Une question directe
Le samedi 19 septembre, Carney sort d’une retraite du caucus, sur la colline du Parlement.
Une question l’attend. Rencontrera-t-il Trump à New York ?
« Nous rencontrerons beaucoup de dirigeants à New York », répond-il, selon CTV News.
Pas de oui. Pas de non.
New York marquera pourtant une première. Les deux hommes ne se sont pas trouvés face à face depuis l’échec des pourparlers commerciaux, rappelle CTV.
Le Mexique, et la souveraineté
La semaine précédente, la présidente mexicaine Claudia Sheinbaum a dit que son pays se rapprochait d’un accord avec Trump.
Qu’est-ce que cela signifie pour le Canada ? « Cela signifie que nous sommes un pays souverain », répond Carney, selon CTV.
La réponse est courte. Elle annonce la semaine.
Au pays, l’humeur n’est pas au rapprochement. À Toronto, un café a rayé l’americano de son menu pour servir un « canadiano », rapporte l’Associated Press.
Le mois dernier, Carney a rappelé ses négociateurs de Washington. Selon lui, les Américains avaient ajouté des exigences inacceptables à la onzième heure. Washington, lui, blâme le Canada pour l’impasse, écrit CTV.
Deux versions. Aucune date pour la suite.
Deux récits de l’échec, et pas de calendrier.
Dimanche, Saint-Pierre
Un archipel français
Le dimanche 20 septembre, Carney rencontre Emmanuel Macron à Saint-Pierre-et-Miquelon, selon le compte rendu de son cabinet.
Ils parlent d’espace. De défense. D’énergie. D’intelligence artificielle. De feux de forêt.
Ils parlent aussi de l’Ukraine, de la sécurité européenne, de l’Arctique.
Ils conviennent de bâtir une alliance pour l’avenir entre le Canada et l’Union européenne.
Le moment n’est pas neutre. La semaine d’avant, Ursula von der Leyen avait ouvert la porte à un statut de membre associé de l’Union pour le Canada, rappelle La Presse canadienne.
Rendez-vous à New York
Le compte rendu se termine par une promesse. Les deux dirigeants poursuivront leurs discussions à New York, pendant l’Assemblée générale.
Un rendez-vous avec Paris est donc écrit d’avance.
Un rendez-vous avec Washington ne l’est pas.
La semaine commence sur un bout de France posé au large de Terre-Neuve. Puis New York.
Avant New York, la semaine passe par l’Europe.
Lundi, rien de confirmé
Le breffage des fonctionnaires
Avant le départ, de hauts fonctionnaires ont renseigné les journalistes. Carney rencontrera des dirigeants et des gens d’affaires.
On leur demande s’il verra Trump. Ou même quelqu’un de son administration.
« Rien n’est confirmé pour l’instant », répond l’un d’eux, sous le couvert de l’anonymat, selon CTV News.
Le thème de l’Assemblée, cette année, parle de restaurer la confiance. Les États-Unis, eux, se sont retirés de l’Organisation mondiale de la santé et de l’UNESCO, rappelle La Presse canadienne.
Dans une déclaration, Carney annonce que le Canada entend aider à façonner l’ordre international qu’on refait. Il promet de s’asseoir avec des partenaires anciens et nouveaux.
Un retard d’avion
Le lundi 21 septembre, le Canada lance une coalition des Partenaires pour le multilatéralisme. Avec l’Australie, la Barbade, le Brésil, l’Union européenne, l’Inde et le Kenya, selon le cabinet du premier ministre.
Carney n’y est pas. Un cafouillage du contrôle aérien dans les aéroports de New York l’a retardé, rapporte l’Associated Press.
Je lis cette semaine comme une absence choisie des deux côtés. Pas une brouille. Une absence.
Trump ne nommera pas le Canada. Carney ne cherchera pas Washington. Chacun parlera ailleurs. Pas de rendez-vous. Pas de refus non plus.
Rien de confirmé, ce lundi-là, sauf la distance.
Mardi, le discours
L’hémisphère occidental
Le discours de Trump a un centre. L’hémisphère occidental.
Il a parlé du Venezuela, dont il revendique le pétrole comme butin, selon CBC. Il a parlé de l’Iran, qu’il menace d’anéantissement. Il a parlé de Cuba, qu’il traite d’État failli. Il a parlé de l’ONU, qu’il critique durement. Il a parlé de la Cour pénale internationale, qu’il accuse d’agir hors de tout contrôle, rapporte CBC.
La délégation cubaine a quitté la salle.
Pour Shannon O’Neil, du Council on Foreign Relations, ce message prépare les États-Unis à affirmer leur contrôle, sinon leur domination, sur l’hémisphère, selon CBC. Trump a aussi prédit un accord avec l’Iran juste après les élections de mi-mandat du 3 novembre.
De la guerre de la Russie contre l’Ukraine, il a dit peu. Il a plaidé pour une fin. Sans nouvelle initiative de paix, écrit CBC. Kyiv attend plus que des vœux.
Du Canada, il n’a rien dit.
Le Mexique nommé
Le voisin du Sud a eu sa phrase. Trump a qualifié le Mexique d’épicentre de la violence des cartels.
Le voisin du Nord n’a rien eu. Ni reproche. Ni menace. Ni mot.
CBC y lit une preuve. Le président a de plus grandes préoccupations que sa guerre commerciale avec le Canada.
Un départ de délégation se voit. CBC l’a filmé. Le silence, lui, ne se filme pas.
Le Mexique a eu sa phrase. Le Canada n’a pas eu la sienne.
Mardi, l'autre agenda
Amman, Santiago, Luanda
Pendant ce temps, Carney remplit son propre agenda.
Il a rencontré le roi Abdallah II de Jordanie. Il a rencontré le président du Chili, José Antonio Kast. Il a rencontré le président de l’Angola, João Lourenço. Il a rencontré un ministre des Émirats arabes unis, selon l’Associated Press.
Il y a un an, à la même Assemblée, le Canada reconnaissait l’État palestinien. Trump avait alors dit que ce geste pourrait nuire à un accord commercial, rappelle La Presse canadienne.
Cette année, il a coprésidé avec le Royaume-Uni et la France une réunion sur la solution à deux États. Il a annoncé 100 millions de dollars d’aide pour la Palestine, selon son cabinet.
Deux agendas parallèles
Le même jour, Trump et des membres de son administration rencontraient Volodymyr Zelensky, rapporte CBC. Le président devait aussi voir les dirigeants des pays du Golfe.
Deux agendas. Un même bâtiment. Aucune case commune.
Je ne sais pas si quelqu’un a demandé une rencontre, d’un côté ou de l’autre. Aucun document que j’ai lu ne le dit.
Ce que les documents disent, c’est la liste. La liste ne contient pas Washington. Une liste. Aucun nom américain.
Deux agendas, un même couloir, aucune case commune.
« Ceux qu'on ne voit pas d'habitude »
La question de l’AP
Mardi, en conférence de presse à l’ONU, on demande à Carney s’il a échangé avec Trump ou son administration.
Il répond qu’il voit cette grande réunion comme l’occasion de rencontrer ceux qu’on ne voit pas d’habitude, rapporte l’Associated Press.
Ce n’est pas un oui. Ce n’est pas un non. C’est une préférence. Il ne dit pas qu’il refuse de voir Trump. Il dit qu’il préfère voir les autres.
Il ajoute que les partenaires travaillent avec le Canada parce qu’il est prévisible, fiable, fidèle à ses principes. Dans un monde qui ne l’est pas.
Une réponse sans nom
Il parle de réalisme fondé sur les valeurs. D’alliances calibrées. De prendre le monde tel qu’il est.
Le mot États-Unis n’est pas dans la réponse. Le mot Trump non plus.
Le politologue Srdjan Vucetic, de l’Université d’Ottawa, juge que ce message porte, surtout dans les pays du Nord, selon l’Associated Press.
Mardi, deux hommes ont évité de se nommer dans le même bâtiment. L’un à la tribune. L’autre au micro de la presse.
Et pourtant, jamais les deux pays n’ont eu autant à se dire.
Il a dit ceux qu’on ne voit pas, pas celui qu’on évite.
Ce que le silence coûte
72,5 % des exportations
Il faut poser ici le fait qui dérange ce récit.
Les États-Unis ont reçu 72,5 % des exportations de marchandises du Canada en 2025. C’est le rapport commercial annuel du gouvernement, cité par TIME.
Aucune coalition de puissances moyennes ne remplace ce client-là en une semaine. Ni en un an.
Carney vise à doubler en dix ans le commerce hors des États-Unis, selon l’Associated Press. Dix ans. Le silence, lui, se paie tout de suite.
Les pourparlers commerciaux ont pris fin dans l’acrimonie le mois dernier, écrit La Presse canadienne. Le plus petit des deux paie le plus cher.
Le mot hostile
Washington n’est pas muet partout. La semaine précédente, Trump a dit qu’une adhésion du Canada comme membre associé de l’Union européenne pourrait être un « acte hostile », rapporte La Presse canadienne.
Il se tait à la tribune. Il parle ailleurs.
Et l’absence de rencontre n’est pas une rupture signée. Aucun document ne ferme la porte. Aucun ne l’ouvre.
Et pourtant, le silence canadien a aussi ses critiques. Des critiques canadiens, cités sans nom par La Presse canadienne, reprochent à Ottawa de ne pas dénoncer la coercition américaine. Ils citent les sanctions visant une juge canadienne pour son travail à la Cour pénale internationale.
C’est vrai, et cela ne change pas ceci. Pendant sept jours, personne n’a franchi le couloir.
Le silence coûte plus cher au plus petit des deux.
Mercredi, les océans
Le communiqué de 12 h 19
Le mercredi 23 septembre, à 12 h 19, le cabinet du premier ministre publie le bilan de la visite.
Le communiqué nomme la coalition pour le multilatéralisme. Le communiqué nomme l’alliance OceanEye, coprésidée avec Ursula von der Leyen. Le communiqué nomme la conférence Notre océan, à Halifax, les 10 et 11 mai 2027.
Il annonce plus de 16 millions de dollars pour la biosécurité mondiale.
Trois voix y sont citées. Carney, Anand, et l’ambassadeur David Lametti. Le monde peut compter sur le Canada, y dit le premier ministre.
Trois pays nommés
En marge de l’Assemblée, écrit le cabinet, le premier ministre a rencontré des dirigeants du Chili, de l’Angola et de la Jordanie. Pour diversifier les relations diplomatiques, commerciales et de sécurité du Canada.
Diversifier. Le verbe dit la politique.
Le communiqué ne mentionne pas les États-Unis. Pas une fois. Pas une ligne. Pas une note.
Après son discours sur les océans, Carney rentre au Canada, selon l’Associated Press.
Le bilan nomme trois pays. Il omet le seul voisin.
La plus longue frontière
Pas même un reproche
Revenons au mardi. C’est là que la semaine bascule.
Le Canada, écrit l’Associated Press, est le pays de l’autre côté de la plus longue frontière internationale du monde. Et maintenant à l’autre bout d’une guerre commerciale qui s’aggrave.
Ce pays-là n’a pas eu un mot en 37 minutes. Pas une syllabe. Il n’était ni cible, ni exemple, ni partenaire.
Un adversaire, on le nomme. Un allié, on le nomme. Un voisin qu’on ne nomme plus…
Un voisin effacé du discours
Il existe une indifférence plus lourde que la menace. Elle ne fait pas de manchette. Elle ne se chiffre pas.
Le Canada a appris qu’il pouvait être absent d’un discours américain sur l’hémisphère occidental. Lui qui en occupe presque tout le nord.
J’avoue que cette absence m’a plus troublé qu’une insulte. Une insulte se réfute. Un silence, on ne sait pas à qui y répondre. C’est le silence d’une cuisine après une dispute : personne ne parle, tout le monde écoute.
Et pourtant, le Canada aussi a choisi de ne pas nommer.
Ne plus être nommé, c’est une autre façon d’être visé.
Samedi, le marbre vert
Deuxième année de suite
Le samedi 26 septembre, en fin d’après-midi, la ministre Anita Anand prend la parole au pupitre de marbre vert, selon La Presse canadienne.
Pour la deuxième année de suite, elle parle à la place de Carney. Ses fonctionnaires invoquent l’horaire.
« Nous faisons face à une rupture, pas à une transition », dit-elle. Les grandes puissances, selon elle, tournent le dos à la coopération économique.
Le but du Canada ? Une plus grande autonomie stratégique.
« La marée n’attend pas », dit-elle aussi. Une image tirée de son enfance en Nouvelle-Écosse, selon ONU Info.
Deux fois « les États-Unis »
Elle a nommé l’Ukraine, pour une paix juste et durable. Elle a nommé les enfants ukrainiens enlevés par la Russie, selon La Presse canadienne. Elle a nommé l’Iran, principale menace à la paix dans sa région, selon ONU Info.
Les États-Unis apparaissent deux fois dans son texte. Pour remercier les pays qui contribuent à la force contre les gangs en Haïti, dont les États-Unis. Pour saluer l’accord de sécurité entre le Groenland, le Danemark et les États-Unis.
Puis une phrase, sans nom. Le Canada ne peut plus se permettre de dépendre à l’excès d’un seul partenaire.
Le Canada travaille avec une coalition pour renforcer l’Ukraine, et coorganisera une conférence sur les enfants ukrainiens détenus, selon le texte publié par Affaires mondiales Canada.
Elle a défendu la Cour pénale internationale, alors que Washington cherche à la démanteler, selon La Presse canadienne.
Tout le monde a compris lequel.
Elle a nommé Washington deux fois, et jamais comme adresse.
Un silence à deux voix
Ce que la semaine révèle
Sept jours. Des dirigeants de trois continents. Une retraite de caucus. Une île française. Une coalition. Un discours. Trois rencontres bilatérales. Un communiqué. Une tribune de marbre vert.
Pas une rencontre avec l’administration américaine dans les documents publiés.
Ce que la semaine révèle, ce n’est pas une rupture. C’est une habitude qui se forme. On ne se nomme plus. On se contourne.
Il y a un an, le 7 octobre 2025, Trump accueillait Carney à la Maison-Blanche, rappelle une photo publiée par CTV. Un an plus tard, la même ville ne les réunit plus.
Les puissances moyennes
Depuis près d’un an, Carney appelle les puissances moyennes à s’unir. Autour d’intérêts communs, et parfois de valeurs communes, plutôt que d’institutions communes, écrit La Presse canadienne.
À Davos, il avait résumé l’idée : si l’on n’est pas à la table, on est au menu, rappelle l’Associated Press.
Cette semaine, il a appliqué la formule. Il a rencontré ceux que Washington ne regarde pas. Il a laissé Washington parler aux autres.
Le Canada compte 41 millions d’habitants, rappelle l’Associated Press. Assez pour peser. Pas assez pour se faire entendre quand le voisin ne veut pas écouter.
C’est une stratégie. C’est aussi un aveu. Le fil entre les deux capitales s’est détendu. Un téléphone qui ne sonne pas, on finit par l’entendre.
Deux pays qui se taisent ne font pas la paix. Ils font l’habitude.
Sept jours sans rendez-vous
Le nom du voisin
Le récit commence par un nom qui ne vient pas. Il finit par un nom prononcé deux fois, pour d’autres causes.
Entre les deux, une semaine documentée. Aucune scène à inventer. Il suffit de lire les listes.
Le voisin ne dit plus notre nom. Nous ne disons plus le sien quand il s’agit de nous.
L’an prochain, la même salle
Êtes-vous prêts à ce que la relation avec les États-Unis se résume, pour des années, à ce silence réciproque ?
L’an prochain, la même salle, la même tribune. On saura alors si le silence était une pause ou une politique.
Trente-sept minutes sans Canada, sept jours sans rendez-vous.
Signé Maxime Marquette, chroniqueur
Encadré de transparence du chroniqueur
Positionnement éditorial
Je ne suis pas journaliste, mais chroniqueur, expert et analyste. Mon expertise réside dans l’observation et l’analyse des dynamiques géopolitiques, économiques et stratégiques qui façonnent notre monde. Mon travail consiste à décortiquer les stratégies politiques, à comprendre les mouvements économiques globaux, à contextualiser les décisions des acteurs internationaux et à proposer des perspectives analytiques sur les transformations qui redéfinissent nos sociétés.
Je ne prétends pas à l’objectivité froide du journalisme traditionnel, qui se limite au rapport factuel. Je prétends à la lucidité analytique, à l’interprétation rigoureuse, à la compréhension approfondie des enjeux complexes qui nous concernent tous. Mon rôle est de donner du sens aux faits, de les situer dans leur contexte historique et stratégique, et d’offrir une lecture critique des événements.
Méthodologie et sources
Ce texte respecte la distinction fondamentale entre faits vérifiés et analyses interprétatives. La règle de méthode est constante : une information factuelle n’est publiée que si une source vérifiable la porte, et les sources effectivement utilisées par cet article sont listées sous Sources, jamais ici.
Familles de sources primaires retenues par la publication, quand le dossier en comporte : communiqués officiels des gouvernements et institutions internationales, déclarations publiques des dirigeants politiques, rapports d’organisations intergouvernementales, dépêches d’agences de presse internationales reconnues.
Familles de sources secondaires : publications spécialisées, médias d’information reconnus internationalement, analyses d’institutions de recherche établies, rapports d’organisations sectorielles.
Quand un article cite des données statistiques, économiques ou géopolitiques, elles proviennent d’institutions productrices de données (organisations intergouvernementales, banques centrales, instituts statistiques nationaux), et l’institution exacte est nommée sous Sources.
Nature de l’analyse
Les analyses, interprétations et perspectives présentées dans les sections analytiques de cet article constituent une synthèse critique et contextuelle basée sur les informations disponibles, les tendances observées et les commentaires d’experts cités dans les sources consultées.
Mon rôle est d’interpréter ces faits, de les contextualiser dans le cadre des dynamiques géopolitiques et économiques contemporaines, et de leur donner un sens cohérent dans le grand récit des transformations qui façonnent notre époque. Ces analyses reflètent une expertise développée à travers l’observation continue des affaires internationales et la compréhension des mécanismes stratégiques qui animent les acteurs globaux.
Cet article décrit un état documenté à sa date de publication, et non une prédiction : une évolution ultérieure peut en déplacer les perspectives. Aucune mise à jour n’est promise d’avance; lorsqu’un article est corrigé ou complété, la modification est datée dans le texte.
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Sources :
Sources Primaires :
Cabinet du premier ministre — bilan de la visite à l’Assemblée générale, 23 septembre 2026
Affaires mondiales Canada — discours d’Anita Anand à l’Assemblée générale, 26 septembre 2026
Associated Press (ABC News) — Carney à l’ONU et le discours sans le Canada, 23 septembre 2026
Sources Secondaires :
CBC News, Mike Crawley — le discours de 37 minutes de Trump, 22 septembre 2026
CTV News (CP24) — aucune rencontre confirmée avec Washington, 21 septembre 2026
ONU Info — le Canada et la « rupture » de l’ordre mondial, 26 septembre 2026
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