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ANALYSE : Quatre-vingt-une entreprises armées, ou l’État qui délègue son ciel
Crédit: Adobe Stock

Le chiffre que personne ne commente

92 entreprises ont déposé une candidature. 81 ont été autorisées.

Onze dossiers n’ont donc pas abouti. C’est un taux de refus d’environ douze pour cent.

Ce chiffre est le plus instructif de tout le dossier, parce qu’il démontre l’existence d’un filtre réel.

Un dispositif qui accepte tout le monde n’est pas un dispositif, c’est une distribution. Un dispositif qui refuse un dossier sur huit applique des critères.


La preuve qu’une autorisation vaut quelque chose n’est jamais le nombre de ceux qui l’obtiennent, c’est le nombre de ceux qui se la voient refuser

Ce que les refus suggèrent

Les motifs de refus ne sont pas publiés, et il ne sera rien inventé à ce sujet.

On peut néanmoins raisonner sur les critères probables d’un tel dispositif. Capacité de formation du personnel. Sécurisation du stockage des armes. Intégration technique aux systèmes de commandement.

Chacun de ces critères suppose une inspection. Chaque inspection suppose des inspecteurs.

Le dispositif consomme donc des ressources administratives que l’État aurait pu affecter ailleurs, ce qui indique qu’il y attache une importance réelle.


On mesure le sérieux d’un État à ce qu’il accepte de dépenser en contrôles sur un dispositif qu’il aurait pu laisser courir

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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