renoncer à sa propre voie. Il urge discrètement Trump à chercher une rencontre avec Kim, un test indirect du canal nord-coréen. La coordination alliée survit à la différence de ton.
Le livre blanc de l'Unification et la coexistence pacifique
En mai 2026, le ministère de l’Unification publie son premier livre blanc de l’ère Lee. Il codifie une doctrine : la « politique de coexistence pacifique de la péninsule coréenne », adossée à trois principes déjà énoncés, respect du système, non-absorption, refus des actes hostiles. Le livre reconnaît que « les deux Corées existent comme deux États de facto ».
Deux États sans le dire officiellement
Cette reconnaissance de facto est capitale. Elle assouplit une doctrine constitutionnelle sud-coréenne qui, historiquement, ne reconnaissait pas la légitimité étatique du Nord. Elle ouvre une fenêtre juridique pour des accords bilatéraux renforcés. Elle irrite les puristes. Elle satisfait les praticiens.
Une coexistence qui reste orientée vers l’unification
Le livre précise que la coexistence pacifique n’est pas un renoncement à l’unification à long terme, mais un chemin. La différence est celle du tempo et du moyen. On ne veut plus arracher, on veut faire pousser. Lee refuse la métaphore de l’absorption pour préférer celle d’un lent adossement.
Le pari économique de la paix
Il faut aussi lire la politique de Lee à travers le prisme économique. Depuis longtemps, les investisseurs pointent que la Corée du Sud souffre d’une « décote coréenne » due au risque géopolitique. Lee, qui a fait campagne sur la croissance, voit dans l’apaisement un levier de valorisation boursière et d’investissement.
La décote coréenne comme motif
Faire baisser la prime de risque n’est pas une motivation avouée. Elle est réelle. Un apaisement crédible avec le Nord réduit l’anxiété des marchés, augmente les flux entrants, soutient la monnaie. Le calcul est froid, mais il n’est pas cynique. Il rappelle simplement que la paix est aussi une politique industrielle.
Sanctions et petites ouvertures
En décembre 2025, le ministère de l’Unification place à son agenda 2026 la recherche d’allégements ciblés des sanctions pour projets de coopération. La position tranche avec celle du ministère des Affaires étrangères, plus prudent. Ces frictions internes annoncent une bataille lente sur le régime de sanctions multilatéral, et un lobbying discret auprès du Conseil de sécurité de l’ONU.
Ce que les tracts ne survolent plus
La politique de Lee touche aussi à des rituels frontaliers. Séoul a suspendu la distribution des tracts anti-Pyongyang par des ONG conservatrices. Ces ballons chargés de propagande, souvent lâchés depuis le Sud, provoquaient des incidents périodiques. Les stopper, c’est refuser à Pyongyang un prétexte pour riposter.
Le ciel comme théâtre du symbole
Un ballon lâché depuis Paju qui traverse la ligne de démarcation est un théâtre minuscule et immense. Il rappelle que la guerre culturelle continue en dehors des canaux officiels. En la contenant, Lee prive le régime nord-coréen de cibles faciles et rend au Sud la maîtrise de son propre récit à l’égard du Nord.
Une part de société civile qui résiste
Toutes les ONG n’acceptent pas la nouvelle ligne. Certaines, animées par des transfuges, jugent que taire les messages du Sud, c’est trahir les Nord-Coréens qui rêvent d’informations libres. Le débat, vif, oppose une éthique de la vérité diffusée à une éthique de la paix préservée. Lee n’a pas tranché, mais penche vers la retenue.
La péninsule et le nouveau monde froid
Cet apaisement se déploie dans un environnement stratégique glacé. Pyongyang envoie des soldats en Russie, exporte des munitions vers le front ukrainien, coordonne des cyberattaques et des travailleurs IT illégaux. En octobre 2025, la Multilateral Sanctions Monitoring Team publie son deuxième rapport sur ces violations.
La RPDC en satellite de Moscou
Le rapprochement Poutine-Kim change le sens de la retenue sud-coréenne. En choisissant l’apaisement, Séoul refuse d’ajouter une escalade à un axe déjà chargé. Il fait le choix de ne pas alimenter la logique de blocs, dans un moment où l’Europe et l’Indo-Pacifique se militarisent.
Taïwan, l’Ukraine, la Corée
Trois lignes de front tectoniques se répondent. La Corée du Sud sait que son destin est lié à la crédibilité américaine à Taïwan et à sa constance en Ukraine. Lee défend cette solidarité tout en refusant que la péninsule serve de laboratoire à une escalade supplémentaire. Il tient un équilibre presque impossible, un funambulisme stratégique.
La droite qui souffre et la gauche qui doute
La politique de Lee affronte aussi une contestation intérieure profonde. Le People Power Party, blessé par la chute de Yoon, dénonce une « politique de reddition ». Certains progressistes reprochent, eux, un manque d’ambition, une lenteur, un attachement trop fort à la coordination avec Washington.
Une opposition qui cherche son souffle
La droite peine à formuler une alternative crédible. Elle oscille entre nostalgie du durcissement et flirt avec le trumpisme diplomatique. Elle n’a pas retrouvé la voix. Le paysage politique reste marqué par la sidération démocratique de l’hiver 2024-2025, dont la mémoire vive protège Lee.
La base progressiste et ses fractures
À gauche, les débats existent aussi. Certains estiment que Lee sacrifie les droits de l’homme au Nord sur l’autel du dialogue. D’autres, plus pragmatiques, défendent la lenteur comme la seule méthode viable. Ces désaccords sont sains ; ils empêchent la politique d’apaisement de se figer en dogme.
L'humain qui traverse la frontière
Il ne faut jamais oublier que la question intercoréenne est d’abord une affaire de peaux humaines. Familles séparées depuis 1953, enfants morts sans avoir retrouvé leurs parents, transfuges nord-coréens portés par des passeurs, femmes vendues à la frontière chinoise, prisonniers politiques dans les camps, corps qui reviennent parfois par la rivière Tumen.
Les familles qui vieillissent
La liste des familles séparées s’amaigrit chaque année. Les survivants ont plus de quatre-vingts ans en moyenne. Chaque reprise de dialogue est une course contre la montre biologique ; Lee promet de rouvrir des canaux humanitaires prioritaires si Pyongyang bouge, mais il n’a pas encore été entendu et le temps qui presse est cruel pour des vieillards qui portent en eux le souvenir vif d’un frère, d’une mère, d’un enfant perdu à quelques kilomètres au nord d’une ligne qu’ils ne franchiront peut-être jamais.
Les transfuges qui ne sont pas oubliés
Le président affirme aussi que les droits des Nord-Coréens ne seront pas sacrifiés. La coexistence, dit-il, ne signifie pas le silence sur la nature du régime. La ligne est fine. Elle sera surveillée. Les associations de transfuges, elles, resteront la conscience critique de sa politique.
Ce que dit cet apaisement à qui l'écoute
La politique de Lee est un pari. Elle mise sur le temps, sur la répétition, sur l’usure des postures. Elle refuse la mise en scène du courage viril et lui préfère l’humilité têtue du diplomate. Elle admet sa vulnérabilité au silence de l’autre et continue quand même. Elle ne promet pas la paix demain. Elle promet de ne pas laisser la guerre s’aggraver aujourd’hui.
Un précédent pour d’autres frontières
Ce que Séoul tente vaut au-delà de la péninsule. À l’heure où l’Europe voit se rouvrir des frontières militaires oubliées, à l’heure où Taïwan retient son souffle, l’idée qu’un État puisse choisir la patience sans céder à la faiblesse a une portée universelle. Elle rappelle que la démocratie ne réussit pas seulement en résistant. Elle réussit aussi en offrant.
Le prix de l’obstination
Le prix, pour Lee, sera de ne peut-être pas voir de résultats visibles. Kim Jong-un a scellé sa porte. La sœur, Kim Yo-jong, la tape parfois. Les hivers passent. Mais si un canal s’ouvre un jour, si une famille se retrouve, si un enfant du Nord peut relire une lettre du Sud, c’est parce qu’un président aura eu le courage de crier dans le vide pendant des années et de refuser de se taire. Cela seul mérite qu’on regarde attentivement, sans complaisance ni cynisme, ce que fait aujourd’hui la Corée du Sud, et qu’on lise cette obstination comme une leçon pour tous les régimes libres qui doutent de la valeur de la patience.
Signé Maxime Marquette, chroniqueur
Sources :
Sources Primaires :
Assemblée générale des Nations unies — Discours de Lee Jae Myung, 80e session, 23 septembre 2025
Nations unies — Couverture de presse du discours de Lee, 23 septembre 2025
Département d’État — Déclaration trilatérale USA-Japon-Corée du Sud, 22 septembre 2025
Maison-Blanche — Fact sheet du sommet Trump-Lee, Gyeongju, novembre 2025
Congressional Research Service — Le sommet USA-Corée d’août 2025
Nations unies — Readout de la rencontre Guterres-Lee, 23 septembre 2025
Sources Secondaires :
Reuters — Discours du Jour de la Libération, régime de paix, 15 août 2026
BBC — Séoul propose des pourparlers pour mettre fin à la guerre, 15 août 2026
Reuters — Divergence publique entre ministres sud-coréens, 7 août 2026
UPI — Séoul propose d’abandonner le label « ennemi principal », 5 août 2026
Carnegie Endowment — Lee Jae Myung, un an au pouvoir, juin 2026
The Diplomat — Bilan de la première année de Lee, juin 2026
Korea Herald — Budget 2026 du Fonds de coopération intercoréenne
Los Angeles Times — Démantèlement des haut-parleurs anti-Pyongyang, 5 août 2025
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