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CHRONIQUE : Le bail qu’on n’ose plus quitter, et le ménage sur quatre qui paie trop pour son toit
Crédit: Adobe Stock

Le chiffre du 21 septembre

Le Quotidien de Statistique Canada l’écrit sans adjectif. En 2024, 23,2 % des ménages canadiens vivaient dans un logement inabordable. En 2022, c’était 22,0 %.

Inabordable, ici, a une définition précise. Un ménage qui consacre 30 % ou plus de son revenu total avant impôt à ses frais de logement. Le seuil n’a rien de militant. C’est la norme fédérale.

Les données viennent de l’Enquête canadienne sur le logement, menée avec la SCHL dans les dix provinces, du 28 octobre 2024 au 31 mars 2025.

Des ménages, pas des personnes

Les manchettes ont dit « un Canadien sur quatre ». Le rapport dit un ménage sur quatre. Ce n’est pas un détail de comptable. Un ménage, c’est parfois une personne seule. C’est parfois cinq personnes sous le même bail.

Ce n’est pas une catastrophe soudaine non plus. C’est une hausse de 1,2 point en deux ans. Lente. Têtue. Le genre de pente qu’on ne voit pas monter, et qu’on sent dans les mollets.

Ce n’est pas la moyenne qui inquiète. C’est la direction.

Un point, c’est peu. Dans une cuisine, c’est un mois.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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