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ÉDITORIAL : L’Ukraine siégera au conseil de sécurité européen avant d’entrer dans l’Union
Crédit: Adobe Stock

La fonction annoncée

L’organe coordonnerait les actions des États européens et de leurs partenaires face aux menaces de sécurité.

Il traiterait spécifiquement les incidents hybrides : sabotages, cyberattaques, incursions de drones.

Ce sont exactement les trois catégories d’événements qui se multiplient sur le continent depuis deux ans, sans qu’aucune réponse commune n’existe.

Chaque pays réagit seul, à son rythme, selon son droit national. Et pourtant c’est précisément cette dispersion que recherche celui qui envoie les drones, et il l’obtient depuis deux ans sans rencontrer d’obstacle.


Vingt-sept réponses nationales dispersées valent exactement autant qu’aucune réponse, et l’adversaire le sait depuis longtemps

Le protocole d’urgence

Le dispositif comprendrait un protocole de sécurité d’urgence, comparable dans son principe à l’article 4 du traité de l’Atlantique Nord.

Cet article permet à un allié de demander des consultations lorsqu’il estime sa sécurité menacée. Il ne déclenche aucune obligation de défense.

C’est un mécanisme de parole, pas d’action. Sa valeur tient à ce qu’il oblige les autres à se réunir et à se positionner.

Et pourtant, dans le registre hybride, obliger à se positionner est déjà considérable.


Contre une attaque qui refuse de dire son nom, la première victoire consiste à obliger vingt-sept gouvernements à la nommer ensemble

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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