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CHRONIQUE : La Corée du Sud, Lee Jae-myung et l’apaisement avec Pyongyang
Crédit: Adobe Stock

Le premier geste, le plus visible, fut celui des haut-parleurs. Le 11 juin 2025, quelques jours seulement après son investiture, Lee ordonne la suspension des diffusions anti-Pyongyang le long de la zone démilitarisée. Les enceintes crachaient de la K-pop, des informations, des messages sur la démocratie. Elles disparaissent d’abord de la bande sonore, puis matériellement. Au début du mois d’août 2025, le ministère de la Défense annonce leur démontage physique complet.

Un signal à hauteur d’oreille

Ce geste peut sembler anecdotique. Il ne l’est pas. Il est émotionnel avant d’être stratégique. Les haut-parleurs étaient le bruit permanent de la guerre non éteinte, ils faisaient trembler la limite, ils rappelaient à chaque village frontalier qu’il vivait sur un fil. Les faire taire, c’est proposer une paix à hauteur d’oreille, presque intime, adressée aux hommes du Nord autant qu’aux hommes du Sud.

Une réponse absente et prévisible

Pyongyang n’a pas répondu par un geste équivalent. Le régime a laissé son propre dispositif de propagande sonore fonctionner, puis l’a réduit sans annoncer de contrepartie. Cette asymétrie était attendue. Elle sera l’un des traits constants de la première année de la politique de Lee : donner d’abord, sans exiger de miroir, faire le pari qu’un signal répété finit par entamer une carapace.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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