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ANALYSE : Fabriquer ses Patriot, c’est reprendre la clé du ciel ukrainien
Crédit: Adobe Stock

Trois à cinq fois par mois

Zelensky a donné l’autre moitié du calcul le même jour. Moscou mène trois à cinq de ces attaques majeures chaque mois, toujours selon ses propos rapportés par Ukrinform.

Faisons la multiplication, sans rien ajouter. Trente fois trois. Quarante fois cinq.

Entre 90 et 200 missiles balistiques par mois, si le rythme décrit par Kyiv tient.

Jusqu’à deux cents. Chaque mois.

C’est une inférence. Le produit de deux fourchettes. Pas un bilan.

Mais une inférence suffit pour comprendre le problème. Chaque balistique qui vise une centrale appelle un intercepteur capable de l’arrêter. Chaque intercepteur tiré laisse un trou dans le stock.

Le mur que le Patriot doit tenir

Contre ces missiles, Kyiv ne réclame pas n’importe quoi. Il réclame du Patriot. Depuis l’été, l’Ukraine demande à Washington un « paquet d’hiver » d’intercepteurs, une demande d’urgence.

Le 29 juillet, Trump avait promis d’essayer. Il avait aussi fait valoir la difficulté : les intercepteurs servaient déjà dans la guerre contre l’Iran, selon le récit de Zelensky.

Voilà l’arithmétique. Des missiles qui arrivent au rythme de Moscou. Des intercepteurs qui arrivent au rythme d’une file d’attente.

Le premier rythme est une décision. Le second est une permission.

Le ciel ukrainien attend son tour dans la file d’un autre.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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