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DÉCRYPTAGE : six dollars le gallon — comment deux détroits se rendent jusqu’à votre épicerie
Crédit: Adobe Stock

Deux détroits fermés en six mois

Voici le mécanisme, maillon par maillon. Le détroit d’Ormuz, par lequel transitait environ 20 % du pétrole mondial, est bloqué par l’Iran depuis la fin février. Le trafic s’est reporté vers l’ouest, ce qui a fait grimper les flux par Bab el-Mandeb de 5,6 à 8,1 millions de barils par jour entre le premier et le deuxième trimestre de 2026.

Puis, cette semaine, les deux dernières soupapes ont sauté en quarante-huit heures : les Houthis ont pris l’île de Périm et verrouillé Bab el-Mandeb, pendant que des drones venus d’Irak mettaient à l’arrêt le pipeline Est-Ouest saoudien et ses sept millions de barils par jour de capacité.

Ce n’est pas une mauvaise semaine. C’est la fermeture simultanée des deux dernières portes.

Le marché ne paie pas le baril manquant, il paie le risque

Un point que beaucoup comprennent mal mérite d’être expliqué. Les prix ne montent pas seulement parce qu’il manque physiquement du pétrole. Ils montent parce que les assureurs maritimes, les affréteurs et les raffineurs intègrent une prime de risque sur chaque cargaison qui doit franchir une zone contestée.

Un pétrolier qui doit contourner l’Afrique plutôt que passer par la mer Rouge ajoute des milliers de kilomètres, des semaines de délai et une facture d’assurance multipliée. Ce surcoût-là se retrouve intégralement dans le prix à la pompe, longtemps avant qu’un seul baril manque à l’appel.

Le marché ne facture pas la pénurie. Il facture la peur d’en avoir une.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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