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ANALYSE : Trois cents à mille blessés par jour, le chiffre que Berlin a accepté d’écrire
Crédit: Adobe Stock

La fonction de base arrière

Dans la planification de l’Alliance atlantique, l’Allemagne assume la fonction de base arrière principale et de plaque tournante logistique du continent.

Les forces transiteraient d’ouest en est. Les blessés seraient évacués d’est en ouest.

Cette double circulation fait du territoire allemand le point de passage obligé de toute opération majeure sur le flanc oriental.

C’est une position héritée de la guerre froide, jamais abandonnée, et redevenue centrale sans qu’aucune décision nouvelle n’ait été prise.


L’Allemagne n’a pas choisi d’être l’hôpital de l’Europe, elle l’est par géographie depuis 1949 et elle vient de s’en souvenir

Ce que cette fonction implique

Être la base arrière signifie recevoir les blessés de plusieurs armées, dans plusieurs langues, avec des protocoles médicaux différents.

Cela suppose une interopérabilité sanitaire qui n’a jamais été testée à grande échelle depuis la fin de la guerre froide.

Les engagements en Afghanistan et en Irak ont fourni une expérience réelle, mais à une échelle sans commune mesure avec les chiffres évoqués.

Quelques dizaines d’évacuations par mois ne préparent pas à plusieurs centaines par jour.


Vingt ans d’opérations extérieures ont formé des équipes excellentes pour un volume qui n’a jamais rien à voir avec celui-là

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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