De la peinture
Lakokraska produit des peintures et des vernis. C’est une entreprise industrielle ordinaire, d’un secteur ordinaire.
Elle ne fabrique ni armes, ni composants militaires, ni technologies sensibles selon les éléments publiés.
Elle était sanctionnée parce qu’elle appartient à l’économie d’un régime, pas parce qu’elle produit quelque chose de dangereux.
Voilà donc ce que vaut la liberté de vingt-cinq personnes. Une usine de peinture et une papeterie. Je relis cette phrase et elle reste exacte.
On a mis de la peinture dans un plateau de la balance et vingt-cinq vies dans l’autre, et les deux plateaux se sont équilibrés
Du bois et du papier
Bellesbumprom est une structure d’État regroupant les industries du bois et du papier.
C’est un secteur d’exportation, donc une source de devises, donc une cible de sanctions logique.
Lever ces sanctions rend à Minsk un flux de revenus dont le montant n’a pas été publié.
Ce montant, personne ne le connaîtra. Et pourtant c’est lui, précisément, qui a fixé le nombre vingt-cinq.
Le nombre de personnes libérées n’a pas été décidé par la morale, il a été décidé par le chiffre d’affaires de deux entreprises
Ce que je ressens en écrivant ça
Je ne sais pas si c’est bien
Il faut que je le dise, parce que c’est vrai. Je ne sais pas si cet échange est une bonne nouvelle.
Vingt-cinq personnes vont dormir ailleurs ce soir. Vingt-cinq familles ont reçu un appel.
C’est réel. C’est immédiat, et aucun raisonnement stratégique ne pèse contre ça.
Et pourtant un régime vient d’apprendre que ses prisonniers sont une monnaie convertible.
Je suis incapable de me réjouir complètement et incapable de condamner, et c’est exactement ce que cet échange cherchait à produire
Le doute que je n’arrive pas à lever
Si détenir des gens rapporte des levées de sanctions, alors détenir des gens devient rentable.
Ce n’est pas une hypothèse théorique. C’est la conséquence mécanique de ce qui vient d’être signé.
Je ne sais pas comment on sort de cette logique. Personne ne le sait. Absolument personne.
Refuser l’échange condamne vingt-cinq personnes. L’accepter en fabrique d’autres. Entre ces deux phrases, il n’y a aucune troisième voie que quelqu’un aurait oublié d’explorer.
Il n’existe aucune bonne réponse à ce problème, seulement deux mauvaises, et il faut en choisir une avant vendredi
La formule employée
Un geste de bonne volonté
Selon l’envoyé spécial américain, la Biélorussie libérerait ces vingt-cinq personnes comme un geste de bonne volonté, les États-Unis levant en retour les sanctions sur deux entreprises.
Geste de bonne volonté. Quatre mots. Ils méritent qu’on s’arrête.
Un geste de bonne volonté suppose une générosité. Ici, il y a une contrepartie chiffrée et simultanée.
Ce n’est pas un geste. C’est une transaction, et la nommer autrement n’aide personne.
Appeler geste de bonne volonté une opération avec contrepartie immédiate est une politesse diplomatique qui coûte cher à la clarté
Pourquoi ce vocabulaire
Le vocabulaire de la bonne volonté permet aux deux parties de sauver quelque chose.
Minsk n’apparaît pas comme cédant à une pression. Washington n’apparaît pas comme rémunérant une détention.
C’est une fiction partagée, utile aux deux, et elle est le prix d’entrée de toute négociation de ce type.
Je le comprends parfaitement. Cela ne me le rend pas plus supportable. Comprendre une mécanique n’a jamais dispensé d’en mesurer le coût.
Les fictions diplomatiques permettent de conclure des accords, et il faut accepter qu’elles existent tout en refusant de les répéter
Ce que Coale a ajouté
La phrase la plus lourde
L’envoyé spécial a indiqué travailler à obtenir la libération de davantage de personnes dans un avenir très proche.
Voilà la phrase qui compte. Elle annonce que ce n’était pas un événement isolé mais le premier tour d’un mécanisme.
Un mécanisme, cela suppose des tours suivants. Donc d’autres listes. Donc d’autres contreparties.
Et donc, quelque part, un stock à gérer. Le mot est ignoble et c’est pourtant exactement celui que la structure de cet accord impose.
Dire qu’il y en aura d’autres bientôt, c’est confirmer qu’il reste du stock et que le stock a une valeur
Ce que cela installe
Un mécanisme récurrent transforme une question de droits humains en relation commerciale suivie.
Chaque tour exigera une nouvelle contrepartie, probablement plus importante que la précédente.
C’est la structure de toute négociation par étapes, et elle est parfaitement connue des deux côtés.
Huit cent soixante-quatre personnes attendent l’issue de cette négociation dans des cellules.
Huit cent soixante-quatre dossiers viennent de devenir des lignes dans un tableau de négociation, et ils le savent peut-être déjà
Cent quatre-vingt-cinq
Les particulièrement vulnérables
Viasna identifie 185 prisonniers comme particulièrement vulnérables.
Cette catégorie recouvre généralement l’état de santé, l’âge, ou des conditions de détention aggravées.
Les éléments publiés ne précisent pas si les vingt-cinq libérés appartenaient à cette catégorie.
J’aimerais le savoir. Je ne le sais pas, et je refuse de le supposer.
La seule question qui compte vraiment dans cette liste de vingt-cinq noms est celle à laquelle personne ne répond
Ce que vulnérable veut dire
Dans le vocabulaire des organisations de défense des droits humains, ce terme est employé avec parcimonie.
Il signale un risque vital ou une dégradation rapide, documentés par des sources.
Cent quatre-vingt-cinq personnes dans cette situation constituent une urgence, pas une négociation.
Et pourtant la négociation aura lieu, tour après tour, au rythme des contreparties disponibles.
Il y a cent quatre-vingt-cinq personnes pour qui le calendrier diplomatique est trop lent, et personne ne peut accélérer
Où vont ceux qui sortent
La Lituanie ou la Pologne
Les prisonniers libérés par Minsk sont, selon l’usage documenté, généralement conduits vers des pays de l’Union européenne, principalement la Lituanie ou la Pologne.
La destination de ces vingt-cinq personnes n’a pas été confirmée.
Ce détail n’est pas anodin. Une libération assortie d’un départ forcé n’est pas tout à fait une libération.
C’est un bannissement négocié, et il porte un autre nom.
On sort de prison et on se retrouve à la frontière, et il faut un certain courage pour appeler ça être libre
Ce que l’exil coûte
Une personne libérée et expulsée perd son pays, son travail, souvent sa famille restée sur place.
Elle arrive dans un État d’accueil sans ressources, parfois sans documents, après des années de détention.
La Lituanie et la Pologne portent cette charge depuis des années, avec des moyens qui ne sont jamais commentés.
Ce sont deux pays qui absorbent, en silence, le coût humain de ces transactions. Logement, soins, papiers, accompagnement : rien de tout cela ne figure dans le communiqué qui annonce la libération.
Deux pays paient chaque fois la facture d’un accord signé entre Washington et Minsk, et personne ne leur demande leur avis
Ce que la Biélorussie obtient vraiment
Plus que deux entreprises
La levée de sanctions sur deux entreprises a une valeur financière réelle, non publiée.
Elle a surtout une valeur politique. Elle démontre que les sanctions sont négociables, donc temporaires, donc supportables.
Ce message est adressé à tous les autres régimes sanctionnés dans le monde.
Il vaut beaucoup plus cher que la peinture et le papier réunis.
Le vrai gain n’est pas d’avoir récupéré deux usines, c’est d’avoir prouvé au monde entier que les sanctions se démontent
La normalisation par étapes
Chaque levée partielle rapproche d’une normalisation complète, sans qu’aucune décision politique majeure n’ait été prise.
C’est la méthode la plus efficace pour sortir d’un isolement : ne jamais demander la levée générale, obtenir des exceptions.
Au bout d’un certain nombre d’exceptions, le régime de sanctions n’existe plus vraiment.
Je ne dis pas que c’est ce qui se passe ici. Je dis que c’est ainsi que cela s’est passé ailleurs.
Aucun régime de sanctions n’a jamais été levé d’un coup, ils meurent tous par exceptions successives
Ce que les États-Unis obtiennent
Vingt-cinq personnes libres
C’est réel et c’est le seul argument qui compte pour ceux qui ont négocié.
Vingt-cinq personnes ne sont plus détenues. Aucune considération stratégique ne pèse contre ce fait.
Un diplomate qui obtient cela a fait son travail, et il l’a fait avec les moyens dont il disposait.
Je ne reprocherai rien à celui qui a signé. Je m’interroge sur le mécanisme qu’il vient d’activer.
On peut reconnaître qu’un homme a bien fait son travail et redouter exactement ce que ce travail vient de créer
Un canal ouvert
Cet accord établit un canal de négociation direct entre Washington et Minsk.
Un canal ouvert a de la valeur en soi. Il permet de traiter d’autres sujets, de faire passer des messages, d’éviter des malentendus.
C’est probablement l’objectif réel, et les vingt-cinq personnes en sont le prix d’entrée.
Je préfère l’écrire clairement plutôt que de faire semblant de croire à une opération humanitaire.
Ces vingt-cinq personnes n’étaient pas l’objectif de la négociation, elles en étaient le ticket d’entrée
Ce que la Biélorussie est dans cette guerre
Un territoire de lancement
La Biélorussie a servi de base de départ à l’offensive russe vers Kyiv en février 2022.
Son territoire est régulièrement utilisé pour des lancements de drones vers l’Ukraine.
Le 16 septembre 2026, le Parlement européen désignait la Russie, agissant y compris par l’intermédiaire du Bélarus, comme principale menace hybride pour l’Union.
Le même jour, Washington levait des sanctions sur deux entreprises biélorusses.
Le même jour, Bruxelles nommait le Bélarus comme relais de la menace et Washington lui rendait deux usines
Cette contradiction n’est pas un détail
Il faut être précis. Ces deux décisions n’émanent pas de la même autorité et ne poursuivent pas le même objectif.
L’une relève d’une qualification politique européenne. L’autre d’une négociation bilatérale américaine sur des personnes détenues.
Elles ne sont pas juridiquement incompatibles.
Elles envoient néanmoins, le même jour, deux signaux opposés au même destinataire.
Deux capitales alliées ont parlé au même régime le même jour et lui ont dit exactement le contraire
Ce que je n'écrirai pas
Aucun nom
Les noms des vingt-cinq personnes libérées n’ont pas été publiés.
Je n’en chercherai pas. Une personne qui sort de détention politique a droit à une période sans regard.
Certaines ont peut-être de la famille restée sur place, ce qui suffit à justifier tous les silences.
Le décompte suffit à comprendre. Vingt-cinq. Huit cent soixante-quatre restants.
Il existe un moment, après une libération, où le plus grand service qu’on puisse rendre est de ne pas écrire un nom
Aucune scène
Je ne décrirai ni la sortie, ni les retrouvailles, ni les conditions de détention.
Aucune source disponible ne documente ces éléments, et les inventer serait voler quelque chose à ces personnes.
Ce qu’elles ont vécu leur appartient. Elles le raconteront si elles le veulent, ou jamais.
C’est la seule chose sur laquelle elles ont encore le contrôle, et il serait indécent de la leur retirer au motif que cela ferait un meilleur texte.
Après des années où l’on décidait de tout à leur place, la moindre des choses est de leur laisser décider de leur récit
La fatigue que ça produit
Je vais le dire simplement
Je suis fatigué de compter. Vraiment.
Vingt-cinq sur huit cent quatre-vingt-neuf. Quatre cent quatre-vingt-six sur deux mille neuf cent quatre-vingt-deux. Cinq morts dans un minibus. Neuf morts dans une journée.
Ces chiffres arrivent tous les jours et ils demandent tous la même chose : qu’on les divise, qu’on les compare, qu’on en tire une conclusion. Et à la fin de chaque division, il y a un homme, une femme, un numéro de dossier qui correspondait à quelqu’un avant de devenir un pourcentage.
Et à la fin de la division, il y a toujours quelqu’un.
Le métier consiste à diviser des nombres qui sont des gens, et certains jours l’opération refuse de se faire
Ce que cette fatigue ne change pas
Elle ne dispense de rien. Le décompte doit être fait, parce que personne d’autre ne le fera.
Un chiffre non divisé reste une annonce. Un chiffre divisé devient une information.
Deux virgule huit pour cent. C’est le résultat, et il ne serait apparu nulle part sans cette opération.
C’est peu glorieux. C’est utile. Et pourtant je continuerai à le faire demain, avec les chiffres de demain, parce que c’est à peu près tout ce que je sais faire.
Le travail consiste souvent à faire une division que tout le monde aurait pu faire et que personne n’a faite
Ce qui va se passer maintenant
Le deuxième tour
Il y aura un deuxième tour. L’envoyé spécial l’a annoncé lui-même.
Il portera sur un nombre de personnes probablement comparable, et sur une contrepartie probablement supérieure.
Je ne sais pas combien de tours seront nécessaires pour huit cent soixante-quatre personnes.
À vingt-cinq par tour, cela fait trente-cinq tours. Je viens de faire cette division et je regrette de l’avoir faite.
Trente-cinq tours de négociation à ce rythme, et certains de ces dossiers n’ont pas trente-cinq tours devant eux
Ce qui pourrait accélérer
Rien dans les éléments publiés ne suggère une accélération.
Une libération massive supposerait une décision politique interne, pas une transaction.
Ce type de décision intervient généralement dans deux circonstances : un changement de régime, ou un besoin urgent de légitimité internationale.
Aucune des deux n’est observable aujourd’hui, et il ne sera rien pronostiqué. Ce qui reste, c’est un rythme de vingt-cinq par tour et un stock de huit cent soixante-quatre, ce qui suffit à comprendre la durée probable de l’opération.
On ne libère jamais huit cents personnes par générosité, on le fait quand on a besoin de quelque chose de plus gros
Ce que ce billet ne peut pas trancher
Trois choses que j’ignore
J’ignore si les vingt-cinq libérés figuraient parmi les cas les plus urgents.
J’ignore la valeur financière réelle des sanctions levées, qui n’a pas été publiée.
J’ignore ce que les autorités biélorusses obtiendront lors du prochain tour, et ce qu’elles demanderont.
Ces trois inconnues empêchent toute évaluation définitive de cet accord, y compris négative.
Il faut résister à l’envie de condamner un accord dont on ignore trois des quatre termes
Ce dont je suis certain
Vingt-cinq personnes ne sont plus détenues. C’est bien, sans réserve et sans condition.
Huit cent soixante-quatre le sont encore. C’est le fait dominant, et aucune bonne nouvelle ne l’efface.
Un mécanisme d’échange a été établi et sera réutilisé. C’est la conséquence, et elle n’est ni bonne ni mauvaise en soi.
Elle dépendra entièrement de ce qu’on en fera, c’est-à-dire de la fréquence des tours suivants et du nombre de personnes retenues à chacun d’eux.
Trois certitudes, dont une bonne, une terrible et une qui dépend de gens que je ne connais pas
Ce que vaut une personne
La question qu’on n’ose pas poser
Cet accord établit implicitement un prix. Vingt-cinq personnes valent deux entreprises de taille moyenne.
Personne ne le formulera ainsi, et je comprends pourquoi.
Mais ce prix existe, il a été calculé, et il servira de référence lors du prochain tour.
C’est ainsi que fonctionne toute négociation : le premier accord fixe le barème. Tous ceux qui viendront ensuite partiront de ce chiffre, et devront expliquer pourquoi ils demandent davantage.
Le premier échange fixe toujours le prix des suivants, et ce prix vient d’être établi à douze personnes par usine
Ce que cela dit de nous
Des États négocient aujourd’hui des êtres humains contre des allègements douaniers, et cela se traite dans des réunions où personne n’élève la voix.
Ce n’est pas nouveau. Cela s’est fait pendant toute la guerre froide, et cela sauvait des gens.
Ce qui est nouveau, c’est que nous ne le trouvons plus choquant. Nous le trouvons technique.
Et pourtant c’est exactement la même chose.
Nous avons cessé de trouver scandaleux ce qui se pratiquait déjà, et c’est nous qui avons changé, pas la pratique
Les vingt-cinq et les autres
Ce soir
Ce soir, vingt-cinq personnes ne dorment plus en cellule. Je ne sais pas où elles dorment, et je préfère ne pas le savoir.
Ce soir, huit cent soixante-quatre personnes dorment exactement où elles étaient hier.
Cent quatre-vingt-cinq d’entre elles sont dans un état qu’une organisation internationale a jugé nécessaire de qualifier.
Ces trois phrases sont vraies simultanément, et c’est tout le problème de cette journée.
Trois phrases vraies en même temps, dont une seule fera un titre, et ce ne sera pas la plus nombreuse
Ce que je souhaite
Je souhaite que le deuxième tour arrive vite. Je souhaite qu’il porte sur plus de vingt-cinq personnes.
Je souhaite aussi que quelqu’un, quelque part, publie la liste des cent quatre-vingt-cinq cas urgents, pour qu’on sache au moins pour qui le temps manque.
Je n’ai aucun moyen d’obtenir l’un ou l’autre, ni aucune illusion sur la portée réelle d’un texte publié depuis un bureau à deux mille kilomètres de Minsk.
C’est probablement la partie la plus honnête de ce billet.
Il faut accepter d’écrire qu’on ne peut rien, sinon on finit par croire qu’écrire suffit
Conclusion : Deux virgule huit pour cent
Le chiffre final
Vingt-cinq personnes libérées sur 889 recensées. 2,8 %.
Contre la levée de sanctions sur une fabrique de peintures et un conglomérat de bois et papier.
Avec l’annonce explicite qu’il y en aura d’autres, ce qui signifie que le mécanisme est installé.
Voilà le dossier. Il tient en quatre lignes et je n’ai pas réussi à le rendre supportable en trois mille mots.
Certains dossiers résistent à toute écriture, ils restent exactement aussi lourds à la fin qu’au début
Ce qu’il reste
Il reste une division que chacun peut refaire. Vingt-cinq divisé par huit cent quatre-vingt-neuf.
Il reste deux usines qui vont recommencer à exporter.
Et il reste huit cent soixante-quatre personnes dont personne, ce soir, n’a publié le nom, l’état de santé, ni la date probable de sortie.
Vingt-cinq sont sortis aujourd’hui, huit cent soixante-quatre attendent leur tour, et le tour se négocie en usines
Vingt-cinq sur huit cent quatre-vingt-neuf, contre une usine de peinture
Combien de tours de négociation reste-t-il à tenir avant que le dernier de ces huit cent soixante-quatre dossiers soit refermé
Signé Maxime Marquette, Chroniqueur
Sources :
Sources primaires :
Ministère ukrainien de la Défense, contexte du conflit à la date de publication — 16 septembre 2026
Sources secondaires :
Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.