Huit couches, deux colonnes
« Avantage » est un mot de tribune. Il suppose un seul ciel. Il n’y en a pas.
Il y a la couche des usines. La portée. Le brouillage. La fibre. Les intercepteurs. Les réacteurs. Le prix. Et le front, où l’on compte les cibles.
Huit couches. Chacune a son chiffre, son locuteur et sa date.
La méthode tient sur une feuille. Russie à gauche, Ukraine à droite. Une ligne par couche. Sous chaque chiffre, qui l’a dit.
Le 90 % du 15 juillet
Le 15 juillet 2026, jour de l’État ukrainien, Zelensky affirme que ses intercepteurs abattent au moins 90 % des Shahed. La présidence publie le texte.
Le 1er septembre, le porte-parole de la force aérienne donne plus de 60 % sur les réactifs. UA.News le rapporte.
Les deux chiffres peuvent tenir ensemble. Tout indique qu’ils ne mesurent pas la même couche.
Le premier parle des Shahed à hélice. Le second, du réacteur.
Lire un pourcentage sans sa couche, c’est lire une température sans savoir si c’est l’eau ou l’air.
La règle, donc. Dater le chiffre. Nommer la couche. Nommer la bouche.
Un tableau ne désigne pas un vainqueur, il tient un compte.
Dix millions par an
La tribune du 15 juillet
Colonne de droite, d’abord.
Le même 15 juillet, Zelensky rappelle le premier plan national. Un million de drones par an. Puis il donne le chiffre du jour : dix millions par an. Et vingt millions à venir.
Le Kyiv Post ajoute le décor. Dix fabricants en 2022. Plus de cinq cents en 2025. Meduza donne le même ordre à l’été 2026.
Le vice-ministre Mstyslav Banik dit à l’Assemblée parlementaire de l’OTAN, en juin, que l’industrie peut monter à vingt millions. Avec le financement. Le Kyiv Post le rapporte. Le financement n’est pas dans le chiffre.
Huit millions de FPV, dit le Conseil
Le Conseil national de sécurité et de défense écrit, le 23 janvier 2026, que la capacité dépasse huit millions de FPV par an. Plus de 160 entreprises. Le même document attribue aux FPV 60 % des pertes russes.
Dix millions un jour de fête. Huit millions de capacité en janvier. Le chiffre livré cette année, personne ne le publie.
Capacité, plan, livraison. Trois mots qui se ressemblent. Le tableau n’en retient qu’un par ligne.
La colonne de droite est pleine. Ceux qui la remplissent sont ceux qui l’écrivent.
Un chiffre de fête se lit avec sa date.
Sept virgule trois millions
Le Telegram de Syrskyi, 8 mai
Colonne de gauche. Le 8 mai 2026, Oleksandr Syrskyi, commandant en chef, écrit sur Telegram que la Russie prévoit 7,3 millions de drones FPV pour l’année. Et 7,8 millions de charges de combat. Le Kyiv Post le rapporte. Le Moscow Times refait le calcul : environ 20 000 unités par jour.
Rosstat, l’office russe de statistiques, ne compte pas les drones à part. Il compte les aéronefs. Plus 117 % sur un an en avril. Plus 78 % sur quatre mois. Bloomberg, puis le Moscow Times, reprennent.
Un chiffre ukrainien sur la Russie. Un chiffre russe sans détail. La ligne reste ouverte.
Onze mille en août
Le 10 août, le général Vadym Skibitskyi, adjoint du renseignement militaire, donne un autre compte à RBC-Ukraine. Onze mille drones d’attaque prévus en août. Geran-1 à Geran-5, Garpiya, Gerbera.
Ce sont les drones de longue portée. Pas les FPV du front.
L’ISW reprend le chiffre le même jour.
Sur cette ligne, le dossier n’a rien à mettre en face. Aucune source ne publie la production ukrainienne de longue portée en unités mensuelles.
La case de droite reste vide. Pas un zéro. Un blanc.
Sept millions contre huit ou dix : parité déclarée, des deux côtés, par Kyiv. Onze mille contre un blanc : avantage russe sur le papier, et le papier est ukrainien.
La colonne de gauche est écrite par la colonne de droite.
Quinze à vingt-cinq kilomètres
La bande que l’ISW mesure
La portée se mesure depuis la tranchée.
L’ISW appelle zone de mort la bande où les drones de frappe et de reconnaissance saturent l’air. Le 14 août, l’institut la situe entre 15 et 25 kilomètres de la ligne de front.
Et il ajoute qu’elle va s’étendre.
Jamestown, en juin, donne 25 kilomètres.
Le même texte décrit le centre russe Rubicon, créé le 2 août 2024, qui vise des positions ukrainiennes de 10 à 40 kilomètres derrière la ligne.
Vingt-cinq kilomètres, c’est la moitié de l’île de Montréal. Sur toute cette largeur, l’institut parle de risque élevé.
Cinquante kilomètres de fil, quarante sans fil
Le 10 août, l’ISW relève des FPV russes à fibre optique d’une portée de 50 kilomètres. Le 2 août, Dmytro Putiata, ancien militaire ukrainien, documente un FPV russe abattu. Radio à sauts de fréquence. Capable de voler jusqu’à 40 kilomètres en profondeur, à travers le brouillage. L’ISW le rapporte le 14.
Côté ukrainien, le commandant des Forces de systèmes sans pilote, Robert Brovdi, annonce des frappes sur des sous-stations électriques en zones occupées. De 17 à 126 kilomètres du front. L’ISW le note le 14 août.
Cinquante d’un côté. Cent vingt-six de l’autre. Pas les mêmes appareils.
Sur la portée du drone de tranchée, le fil le plus long du dossier est russe, ce mois-ci. Sur la portée du drone de profondeur, l’Ukraine frappe plus loin, ce mois-ci. Deux lignes, pas une.
La portée dépend de ce qu’on tient au bout.
Le brouilleur perd
Deux août, un drone à sauts de fréquence
Le brouillage a longtemps été le mur.
Un FPV parle radio. On coupe la radio, il tombe. C’est la couche des brouilleurs de tranchée et des camions de guerre électronique.
Le drone du 2 août change de fréquence en vol. Le brouilleur cherche une note ; le drone en joue cent. L’ISW décrit une technique qui évite le brouillage ukrainien.
Pas la première brèche. À l’automne 2024, écrit l’ISW, les forces russes commencent à voler au bout d’un fil de fibre optique. Rien à brouiller. Il n’y a plus de radio.
Ce que la fibre ne demande plus
La réponse ukrainienne que l’ISW retient n’est pas un meilleur brouilleur. C’est l’intercepteur.
Quand on ne peut plus couper le signal, on abat l’appareil.
Chaque camp a la fibre, écrit Meduza. Les sauts de fréquence, le dossier ne les voit que d’un côté, sur un appareil, le 2 août. Il ne donne pas la part de FPV russes qui passent, ni celle des FPV ukrainiens.
Alors qui a l’avantage dans le brouillage ? Personne. Le brouilleur perd contre les deux techniques.
Une ligne du tableau écrite à l’encre grise.
On ne coupe pas un fil avec une onde.
Treize mille tonnes
L’automne 2024, côté russe
La fibre a une date et un camp. L’automne 2024, les forces russes, selon l’ISW. Jamestown note que le centre Rubicon en emploie pendant les opérations de Koursk.
Meduza écrit, le 29 juillet 2026, que le seul modèle russe KVN atteignait 50 000 unités par mois en septembre 2025. Un modèle.
L’Ukraine, en novembre 2025, produisait quatre millions d’unités par an, selon la même enquête. Combien au bout d’un fil, elle ne le précise pas.
Il y a un an, écrit Meduza, la Russie avait le dessus sur la fibre. Quand l’Ukraine a suivi, aucune source ne le date.
La parité de juillet 2026
Puis l’écart se ferme.
Yaroslav Hryshyn cofonde General Cherry, un fabricant ukrainien. Il estime, cité par Meduza, qu’en juillet 2026 les deux camps ont atteint la parité sur le champ de bataille.
Un fabricant qui parle de son produit. La part exacte n’existe pas dans le dossier.
Ce qui existe, c’est le poids. Plus de 13 000 tonnes de câble déposées sur le front en 2024 et 2025, selon les calculs préliminaires de Lyudmyla et Oleksii Antypenko. À 96 % d’acrylique et de fluoropolymères. De 400 à 1 200 ans pour se décomposer.
Un fil par drone. Un drone par sortie. Le fil reste dans le champ après la sortie.
Sur la fibre, la Russie a eu l’avance. Elle ne l’a plus, dit un fabricant ukrainien. Les champs, eux, gardent les deux.
La parité se pèse en câble, et le câble reste.
Quatre-vingt-dix pour cent
Neuf cent cinquante par jour
Colonne de droite, couche des intercepteurs.
Le 90 % du 15 juillet est un chiffre de président. La force aérienne, le 1er septembre, en donne un autre : de 90 à 95 % sur les Shahed à moteur à explosion. Ihnat le dit à la télévision, UA.News le reprend.
Les deux concordent. Sur l’hélice.
Business Insider rapporte, au début de 2026, que le ministère ukrainien de la Défense dit fournir environ 950 intercepteurs par jour depuis décembre. Objectif fixé en juillet : mille par jour. Plus de dix fabricants. La reprise n’est pas datée au jour ; le chiffre se lit avec cette réserve.
Deux mille cinq cents dollars
Le Sting de Wild Hornets coûte 2 500 dollars, selon la même reprise.
Zelensky, au New York Post le 17 mars, donne 3 000 à 5 000 dollars par intercepteur. Environ 10 000 dollars pour abattre un Shahed. Contre quatre millions pour un missile Patriot. TSN rapporte l’entretien.
Il dit aussi ce qu’il lui faut : 2 000 à 3 000 intercepteurs, pas moins, face à 350 à 500 engins russes par jour.
Neuf cent cinquante fabriqués. Deux à trois mille demandés. La ligne des intercepteurs a un plafond, et il est en dollars.
Sur l’hélice, l’Ukraine a l’avantage. Neuf sur dix tombent, selon ses propres comptes. C’est la couche qu’elle a gagnée.
Neuf sur dix, à condition que l’autre ait une hélice.
Une moto et un scooter
Cinq fois plus en juillet
Colonne de gauche, même couche.
Le 14 août, Iouri Ihnat, porte-parole de la force aérienne, dit que la Russie a employé cinq fois plus de drones à réaction en juillet qu’en juin. Jusqu’aux deux tiers de certains paquets de frappe. Au moins trente dans l’attaque des 13 et 14 août. L’ISW le rapporte.
Skibitskyi, quatre jours plus tôt, dit que Moscou réoriente sa production vers les modèles à turboréacteur. Et que dans une attaque récente, ils faisaient la moitié.
Un Shahed à hélice vole à 115 milles à l’heure, écrit Business Insider. Un Geran-3 à réaction, à 230, estime le même média. La fenêtre d’interception raccourcit, écrit l’ISW.
Deux mille huit cents en août
Le 1er septembre, Ihnat donne le mois. Plus de 2 800 drones à réaction lancés en août. Al Jazeera compte environ 1 500 en juillet.
Et le taux. Plus de 60 % d’abattage sur cette couche. Contre 90 à 95 sur l’hélice.
Le 4 septembre au soir, la force aérienne le montre dans ses alertes. Une icône de moto pour le drone à réaction. Une icône de scooter pour l’hélice.
Vers 21 h 50, heure de Kyiv, une moto file sur Mykolaïv. Une autre remonte l’est de Kharkiv. Deux scooters arrivent par le nord, sur Kharkiv et sur Trostianets.
Une moto, dans ce langage, c’est une fenêtre plus courte. Si l’ISW a raison.
Sur le réacteur, la Russie a l’avantage. Jusqu’à quatre sur dix passent. Et c’est là, dit Skibitskyi, qu’elle met ses usines.
Une icône change quand la vitesse change.
Deux cent vingt-quatre en plein jour
Le 29 août, de 6 h 30 à 18 h
Après Myla, la nuit ne s’arrête pas au matin.
La force aérienne compte, entre 6 h 30 et 18 h le 29 août, 224 drones d’attaque. La plupart à réaction. La majorité dirigés vers la capitale.
Cent quatre-vingt-dix-neuf abattus ou neutralisés. Jusqu’à dix encore en vol à 18 h 20.
Deux cent vingt-quatre, un samedi, entre le déjeuner et le souper.
La nuit d’avant : 267. Le Kyiv Post fait la moyenne du 27 au 31 août : 188 par nuit sur la fenêtre 18 h–8 h, contre 160 en juillet.
L’ISW compte plus de 550 drones sur les vagues des 28 et 29 août. Environ 86 % interceptés.
Soixante pour cent
Quatre-vingt-six pour cent, c’est le chiffre du ciel. Il mélange l’hélice et le réacteur.
Le porte-parole, le 1er septembre, donne les deux taux à part : 90 à 95 sur l’un, 60 sur l’autre.
La nuit du 1er au 2 septembre, la force aérienne compte 174 drones, environ la moitié à réaction, 138 abattus. La nuit suivante : 163, la moitié à réaction, 135 abattus. La nuit du 3 au 4 : 121, la moitié à réaction, 103 abattus. Quinze sites touchés chaque nuit. Seize, la première.
La moitié. Chaque nuit. Depuis le début de septembre.
Le reste trouve quinze adresses.
Le bulletin du matin donne les sites. Il ne donne pas ce qu’il y avait dessous.
La veille du 29, dessous, il y avait Myla. Cent trente immeubles touchés, cent trente toits. Trois cent quatre-vingt-une personnes évacuées, dont cinquante-neuf enfants. Une résidence pour aînés et personnes handicapées, endommagée, selon les autorités locales.
La moitié de chaque nuit va deux fois plus vite.
Cinquante-huit mille cibles
Le tableau du 1er septembre
Un tableau, le 1er septembre au matin.
Les Forces de systèmes sans pilote publient leur mois.
58 465 cibles touchées du 1er au 31 août. Dont 11 010 militaires russes.
Pour la seule journée du 31 : 1 981 cibles. Cinquante-deux points de décollage de drones. Sept radars ou moyens de guerre électronique. Trois cent vingt-trois drones ennemis, coptères, ailes, Shahed, Geran.
Le compte est celui du service qui frappe. Aucun tiers ne le signe.
Du 1er au 3 septembre, 6 058 cibles de plus, compte le même service. Le rythme ne baisse pas.
Un million depuis janvier
Le ministère de la Défense, le 17 juillet, compte plus d’un million de cibles vérifiées frappées par drone depuis janvier. Environ 193 500 militaires russes morts ou gravement blessés. Neuf frappes sur dix par drone. Janvier : environ 105 800. Juin : 200 218. Le compte mensuel a presque doublé.
Al Jazeera relaie les revendications ukrainiennes de pertes russes : 42 020 en août, 42 860 en juillet. Et écrit qu’il ne peut vérifier aucun camp.
Le dossier ne contient aucun tableau russe équivalent. Aucune source ouverte n’y cite le ministère russe de la Défense.
Sur la couche du front, l’attrition par drone, l’Ukraine a l’avantage du compte. Elle compte. L’autre ne compte pas devant témoins.
Un tableau à une seule colonne reste un tableau.
Le prix d'un moteur
Trente-cinq mille dollars, de Chine
Le réacteur a un prix, et une adresse.
Skibitskyi, le 10 août, affirme que la Russie dépend entièrement de la Chine pour les moteurs de ses réactifs. De 35 000 à 40 000 dollars pièce.
Le chiffre vient du renseignement ukrainien. Aucune facture n’est dans le dossier.
Il donne l’échelle. Un Shahed à hélice, dix mille dollars pour l’abattre, disait Zelensky en mars. Un moteur de réacteur, jusqu’à quatre fois ce prix, avant la cellule et la charge.
La Russie paie plus cher la couche où elle gagne. Et elle la paie à Pékin, si le renseignement ukrainien a raison.
Dix mille dollars par Shahed
Côté droit, l’intercepteur à 2 500 dollars. Ou 3 000 à 5 000, selon le président. Contre quatre millions pour un Patriot.
Le calcul du président au New York Post tient en une ligne : dix mille dollars l’engin abattu, quatre millions le missile.
Brovdi dit que la Russie peut lancer 77 missiles et drones en même temps. Et qu’elle vise des salves de 200. L’ISW le rapporte le 10 août.
Deux cents à la fois, à 60 % d’abattage, cela fait quatre-vingts qui passent. Si les deux chiffres tiennent.
Sur le prix, l’Ukraine a l’avantage à l’unité. La Russie a l’avantage au volume, tant que le moteur arrive.
Le moins cher gagne à l’unité, et perd à la salve.
Ce que le dossier ne pèse pas
Une vidéo sans transcription, 2 septembre
Le Kyiv Independent pose la question le 2 septembre 2026. Qui a le dessus.
Francis Farrell interroge un opérateur nommé « Schweiger ». Bataillon Signum, 59e brigade d’assaut. Une des premières unités FPV du pays.
La page publie la vidéo. Elle ne transcrit pas les propos. Un opérateur a une réponse. Elle n’est pas dans le dossier écrit. Elle n’entre pas dans le tableau.
Les pertes d’un seul camp
Autres blancs.
La production ukrainienne de longue portée en unités : absente. La part de fibre optique dans les frappes de chaque camp : absente. Un compte indépendant des pertes russes : absent. Le ministère russe de la Défense : cité nulle part sur ces couches.
Le 90 % et le 60 % viennent du même camp. Le 58 465 vient du service qui frappe. Le 7,3 millions vient de l’état-major adverse.
La mission de l’ONU compte 37 à Myla. Kyiv compte 38. Un mort d’écart entre deux comptes.
Un tableau honnête garde ses cases vides. Il ne les remplit pas avec l’adversaire.
Une case vide se lit aussi, à condition de la laisser vide.
Deux colonnes
La couche où la Russie mène
Ligne par ligne, alors.
Usines : parité déclarée, chiffres ukrainiens des deux côtés. Portée de tranchée : la Russie pousse le fil à cinquante kilomètres. Brouillage : personne. Fibre : avance russe depuis l’automne 2024, refermée en juillet, dit un fabricant.
Intercepteurs : l’Ukraine, neuf sur dix sur l’hélice. Réacteurs : la Russie, jusqu’à quatre sur dix passent. Prix : l’Ukraine à l’unité, la Russie à la salve. Front : l’Ukraine tient le seul tableau.
Deux lignes russes. Deux lignes ukrainiennes. Trois grises. Une coupée en deux.
Et la couche qui pèse le plus ce mois-ci est la sixième. Celle qui a quintuplé en juillet. Celle qui a trouvé Myla.
La couche que l’OTAN n’a pas
Brovdi disait aux commandants de l’OTAN, en 2025, qu’il ne connaissait aucun pays de l’Alliance capable de défendre ses villes sous 200 à 300 Shahed par jour. CEPA le rapporte.
Le Canada est dans l’Alliance.
Alors, quand la moitié de chaque nuit vole à réaction et que la défense de Kyiv en rate jusqu’à quatre sur dix, quelle couche les gouvernements de l’Alliance achètent-ils cet automne, et laquelle laissent-ils à Kyiv ?
Le tableau ne répond pas. Il date.
La Russie mène là où elle dépense le plus, avec des moteurs qu’elle ne fabrique pas, dit le renseignement ukrainien. L’Ukraine mène là où elle compte, avec des chiffres qu’elle est seule à publier.
Myla reste dans la colonne du milieu. Celle des adresses.
Personne n’a tout le ciel. Chacun a sa couche.
Signé Maxime Marquette, chroniqueur
Sources :
Sources Primaires :
Présidence de l’Ukraine, allocution pour le jour de l’État ukrainien, 15 juillet 2026
Ministère de la Défense d’Ukraine, un million de cibles frappées, 17 juillet 2026
Force aérienne d’Ukraine, bilan nocturne des drones abattus, 29 août 2026
Force aérienne d’Ukraine, bilan diurne des drones abattus, 29 août 2026
Force aérienne d’Ukraine, bilan nocturne des drones abattus, 2 septembre 2026
Force aérienne d’Ukraine, bilan nocturne des drones abattus, 3 septembre 2026
Force aérienne d’Ukraine, bilan nocturne des drones abattus, 4 septembre 2026
Force aérienne d’Ukraine, alertes en temps réel du soir, 4 septembre 2026
Forces de systèmes sans pilote, bilan mensuel des cibles frappées, 1er septembre 2026
Forces de systèmes sans pilote, bilan quotidien des cibles frappées, 4 septembre 2026
Mission de l’ONU en Ukraine, explosions mortelles près de Kyiv, 29 août 2026
RNBO, bilan de l’industrie ukrainienne des drones FPV, 23 janvier 2026
ISW, extension de la zone de mort, 14 août 2026
ISW, réorientation russe vers les drones à réaction, 10 août 2026
ISW, vague de drones russes largement interceptée, 29 août 2026
Sources Secondaires :
Kyiv Independent, entretien avec un opérateur de drones ukrainien, 2 septembre 2026
RBC-Ukraine, entretien sur la production russe de drones, 10 août 2026
Kyiv Post, évolution de la guerre des drones russe, 1er septembre 2026
UA.News, la Russie a employé 2 800 drones à réaction, 1er septembre 2026
Kyiv Independent, frappe russe sur un dépôt de munitions, 31 août 2026
Al Jazeera, essor des drones russes à réaction, 4 septembre 2026
Meduza, enquête sur les câbles à fibre optique du front, 29 juillet 2026
Jamestown Foundation, analyse du centre de drones Rubicon, 11 juin 2026
Ukrinform, Zelensky annonce dix millions de drones par an, 15 juillet 2026
Kyiv Post, Zelensky annonce le doublement de la production, 15 juillet 2026
Kyiv Post, la Russie prévoit sept millions de drones FPV, 8 mai 2026
The Moscow Times, la production russe d’aéronefs a doublé, 2 juin 2026
Business Insider, l’Ukraine fabrique des drones intercepteurs quotidiens, début 2026
TSN, entretien de Zelensky sur les drones russes, 17 mars 2026
Kyiv Independent, un million de cibles frappées par drone, 17 juillet 2026
CEPA, portrait de Robert Brovdi et la zone de mort, 6 août 2025
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