Un chef de l’opposition russe attendu
Le jour de l’Indépendance tombe un 24 août.
La SBU situe là l’attentat qu’elle dit avoir déjoué. Commandé par le FSB, écrit-elle. Contre un chef de l’opposition russe attendu en Ukraine.
Elle ne le nomme pas. Des médias ukrainiens, cités par Meduza, avancent le nom d’un ancien commandant de terrain tchétchène. La SBU ne confirme rien.
Selon le communiqué, le commandant adjoint devait préparer cet attentat, et il aurait reçu, au fil de ses échanges avec des représentants des services russes, la tâche d’éliminer d’autres militaires des Forces de défense contre une récompense en argent.
Deux missions dans un seul téléphone.
La SBU dit avoir trouvé dans son téléphone une correspondance avec un représentant du FSB. Elle dit avoir remonté toute la chaîne.
Personne hors de la SBU n’a examiné ce téléphone. Elle publie des images. Elle les présente comme preuves. Aucun tiers ne les expertise. Le FSB, lui, n’a pas réagi. Le Moscow Times le note.
Kaplunov dit avoir été emmené le 23. La veille du jour visé.
Une vidéo avec un grand sac
Le RDK a sa propre pièce. Le 1er septembre à 6 h 33, temps universel, il publie sur Telegram. Signé du chef d’état-major, Oleksandr Fortuna. Son commandant adjoint a été enlevé par des inconnus dans la cour de sa maison, écrit-il. Il y a quelques jours.
Le RDK dit avoir alerté le HUR, la SBU et le Bureau d’État des enquêtes, le DBR. Sans réponse sur le lieu ni sur les accusations. Il informe les ombudsmans. Ses avocats écrivent.
Un mois plus tôt, Kaplunov recevait une décoration. Le message le rappelle. Il compte 479 000 vues au 4 septembre.
Le 3, le RDK ajoute une vidéo. Il la date du 24 août. Des hommes non identifiés, un grand sac, la direction de l’appartement. C’est la légende du RDK. Aucun tiers n’authentifie les images. Le RDK dit les avoir remises au DBR.
Un complot dans un téléphone, un sac dans une vidéo.
La perquisition de nuit
Vingt-trois heures, rive gauche
Des agents ramènent Kaplunov chez lui. Sans lui dire qu’une perquisition suit, selon lui. Denis Kapustin commande le RDK. Il raconte la suite à ZN.ua, le 4 septembre. Vers 23 h, le 1er septembre, des agents de la SBU amènent Kaplunov à son appartement. Ils y trouvent des membres du RDK.
Ils forcent les portes, dit-il. Puis ça se règle.
Le commandant de l’unité Timur du HUR est là, il négocie sur place avec le commandant d’Alpha, l’unité spéciale de la SBU, et il le remerciera publiquement le lendemain soir pour être venu en personne.
L’avocat, Taras Borovskyi, pose une question. Le Kyiv Independent la rapporte. Pourquoi perquisitionner le 1er un homme détenu, selon lui, depuis le 23 août ?
Il affirme n’avoir vu aucun mandat. Et n’avoir pas pu entrer. La SBU n’a rien publié sur ce point.
Le Kyiv Post situe la rue. District de Dniprovskyi, rive gauche de Kyiv.
Huit heures, le lendemain
Vers 8 h, tout explose de nouveau. Le mot est de Kapustin.
La SBU décrit une attaque armée contre son groupe opérationnel. Des voitures qui bloquent le passage. Alpha qui intervient. Des armes utilisées pour faire cesser une résistance armée.
Le commandant de Timur décrit autre chose. D’autres agents de la SBU, sans lien avec Alpha, arrêtent des membres du HUR. Ils ouvrent le feu sans avertissement, dit-il. Sur des hommes non armés, à qui il avait ordonné de ne pas réagir.
Kapustin nuance son propre camp. Les membres du RDK portaient surtout leur pistolet de service. La SBU, des fusils d’assaut et des tenues de combat.
Les tirs, selon lui, visaient les pieds. Chaotiques, plus que dirigés.
Le HUR n’a pas riposté, affirme-t-il. La SBU dit avoir saisi des armes et des documents sur les personnes détenues.
Deux comptes rendus d’une même porte, et aucun trottoir neutre.
Trois blessés
Une artère, selon l’avocat
Trois militaires du HUR touchés. Le chiffre vient de leur camp.
L’avocat Borovskyi le détaille à Ukrainska Pravda, le 2 septembre. Le Kyiv Independent le reprend le jour même.
Une balle touche un homme à la jambe et sectionne une artère. Il se vidait de son sang, dit l’avocat, et se trouvait dans un état très grave dans un établissement médical ; l’avocat affirme qu’il se trouvait lui-même sur les lieux.
Un deuxième en état grave. Un troisième plus légèrement. Kapustin compte autrement : un léger, deux moyens à graves.
Une artère, ça ne se soigne pas sur un trottoir.
Ce que la SBU ne compte pas
La SBU écrit qu’il y a des blessés. Parmi ceux qui résistaient. Elle ne donne pas de nombre. Elle ne dit pas non plus si l’un des siens a reçu une balle. Aucune pièce ne le dit.
Le DBR est intervenu sur place, écrit le Kyiv Post. Il a fait décharger les armes des deux côtés.
Le nom des trois hommes ne figure nulle part. Leur état au 4 septembre non plus.
Ce sont des balles ukrainiennes. Dans des militaires du HUR. Sur un trottoir de Kyiv.
On sait qui saigne, on ne sait pas qui visait.
Aucune mesure préventive
Trois mots du 3 septembre
Trois mots, au milieu du communiqué.
Aucune mesure préventive. La SBU ne demande donc ni détention ni contrainte. C’est ainsi que la phrase se lit.
La raison, selon la SBU : il reconnaît les contacts. Il coopère.
Le même communiqué décrit un homme chargé de préparer un attentat. Et d’éliminer des militaires ukrainiens contre rémunération.
Cet homme rentre chez lui. Sans juge. Sans chef d’accusation.
Deux lectures, au moins. Ou la pièce est plus mince que le communiqué. Ou la coopération vaut plus que l’accusation.
Le dossier ne tranche pas, et rien dans les textes publiés par la SBU ne permet de savoir si un procureur, un juge ou un enquêteur extérieur au service voit la correspondance qu’elle dit tenir.
Libre, sans accusation
Au 3 septembre, Kaplunov est libre. Son avocat et le RDK le disent. Le Kyiv Post et le Kyiv Independent l’écrivent aussi : aucune accusation formelle.
La SBU diffuse sa vidéo d’aveu. L’avocat dit que le tournage s’est fait en détention, sous pression, torture et menaces de mort. Meduza et le Kyiv Independent rapportent ses mots.
Ses propres mots varient. Au Kyiv Post : aucune force physique, sauf à l’enlèvement. Dans sa vidéo, rapportent le Kyiv Independent et Meduza : une pression physique et psychologique.
La vidéo reste en ligne. Le démenti aussi. Sa déclaration officielle, publiée par le RDK le 3, compte 125 000 vues au lendemain.
Le Kyiv Independent demande à la SBU de répondre aux allégations de l’homme. Pas de réponse à l’heure de publier.
Deux vidéos face à face, et aucune salle d’audience.
La cible devenue suspect
Le 2 septembre, une source
Vingt-quatre heures. Un renversement.
Le 2 septembre, le Kyiv Independent écrit qu’une source des Forces de défense désigne la cible du complot. C’est Kaplunov.
Sa première phrase parle de lui comme d’une figure de l’opposition russe. Ce matin-là, l’homme est celui qu’on protège.
Le même jour, la SBU parle d’une attaque contre un chef de l’opposition. Sans nom. Le parquet publie un texte identique, note le Kyiv Post.
Le 3 septembre, la SBU
Le lendemain matin, le commandant adjoint du RDK n’est plus la cible. Il est celui qui devait frapper.
La SBU ne le nomme toujours pas. Elle écrit « la personne indiquée ». Son unité, son avocat et les médias mettent le nom dessus.
Même homme, même complot, deux rôles en un jour.
Aucun texte ne dit si la source des Forces de défense se trompait le 2, si le Kyiv Independent la comprenait mal, ou si la SBU déplace sa version entre le communiqué du 2 et celui du 3.
Trois explications. Aucune pièce pour en choisir une.
Ce que le dossier montre, c’est la chronologie. Elle suffit.
Protégé le matin, suspecté le lendemain, sans que rien ne soit jugé.
Le décret 868
Une phrase, le 2 septembre
Une phrase. Un nom. Une date.
Le décret 868/2026, signé le 2 septembre, démet Oleh Khramov. Chef du Département de protection du secret d’État et des licences de la SBU. Ukrinform le relaie le soir même.
Le décret ne donne aucun motif. Il ne cite ni la fusillade, ni Kaplunov, ni le HUR.
Le Kyiv Independent le relie à l’affaire. Le texte présidentiel, lui, ne relie rien.
Un chef de département part. Ce qu’il a fait, ou pas fait, n’est écrit nulle part.
Le président, le soir du 2
Volodymyr Zelensky parle le soir du décret. « Une situation absolument honteuse », dit-il. Le procureur général et le DBR établiront les faits.
Il réclame des responsabilités. Des décisions de personnel. Des enquêtes internes dans les deux organes.
Puis une phrase : en Ukraine, on ne tire que sur l’occupant russe. Al Jazeera et le Kyiv Independent la citent.
Son conseiller Dmytro Lytvyn confirme les deux unités. Le président rappelle à l’ordre les deux chefs. Il leur ordonne d’informer le public.
Kyrylo Budanov dirige le Bureau du président. Il vient du HUR, qu’il dirigeait. Il parle d’enquête impartiale, puis dit que personne n’a le droit d’enlever des militaires impunément ni d’ouvrir le feu dans les rues. Le Kyiv Post le rapporte.
Kaplunov affirme que la SBU voulait l’impliquer, lui, Budanov. C’est une allégation. Elle n’est vérifiée par personne. Elle change la lecture de la phrase.
Un décret sans motif, un rappel à l’ordre, et deux chefs qui parlent après.
Campagne de désinformation
Le texte du HUR ne nomme personne
Le HUR parle. Sans dire de quoi. Le 3 septembre, son site publie un avis, le jour même des deux communiqués. Une campagne ciblée de désinformation se déploie, écrit-il. Pour discréditer le renseignement militaire et ses unités combattantes.
Les organisateurs de cette campagne prévoient, selon le HUR, de recourir à des médias, à des blogueurs et à des chaînes Telegram à la réputation douteuse, y compris contre rémunération, et le service demande aux journalistes sollicités de saisir les forces de l’ordre.
Ne croire que les sources officielles. C’est la consigne.
Le texte ne contient pas le mot SBU. Ni le nom Kaplunov. Ni le mot fusillade.
Le service compte trois hommes touchés. Il publie, ce jour-là, un avis sur des blogueurs.
Timur, la veille au soir
La veille au soir, l’unité disait davantage.
Le 2 septembre à 19 h 45, temps universel, le canal du RDK publie la déclaration du commandant de l’unité Timur. L’unité remet la vidéo à Radio Svoboda.
Enlevé en plein jour. Par des employés de la SBU. Détenu sans accusation officielle. Ce sont ses mots, traduits.
Il remercie le commandant d’Alpha, venu en personne. Il accuse d’autres agents d’avoir tiré. Il dit faire confiance au parquet et au DBR.
Il termine par un hommage. Aux spécialistes tombés du HUR, de la SBU et des autres forces. La phrase est dans le message.
Le site officiel dit désinformation. L’unité dit SBU. Le lecteur a les deux textes. Le HUR n’en réconcilie aucun.
Deux registres pour une même maison, et aucun pont entre les deux.
Deux suspicions
L’article 365 et l’article 348
L’arbitre parle à 15 h 53, le 3.
Ruslan Kravchenko est procureur général. Il publie sur Telegram. Il notifie une suspicion à deux personnes.
Un employé de la SBU, pour l’article 365, paragraphe 2. L’abus de pouvoir d’un agent, avec violence ou arme.
Un militaire du HUR, pour l’article 348. L’atteinte à la vie d’un agent des forces de l’ordre.
Le DBR retient une troisième qualification, rapporte Ukrainski Novyny. L’article 345, paragraphe 3 : menaces ou violences contre un agent.
Un de chaque côté. Aucun nom. Aucun grade.
Le parquet ordonne des expertises. Elles doivent, écrit-il, donner des réponses nettes sur toutes les circonstances de l’usage des armes, sur l’origine des traces de tir et sur les autres pièces à conviction relevées sur les lieux.
Des versions qui diffèrent, dit le parquet
Le procureur écrit une phrase rare pour un parquet.
La société a entendu différentes versions, écrit-il. « Elles diffèrent substantiellement l’une de l’autre. » La tâche est d’établir les faits. De vérifier les actes et les déclarations de tous les participants. Tous les participants : la formule couvre les deux services.
Puis il ajoute : dès le 1er septembre, une enquête distincte s’ouvre. Sur la disparition d’un militaire du RDK. Les personnes impliquées, leurs motifs, l’itinéraire.
Ce n’est pas la SBU qui enquête sur elle-même. C’est le DBR, sous le parquet. C’est le mécanisme prévu. Il vient de démarrer.
Une suspicion par service, et le fond encore sur aucune table.
Onze heures dix
Un suspect qui coopère
Deux textes d’État. Un seul jour.
À 11 h 10, la SBU. Le militaire a reconnu des contacts avec le FSB. Il coopère. Aucune mesure préventive.
Elle décrit un homme qui parle avec ses enquêteurs. Pas un homme qu’on cherche. Le téléphone est dans le communiqué. Pas les yeux couverts, pas les nuits.
Le communiqué dit que le service mène des mesures de vérification avec sa participation. Il ne dit pas où l’homme passe la fin d’août. Il dit que cela n’aurait pas dû arriver. Et que le service aide le DBR.
Une disparition instruite depuis le 1er septembre
À 15 h 53, le parquet général. Une enquête distincte est ouverte depuis le 1er. Sur la disparition d’un militaire du RDK.
Les personnes impliquées dans sa disparition. Leurs motifs. Son itinéraire. Le trajet d’un homme, donc, et non plus son téléphone.
Le RDK avait alerté la SBU elle-même. Il l’écrivait le 1er au matin, sans avoir reçu d’information.
Quatre heures quarante-trois séparent les deux textes. Le premier tient un homme pour un suspect qui coopère avec ses enquêteurs. Le second instruit son absence comme une disparition. Des personnes à identifier. Des motifs. Un itinéraire.
Le même homme. Le même État.
Aucun des deux textes ne cite l’autre. Le président, le soir, les tient ensemble. Il parle des deux organes. Il ne dit pas lequel a raison.
Une main écrit vérification, l’autre, disparition.
Vingt heures seize
Les adjoints, pas les chefs
Le soir, l’allocution.
Le 3 septembre à 20 h 16, Zelensky dit avoir parlé au procureur général. Deux suspicions, un employé de chaque service.
Toutes les autres circonstances font l’objet de vérifications, dit-il, depuis le premier jour de toute cette histoire, parce qu’il importe que la vérité existe et que de telles situations ne se répètent pas.
Les chefs de la SBU et du HUR recevront une évaluation. Après une enquête de service.
Les adjoints responsables, eux, seront démis. Des deux côtés. Les deux structures doivent répondre, dit-il. Les deux ont agi comme il ne faut pas.
Il ne nomme aucun adjoint. Aucun texte public ne les nomme au 4 septembre.
Oleksandr Poklad dirige la SBU par intérim, écrivent le Kyiv Independent et le Kyiv Post. Kaplunov affirme que Poklad l’interrogeait lui-même, trois jours durant. Allégation. Personne ne la vérifie. Le président évaluera les chefs. Le mot inclut un intérimaire.
Ce que le dossier ne date pas
Même la date flotte.
Le parquet écrit que l’incident armé a eu lieu le 1er. La SBU publie le 2, en milieu de journée, sans dater l’incident. Le Kyiv Post et le Kyiv Independent placent les tirs au matin du 2.
Kapustin donne les deux. Vers 23 h le 1er, les portes. Vers 8 h le 2, les tirs. Deux jours pour un incident. Personne ne réconcilie.
Un homme qui rentre après neuf jours d’absence, une perquisition vers vingt-trois heures, des tirs à huit heures. La journée civile n’a pas suivi.
On démet des adjoints avant de savoir quel jour on écrit.
Les alliés
Un partenaire, deux canaux
Un service allié partagerait avec les deux.
La SBU fait le renseignement intérieur et la lutte contre les attentats. Le HUR fait le renseignement extérieur et la reconnaissance. C’est la répartition que le Kyiv Post décrit.
Depuis le 3, l’un affirme que l’autre abrite un homme en contact avec le FSB. L’autre affirme, par son unité, que le premier enlève et tire.
Un partenaire qui lit les deux communiqués n’a, dans ce dossier, aucun moyen documenté de savoir quel canal tenir pour sûr. C’est une déduction. Au 4 septembre, aucune réaction alliée.
Al Jazeera classe la chose parmi les inconnues. Personne, à l’Ouest, ne parle au lendemain. Ce silence est aussi une donnée.
Le coût, s’il existe, ne s’écrit pas encore. Il se lirait dans ce qu’un partenaire cesserait d’envoyer. Ou pas.
Ce que Moscou lit
Le FSB n’a rien dit. Le Moscow Times le note. Meduza couvre, comme lui. Le récit d’une querelle entre services ukrainiens voyage sans qu’on l’aide.
Qui en profite ? Si le complot tient, la SBU sort avec une opération réussie. Si l’enlèvement tient, le HUR sort avec l’abus d’un service rival.
Moscou, dans les deux cas, lit deux services ukrainiens qui s’accusent en public. Le bénéfice ne se prouve pour personne. Il n’a pas besoin de l’être pour être lu.
Le Kyiv Post prévient : il ne peut vérifier aucun des récits. Aucune partie. C’est l’état du dossier.
Deux communiqués partagés avec tout le monde, et un lecteur de trop.
Qui signe la vérification
Ce qui est dû à trois hommes
Neuf jours, ça se compte en nuits, en repas, en salaire. Pas en communiqués.
Une vérification a une date d’entrée et une date de sortie. Un lieu. Une porte qui se ferme, et une main qui signe.
La SBU écrit le mot, mais elle n’écrit ni la date, ni le lieu, ni le nom de celui qui signe pour garder un militaire à disposition pendant que son unité écrivait à la SBU pour demander où il était.
Le RDK dit avoir prévenu la SBU d’une disparition. La SBU dit avoir mené des vérifications avec l’homme. Les deux phrases peuvent être vraies en même temps. C’est le pire des cas : un service qui vérifie un homme pendant que son unité le cherche, et qui ne répond pas.
Trois hommes ont reçu des balles, dit leur camp. L’un dans la jambe, avec une artère ouverte, selon l’avocat. Leur état, deux jours plus tard, n’est écrit nulle part.
Deux personnes reçoivent une notification. Un employé de la SBU, un militaire du HUR. Leurs noms ne sont pas publiés. Les expertises sont en cours. Chaque trace de tir doit avoir une origine. Le parquet l’écrit.
Ce qui reste à trancher
Alors qui, dans cet État, signe la ligne qui dira lequel des deux services a écrit vrai sur le fond ?
Le parquet notifie deux suspicions, pour la fusillade. Il ne notifie ni un contact avec le FSB, ni un enlèvement.
Kaplunov est libre, sans accusation. Le dossier ne dit pas où il dort.
Sa vidéo d’aveu reste publiée par la SBU. Son démenti reste publié par son unité.
Le décret 868 tient en une phrase. L’avis du HUR ne nomme personne. Aucun allié ne parle. Deux lits d’hôpital au moins, selon l’avocat, et aucun bulletin.
Deux versions, un seul État, et personne n’a encore signé.
Signé Maxime Marquette, chroniqueur
Sources :
Sources Primaires :
SBU, opération contre un complot du FSB déjoué, 2 septembre 2026
SBU, communiqué sur l’incident avec le HUR, 3 septembre 2026
Ruslan Kravchenko, deux suspicions notifiées après la fusillade, 3 septembre 2026
Présidence de l’Ukraine, Zelensky annonce des sanctions de personnel, 3 septembre 2026
Présidence de l’Ukraine, décret de révocation d’Oleh Khramov, 2 septembre 2026
HUR, avis sur une campagne de désinformation, 3 septembre 2026
Corps des volontaires russes, enlèvement signalé de Kaplunov, 1er septembre 2026
Corps des volontaires russes, le commandant Timur dénonce la SBU, 2 septembre 2026
Corps des volontaires russes, déclaration vidéo de Kaplunov, 3 septembre 2026
Corps des volontaires russes, vidéo de l’enlèvement présumé, 3 septembre 2026
Sources Secondaires :
Kyiv Independent, la SBU accuse Kaplunov de liens FSB, 3 septembre 2026
Kyiv Independent, les retombées de la fusillade s’aggravent, 4 septembre 2026
Kyiv Independent, Zelensky démet un responsable de la SBU, 2 septembre 2026
Kyiv Post, versions contradictoires de la fusillade, 3 septembre 2026
Kyiv Post, chronologie de la fusillade de Kyiv, 2 septembre 2026
Al Jazeera, fusillade entre services de renseignement ukrainiens, 3 septembre 2026
Meduza, Kaplunov affirme avoir avoué sous la contrainte, 3 septembre 2026
The Moscow Times, l’Ukraine dit avoir déjoué un complot du FSB, 2 septembre 2026
ZN.ua, le commandant Kapustin livre sa version, 4 septembre 2026
NV, la SBU dit Kaplunov mandaté par le FSB, 3 septembre 2026
Fakty ICTV, deux participants notifiés de suspicions, 3 septembre 2026
Suspilne, conflit entre la SBU et le HUR, 3 septembre 2026
Ukrainski Novyny, le DBR enquête sous trois chefs, 3 septembre 2026
Ukrinform, Zelensky démet un chef de département SBU, 2 septembre 2026
LB.ua, la SBU explique le conflit avec le HUR, 3 septembre 2026
ZN.ua, la SBU présente des preuves contre Kaplunov, 3 septembre 2026
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