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ÉDITORIAL : Deux lignes rayées de la liste, et trois capitales qui tenaient la gomme
Crédit: Adobe Stock

La demande française

Commençons par le nom qui pèse le plus.

La France a exigé le retrait d’Usmanov. Euronews l’écrit. Le Kyiv Independent l’écrit. Le Washington Post titrait le même jour que Paris bloquait les sanctions pour épargner l’oligarque. Le Monde rapporte la même demande.

Le motif, selon Euronews : un arrangement conclu en coulisses entre autorités françaises et ouzbèkes. L’Azerbaïdjan libérerait deux ressortissants français. En échange, Usmanov sort de la liste. Le président azerbaïdjanais, Ilham Aliyev, accorderait une grâce.

Paris n’a pas confirmé. Le ministère français invoque une question de « sécurité nationale ». Rien de plus.

Bakou nie, six pays confirment

Un diplomate azerbaïdjanais, cité par Reuters selon le Kyiv Independent, reconnaît que Bakou souhaite ce retrait. Il nie toute ingérence dans la décision européenne.

Et pourtant, des diplomates de six pays ont confirmé au Kyiv Independent le lien avec les détenus, d’abord révélé par le Financial Times.

Pourquoi Bakou se bat-il pour un milliardaire ouzbek-russe plutôt que pour ses propres ressortissants sanctionnés ?

Voici notre thèse, et elle tombe maintenant. Nous sommes du côté de Kyiv et de la liste, contre la décision du 22 septembre et contre les gouvernements qui l’ont exigée, parce qu’une sanction qu’on échange cesse d’être une sanction. Elle devient un prix.

La demande venait de Paris. La facture arrive à Kyiv.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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