Vingt minutes à vélo
La roquette MO.1.01.04M porte à 6 000 mètres. Pas plus.
Six kilomètres, c’est vingt minutes à vélo. Un trajet d’autobus de ville. La distance entre deux quartiers. La fiche technique donne aussi le plancher. Six cents mètres. En dessous, pas de tir.
Le TRADOC, le commandement de la doctrine de l’armée américaine, en tire la conséquence le 28 mai 2024, dans un document qui écrit qu’une portée limitée oblige le lanceur à se placer près de la ligne avant, là où on le cible et là où on le capture.
Euromaidan Press le dit en une ligne. Une arme qui doit se garer à six kilomètres de l’ennemi est une arme que l’ennemi peut trouver.
Le télémètre laser
Defense Express ajoute un détail, le 15 février 2026. Le TOS-1A tire en vue directe. L’équipage mesure la distance au télémètre laser avant de lâcher la salve.
Il voit sa cible. Sa cible peut le voir.
Le même média décrit des zones de mort qui s’étendent sur plusieurs kilomètres derrière la ligne. Les drones d’attaque les tiennent.
Six kilomètres, en 2026, tout indique que c’est dedans. Entièrement.
Le TRADOC note une autre limite. Sous la pluie, pas de tir. En haute altitude, pas de tir. Le prémélange oxydant des roquettes l’interdit.
Une arme conçue pour un ciel vide.
Le grillage de 2023
Achilles, 92e brigade
Le 3 septembre 2023, Defense Express publie une vidéo.
Un drone FPV de la compagnie Achilles, 92e brigade mécanisée, entre dans le lanceur d’un TOS-1A. Le média le rapporte ainsi.
Le lanceur portait déjà une cage, un grillage soudé au-dessus des tubes que l’on voit sur ces engins depuis avril 2023 et qui, selon le média, ne pouvait pas couvrir entièrement une machine aussi volumineuse.
La cage ne couvrait pas tout. Le drone est passé.
Vingt-quatre roquettes à bord. Elles ont détoné. Les trois membres d’équipage ont perdu la vie, selon Defense Express.
Le dossier ne donne pas leurs noms. Il ne donne pas l’endroit.
Huit pertes, à l’époque
Ce jour-là, le média relaie le compte d’Oryx. Huit TOS-1A perdus depuis février 2022. Quatre détruits, trois capturés, un endommagé.
Huit en septembre 2023. Trente-six en septembre 2026.
Entre les deux, les petits drones ont rempli le ciel. Euromaidan Press date le tournant de 2023.
Le premier réflexe russe a été le grillage. Il a brûlé avec le reste.
Le premier acier posé sur les tubes n’a rien retenu.
Quarante-huit
Ce que l’armée américaine conclut
Le TRADOC estime le parc russe d’avant-guerre à 48 lanceurs.
Une partie seulement est entrée en Ukraine. Au 28 mai 2024, le document relaie environ 15 engins endommagés, capturés ou détruits.
Puis une phrase que Rostec ne cite pas. Malgré ses capacités, le TOS-1A a eu peu ou pas d’effet sur l’issue de la guerre. La raison tient dans la portée. Le document le dit, pas moi.
Le lanceur relève des troupes de protection NBC russes. On le prête aux brigades de manœuvre contre des positions fixes, en ville ou en montagne.
Kreminna, juin 2023
Le même document donne un fait qui dérange notre camp.
En juin 2023, les forces ukrainiennes emploient au moins un TOS-1A capturé. Près de Kreminna, région de Louhansk, contre des positions russes.
Euromaidan Press le confirme. Un lanceur retourné contre ses anciens servants.
La munition ne change pas de nature en changeant de main. Le dossier ne contient aucune position de HRW sur ce tir.
Le fait reste ici, à sa place.
L’arme sans effet sur la guerre a servi des deux côtés.
Un à la fois
Sous le feu de l’artillerie
Les Russes ont changé la manœuvre.
Le TRADOC le décrit. Un seul lanceur monte vers le front à la fois. L’artillerie russe couvre son déplacement jusqu’à la position de tir.
Avant, ils arrivaient à découvert. Ils se garaient. Ils tiraient.
Maintenant, un engin. Un rideau d’obus. Une salve. Et le retour, si le retour existe.
Le but est écrit noir sur blanc. Réduire la probabilité de détection.
Bakhmout, la brèche de 300 mètres
Le meilleur jour du TOS-1A, Euromaidan Press le situe à Bakhmout.
Début avril 2023, écrit le média en citant des analystes américains, des équipages tirent à travers la Bakhmoutka sur des positions ukrainiennes retranchées, et la ligne s’ouvre sur 300 mètres.
Les mercenaires de Wagner s’y engouffrent. Ils couvrent 1,25 kilomètre en une journée.
À Pavlivka, même mécanique. La localité tombe, après cinq mois et deux brigades d’infanterie de marine russes usées.
Le document du TRADOC, lui, ne contient pas ces deux scènes. Elles restent au compte d’Euromaidan Press.
Trois cents mètres de brèche. Pour une arme qui doit se cacher pour approcher.
Ce qu’elle ouvre en un jour, elle le paie en lanceurs.
Ce que Rostec livre en novembre
Le 13 novembre 2024
Rostec annonce un jour de fête, deux ans de suite.
Le 13 novembre 2024, jour des troupes de protection radiologique, chimique et biologique, le conglomérat annonce un lot de TOS-1A. TASS reprend le communiqué.
Rostec écrit que les engins portent un complexe anti-drone modernisé. Développé sur l’expérience du combat.
L’expérience du combat, c’est le compte d’Oryx. Le communiqué ne le formule pas comme ça.
Le même texte vante la salve. Jusqu’à 40 000 mètres carrés couverts en quelques secondes. Positions fortifiées, postes de pilotage de drones, personnel, blindés.
Personnel. Le mot est de Rostec.
Le 13 novembre 2025
Un an plus tard, même jour, même fête. Nouveau lot.
Army Recognition, Militarnyi et Defence Blog reprennent le communiqué, qui parle de modules de protection combinée posés sur la section lanceur pour couvrir l’hémisphère supérieur contre divers types de drones.
Le fabricant ajoute deux qualificatifs. L’un des systèmes les plus efficaces de l’inventaire russe. Sans équivalent direct. Le TRADOC dit peu ou pas d’effet. Rostec dit sans équivalent. Les deux phrases existent.
Un engin du lot porte une dédicace au général Igor Kirillov, ancien chef de ces troupes, rapporte Defence Blog.
Deux fêtes, deux lots, et une liste qui s’allonge entre les deux.
La caisse qui s'ouvre
Une coque soudée d’usine
Euromaidan Press décrit l’objet le 23 août 2026. David Axe signe.
Les TOS-1A les plus récents arrivent dans une coque d’acier soudée. Elle enferme les 24 tubes et leurs roquettes. Elle se soulève quand les tubes s’élèvent pour tirer.
Ce n’est plus le grillage des régiments. C’est un carénage d’usine, conçu pour ça.
La fonction reste la même, écrit le média. Mettre quelque chose entre le drone et ce qui compte. Ce qui compte, dans cette phrase, ce sont les tubes.
Saratov, août 2026
Les images qui circulent en août viennent d’un champ de tir de la région de Saratov, en Russie. Loin du front.
Euromaidan Press reconstitue la suite. Une variante montrée en avril 2024. Un kit de série sur le lot de novembre 2025. Puis la coque.
Le média compare aux chars-tortues russes, ces engins sous carapace qui encaissent parfois des dizaines d’impacts de drones avant que la carapace cède, que le char perde une chenille ou sa motorisation et s’arrête là où il est.
Quand la coque d’un TOS-1A cède, ce sont 24 roquettes de 217 kilos qui attendent le drone suivant.
Le dossier ne contient aucun TOS-1A à coque d’usine touché à ce jour. Il n’en contient aucun filmé au front non plus.
Une arme de 44 tonnes se blinde contre un objet minuscule.
Quatre impacts à Bielgorod
La 72e brigade, en territoire russe
Le 4 février 2026, un message des Forces terrestres ukrainiennes.
Des pilotes FPV de la 72e brigade mécanisée ont trouvé un TOS-1A dans la région de Bielgorod. En Russie. Pas en territoire occupé.
Quatre impacts, écrit le communiqué. Puis la détonation de la charge thermobarique.
Les Forces terrestres estiment l’engin à plus de 10 millions de dollars. Le chiffre est le leur. Personne d’indépendant ne l’a vérifié.
Ukrainska Pravda reprend l’annonce le même jour.
Dix-huit avril, deux mots
Le 18 avril 2026, Robert Brovdi écrit sur Telegram. Il commande les Forces de systèmes sans pilote.
Des pilotes de la 414e brigade, les Oiseaux de Madiar, et de la 412e, Nemesis, ont détruit un TOS-1A, écrit-il, dans la partie occupée de la région de Zaporijjia. Le groupe Lasar’s Group s’ajoute dans une mise à jour.
Son message tient en un mot, après le nom de l’arme. « Était. »
Interfax-Ukraine et Defense Express relaient. Le message renvoie vers un tableau public de résultats, tenu en ligne par ses forces.
Une vitrine, donc. Des deux côtés, on affiche.
Le dossier ne précise pas si ces deux lanceurs portaient une coque d’usine.
Il a fallu un drone pour que l’arme change de forme.
Quarante mille mètres carrés
Six secondes
Une salve complète dure 6 secondes par paires de tubes. Douze, tube à tube. La fiche technique le donne.
À portée maximale, elle couvre jusqu’à 40 000 mètres carrés. Rostec reprend le chiffre dans ses communiqués.
Quarante mille mètres carrés, c’est un carré de 200 mètres de côté. Quatre hectares.
Un pâté de maisons avec ses cours.
Euromaidan Press écrit que le carburant, une fois enflammé, monte à 3 000 degrés Celsius et se répand au sol, dans les bâtiments et les abris.
Le chiffre des degrés est celui du média. La fiche technique ne le donne pas.
Lyman, mai 2022
Euromaidan Press situe une salve en mai 2022.
Des TOS-1A postés sur des hauteurs dominant Lyman, région de Donetsk, font pleuvoir le feu sur la ville, et quelques jours plus tard les troupes russes l’occupent, temporairement.
Le dossier ne dit pas qui se trouvait sous les hauteurs. Il ne donne aucun bilan pour Lyman.
Le TRADOC écrit que l’arme sert contre des positions fixes, en particulier en zone urbaine. Positions fixes, en ville, cela veut dire des immeubles.
Quatre hectares en six secondes. Une ville en dessous.
La fiche compte la surface. Personne ne compte ce qu’il y a dessus.
Une étude de 1993
Ce que la DIA écrit des poumons
Human Rights Watch a lu ces études depuis longtemps.
Le 15 février 2000, l’organisation publie une note sur les explosifs air-carburant, après leur emploi russe en Tchétchénie. Elle cite une étude de la Defense Intelligence Agency datée de 1993.
Ce qui cause la mort, écrit la DIA, c’est l’onde de pression. Et surtout la dépression qui la suit. Elle rompt les poumons.
Le carburant qui n’a pas détoné est toxique. Il brûle. Il s’inhale.
HRW liste le TOS-1 parmi les lanceurs de ces charges. Des images de Grozny, le 24 décembre 1999, montrent ce qui ressemble à son emploi en banlieue.
Conscients pendant qu’ils suffoquent
La même note cite une étude de la CIA.
Près du point d’ignition, les personnes sont anéanties. En périphérie, les blessures sont internes, donc invisibles. Tympans rompus. Oreille interne écrasée. Commotions. Poumons et organes internes rompus. Cécité possible.
Un document de la DIA va plus loin. Il évoque des victimes qui restent conscientes pendant qu’elles suffoquent.
Ce sont des mots d’agences américaines, cités par une ONG, sur ces charges. Aucun n’est de moi. Aucun n’est un jugement.
Le TRADOC, en 2024, conseille aux services médicaux de se préparer aux blessures graves d’une explosion thermobarique, vingt-quatre ans après la note de HRW, qui décrivait déjà ces blessures.
L’acier couvre les tubes. Pas les poumons.
Rostec blinde ce qui tire. La note de 2000 décrit ce qui reçoit.
Trente ans de littérature, et la même onde.
Pas une arme interdite
HRW, 7 mars 2022
Le droit ne l’interdit pas. HRW le répète.
Le 7 mars 2022, onze jours après l’invasion élargie, l’organisation publie une note sur les armes à effet de souffle renforcé en Ukraine, parce qu’elles apparaissent déjà sur des photos et des vidéos des forces russes.
Ce ne sont pas des armes incendiaires au sens du droit. Elles ne sont pas prohibées.
La note décrit le TOS-1A. Une salve de 24 roquettes, jusqu’à 6 à 8 kilomètres. Puis elle pose la limite. Ces armes se prêtent à un usage indiscriminé, surtout dans ou près des zones peuplées.
Les caves
HRW écrit qu’elles blessent et font mourir davantage dans les bâtiments, les caves et les grottes. Là où on se cache d’un bombardement.
En ville, il est très difficile d’en limiter l’effet aux combattants. Et il est pratiquement impossible aux civils de s’en abriter. Les deux phrases sont de l’organisation.
La note de 2000 disait déjà que les forces devaient s’abstenir d’employer ces charges près des centres de population.
Vingt-deux ans entre les deux notes. Grozny, puis Lyman.
Le mot indiscriminé n’est pas une qualification pénale. Aucun tribunal cité dans ce dossier ne s’est prononcé sur une salve de TOS-1A.
Légale, dit le droit. Sans abri possible, dit l’ONG.
Omsk livre encore
Quatre lots annoncés
Trente-six pertes sur un parc de 48. La soustraction tente.
Elle ne tient pas, et le dossier dit pourquoi.
Euromaidan Press liste les lots sortis d’Omsktransmash, annoncés par sa maison mère Uralvagonzavod. Septembre 2022. Novembre 2022. Novembre 2024. Novembre 2025.
Le nombre d’engins par lot n’est pas public. Le média suppose des dizaines. Il le dit comme une supposition.
Oryx compte ce qui brûle.
Personne, dans ce dossier, ne compte ce qui sort d’usine.
Plusieurs dizaines d’ici fin 2026
Le 31 mars 2025, le district militaire de Moscou annonce ses livraisons. TASS reprend.
Plusieurs dizaines d’engins pour ses troupes NBC d’ici la fin de 2026. Dont des TOS-1A et des TOS-2.
Le communiqué ajoute que ces matériels ont prouvé leur efficacité en Ukraine. Le TRADOC avait écrit le contraire dix mois plus tôt.
La notice encyclopédique attribue 39 exemplaires à la Russie. Elle ne dit pas à quelle date. Elle ne dit pas lesquels sont neufs.
Alors le rapport de force ne se lit pas dans la soustraction. Il se lit dans la forme de l’engin.
On remplace ce qu’on perd, et on le livre sous carapace.
Quinze tubes, vingt-quatre kilomètres
Le Dragon du 15 février
Le TOS-3 Dragon existe déjà.
Defense Express le repère le 15 février 2026 dans des images du ministère russe, qui le présentait comme un TOS-1A.
Quinze tubes au lieu de 24. Une portée annoncée de 15 à 24 kilomètres. Une cage, un brouilleur Volnorez, un double grillage, un bouclier courbe sur les tubes. Moins de roquettes, plus loin. L’aveu est dans le dessin.
Le média nomme le défaut clé du TOS-1A. Six kilomètres, en vue directe. Le Dragon corrige la distance.
La réponse bon marché
Uralvagonzavod annonce aussi un TOS-1A modernisé sur châssis T-80, en fin d’essais. Portée accrue, sans chiffre.
L’analyste Alexey Tarasov, cité par Euromaidan Press, attend des roquettes vers 15 à 20 kilomètres, comme le TOS-2 à roues.
D’ici là, écrit le média, les équipages ont une caisse d’acier.
Le blindage est la réponse bon marché, écrit Euromaidan Press, et la vraie réponse est un lanceur qui n’a pas à se garer à 6 000 mètres d’un pilote de drone. La formule est du média. Le dossier la soutient.
Ce que la coque dit du rapport de force tient en une ligne. Le drone impose sa distance. Le lanceur n’a pas encore la sienne.
Le blindage tient le temps que la portée arrive.
Ce que l'acier avoue
Trois hommes sous une coque
Tout se tient en trois chiffres.
Six mille mètres de portée. Trente-six lanceurs perdus sur photo. Quarante mille mètres carrés par salve.
La coque soudée répond aux deux premiers. Elle ne touche pas au troisième.
Trois hommes sous une coque, dans une zone que les drones tiennent, avec cinq tonnes de roquettes derrière eux. Le dossier ne dit pas ce qu’ils en pensent. Le communiqué de Rostec n’en parle pas.
Et sous la salve, toujours, les caves de HRW.
Ce qui reste dû
Alors, combien de coques d’acier faudra-t-il souder avant qu’un lanceur cesse d’avoir besoin de six kilomètres ?
Le Dragon a quinze tubes. Le T-80 est en essais. Les lots de novembre continuent.
Les drones ukrainiens, eux, n’ont pas attendu la caisse pour trouver Bielgorod.
La note de 2000 reste en ligne. Personne ne l’a blindée.
L’acier va au côté qui tire.
Signé Maxime Marquette, chroniqueur
Sources :
Sources Primaires :
Oryx, pertes documentées de TOS-1A russes, 4 septembre 2026
US Army TRADOC, emploi russe des armes thermobariques, 28 mai 2024
Human Rights Watch, armes à effet de souffle en Ukraine, 7 mars 2022
Human Rights Watch, explosifs air-carburant russes en Tchétchénie, 15 février 2000
Robert Brovdi, TOS-1A détruit en région de Zaporijjia, 18 avril 2026
Forces terrestres ukrainiennes, TOS-1A détruit en région de Bielgorod, 4 février 2026
TASS, Rostec livre des TOS-1A à protection anti-drone, 13 novembre 2024
TASS, nouveau lot de TOS-1A pour les troupes NBC, 31 mars 2025
Sources Secondaires :
Euromaidan Press, le TOS-1A protégé par des coques d’acier, 23 août 2026
Army Recognition, nouveau lot de TOS-1A anti-drone, 14 novembre 2025
Militarnyi, Uralvagonzavod livre un lot de TOS-1A modernisés, 14 novembre 2025
The Defense Post, Rostec livre des TOS-1A améliorés, 18 novembre 2025
Defence Blog, nouveau lot de lance-roquettes thermobariques russes, 14 novembre 2025
Defense Express, un drone FPV détruit un TOS-1A protégé, 3 septembre 2023
Defense Express, le TOS-3 Dragon repéré au combat, 15 février 2026
Defense Express, des drones détruisent un TOS-1A en Zaporijjia, 19 avril 2026
Interfax-Ukraine, Brovdi annonce la destruction d’un Solntsepiok, 18 avril 2026
Ukrainska Pravda, des troupes ukrainiennes détruisent un TOS-1A, 4 février 2026
Missilery.info, fiche technique du système TOS-1A, 4 septembre 2026
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