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COMMENTAIRE : Grunis, le général que Moscou a fait mourir deux fois
Crédit: Adobe Stock

Ce que récompense une étoile

Le titre de Héros de la Fédération de Russie est la plus haute distinction du pays. Il se décerne pour un fait d’armes identifiable, pas pour une carrière.

Grunis l’a reçu le 27 août, quelques semaines après que la prise de Kostiantynivka eut été annoncée à Moscou.

Or Kostiantynivka n’était pas tombée. La ville figurait toujours, à cette date, parmi les positions ukrainiennes de la ceinture de forteresses.

La médaille récompensait donc un résultat qui n’existait pas. Et pourtant elle a été remise, signée, publiée au journal officiel. Une distinction d’État ne se décerne pas par inadvertance.


Une décoration remise pour une ville qui tient encore n’honore pas un soldat, elle certifie un mensonge

L’économie de la décoration

Dans une armée qui fonctionne, la médaille suit le fait. Dans une armée qui se raconte, le fait suit la médaille.

Décorer un commandant pour une prise non advenue engage l’institution entière. Le président. La chaîne de commandement. L’appareil de propagande.

Chacun de ces échelons devient alors solidaire de la fiction. Aucun ne peut plus la corriger sans se désigner lui-même.

C’est ainsi qu’un mensonge tactique devient une position institutionnelle. Personne ne l’a voulu. Tout le monde le tient.


Le mensonge militaire coûte peu à l’émission, il coûte tout au remboursement

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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